Alexiane

Et la nouvelle star sera....

 

Je n'ai pas honte de le dire, je regarde la nouvelle star. Mieux, je suis fan. Du jury d'abord. Enfin, de l'ancien jury.
Pour ses démesures surtout, que ce soit celles de Marianne James ou de Manu Katché. Pour ses phrasés déjantés aussi, que ce soit ceux de Dove Attia ou, évidemment, d'André Manoukian. Pour ses coups de coeur encore, impulsifs et impressionnants chez Marianne, plus analytiques chez Manu. J'ai adoré. Surtout les castings.
Je suis totalement fan des cassages en règle que les candidats ont dû subir ces derniers années, ça fait partie de mon caractère. Mon humour à moi est aussi corrosif, tendance caustique. Je ne peux donc qu'adhérer. 
Mais je suis aussi fan des perles que mes oreilles ont découvertes, parce qu'il y en a eu. J'aime d'ailleurs beaucoup Christophe Willem, un phénomène à lui tout seul, avec une voix réellement particulière et un univers pas banal. Tout comme j'avais été impressionnée par la voix d'Amel Bent ou encore de celle de Myriam Abel auparavant. Même si le style musical n'est pas forcément le mien ou que ce ne sont pas des chansons que j'écoute, il m'est arrivé d'avoir des frissons à certaines interprétations. J'ai toujours été sensible aux voix, c'est comme ça.

Cette année donc, pas question de louper la Nouvelle Star. Surtout avec un nouveau jury. Je me suis demandé si ça allait encore avoir le même impact. Semaine après semaine, j'ai libéré mes soirées et me suis installée devant ma télé pour pouvoir regarder. Et, hier, les castings terminés, c'était le premier prime. Mon avis? Le jury: pas trop mal. Il a perdu de son mordant, je n'ai pas eu de ces fous-rire qui ont pu me prendre auparavant au détour d'un bon mot mais il se défend. La manière dont ça a été tourné était différent, comme si nos 4 terribles compères partis, l'accent devait être mis ailleurs. Il ne tient plus tout à fait le devant de la scène comme ça a pu être le cas. Et, peut-être que ce n'est pas plus mal. Il me semble plus homogène dans ses choix également. Il n'y a plus de ces gros coups de gueule à la Katché genre "je me barre, vous me faites ch***" quand on contrariait ses choix. Par contre, côté chanteurs... waouw! Que dire? Si je n'adhère pas forcément à tous les choix du jury, je dois reconnaitre qu'au fur et à mesure des années, le niveau grimpe. J'ai l'impression que les gens osent plus s'exposer et, par conséquent, on se retrouve face à de superbes voix, à de beaux univers, à des musiciens de talent. Et, soyons honnêtes, certain(e)s sont vraiment, vraiment, mais alors vraiment bons.
Ok, toute médaille a son revers et les casseroles sont aussi de plus en plus impressionnantes (et plus drôles?).
Je ne vais d'ailleurs pas revenir sur le débat au sujet de Melle Sander, ni donner mon opinion. De même que je ne vais pas non plus reparler d'Anahy (quoique là je regrette sincèrement la décision de la prod').
Ou tenter d'analyser le prime d'hier. D'autres s'y sont déjà attelés avec plus ou moins de jugeotte et d'esprit critique.
Non, moi tout ce que je voulais dire c'est que mon choix est déjà fait.
Ma chouchoute c'est Amandine et, ça, depuis le tout début. Quand à mon tiercé gagnant, je mets Benjamin en deuxième position et Lucile en troisième. Pas que je n'aime pas les autres non.
Parce que je préfère quand on chante... tout simplement.

 

3 commentaires - aucun rétrolien

Une belle expérience

 

Quand j'ai allumé mon pc, j'étais partie pour écrire un super poisson d'avril ce soir.
Toute la journée, j'ai entendu mes collègues me raconter quelle blague elles avaient pu faire qui à leur boss ou qui à leurs amis. Je suis un peu déçue par les nanas de mon entourage d'ailleurs. Elles n'ont pas fait preuve d'une grande originalité cette année. Plusieurs d'entre elles n'ont rien trouvé de mieux que de sortir le traditionnel "je suis enceinte" plus ou moins bien ficelé suivant leur imagination respective. La palme revient quand même à Cat qui, non contente d'être engrossée par les bons (?) soins du boss de son boss, attend en prime des jumeaux et fait cette blague plus que douteuse à une collègue du monsieur en question. Plutôt culottée non?
Pour ma part, en fin de journée, emportée par leur élan, j'ai fini par sortir un timide "Je quitte la société pour aller vivre dans un monastère tibétain" mais je ne sais pas mentir. La blague me fait rire toute seule, alors devant les autres, pensez bien. Autant dire que ça marche pas quoi... faut que j'oublie les blagues, c'est pas mon truc.

Ce soir donc, avant d'écrire mon super poisson d'avril de la mort qui tue (on ne rit pas), j'ai d'abord fait le tri de mes mails et j'ai retrouvé ceci:
 
Un jour, une prof demande à ses élèves de noter le nom de tous les élèves de la classe sur une copie et de laisser un peu de place à côté de chaque nom. Puis, elle leur dit de penser à ce qu'ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chaque camarade et de le noter à côté du nom. Cela prit toute une heure jusqu'à ce que tous aient fini. Avant de quitter la salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof. 
Le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et à côté toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrit à son sujet. 
Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste. 
Déjà peu de temps après, tous souriaient. 
« Vraiment ? » Entendait-on chuchoter... 
« Je ne savais pas que j'avais de l'importance pour quelqu'un ! » Et « Je ne savais pas que les autres m'aiment tant » étaient les commentaires que l'on entendait dans la salle de classe..
 
Personne ne parla plus jamais des listes. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n'avait pas d'importance. L'exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d'eux-mêmes et des autres.
 
Quelques années plus tard, un élève était tombé au Vietnam et la prof alla à l'enterrement de cet élève. 
L'église était comble. Beaucoup d'amis étaient là. L'un après l'autre, ils s'approchèrent du cercueil pour lui adresser un dernier adieu. La prof alla en dernier et elle trembla devant le cercueil. Un des soldats présents lui demanda « Est-ce que vous étiez la prof de maths de Mark ? » Elle hocha la tête : « oui. » Alors il lui dit : »Mark a souvent parlé de vous. » 
Après l'enterrement, la plupart des amis de Mark s'étaient réunis. 
Les  parents de Mark étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof. 
« Nous voulions vous montrer quelque chose. » Dit le père de Mark et sortit son portefeuille de sa poche. « On a trouvé cela quand Mark est tombé. Nous pensions que vous le reconnaîtriez. » Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent. 
Sans le regarder, la prof savait que c'était l'une des feuilles contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l'époque par les camarades de classe au sujet de Mark. 
« Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait. » Dit la mère de Mark « Comme vous pouvez le constater, Mark a beaucoup apprécié ce geste. 
Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof. Charlie sourit et dit : » J'ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau.» 
La femme de Chuck dit : « Chuck m'a prié de la coller dans notre album de mariage. » 
« Moi aussi, j'ai encore la mienne, » dit Marilyn « Elle est dans mon journal intime » 
Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes. » Je l'ai toujours avec moi, »dit Vicky et elle ajouta : »Nous l'avons tous gardée.» 
La prof était si émue qu'elle dut s'asseoir et elle pleura. 
Elle pleurait pour Mark et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais. 


En relisant ce mail, ça m'a fait repenser à une émission que j'ai vu ce week-end, un reportage canadien plusieurs fois primé. 
Une enseignante s'est livrée à une expérience unique pour sensibiliser ses élèves à la discrimination. Pendant deux jours, elle a fait vivre celle-ci aux élèves de sa classe de troisième année. Pour cela, elle s'est servie de la taille. L'expérience a duré deux jours. Le premier jour, elle a dit à toute la classe que des études scientifiques avaient prouvé que les plus petits étaient plus intelligents et créatifs et que les grands étaient plus paresseux et maladroits. Pendant toute cette journée, elle a fait porter un dossard rouge aux grands, a justifié leurs erreurs par le fait même qu'ils étaient grands tout en ne ratant pas une occasion d'encenser les petits en leur accordant toute une série de privilèges.Le jour suivant, elle a inversé les rôles en expliquant que son patron était lui-même un grand qui lui avait prouvé par a+b la supériorité des grands. Elle a alors échangé les privilèges et les dossards d'un groupe à l'autre. L'expérience a fonctionné de façon sidérante. Dès les premières heures, certains gamins se sont trouvés bien dans leur rôle de bourreau, d'autres ont souffert dans leur rôle de victime, la majorité s'est lancée à fond dans ce jeu de rôle.
Le plus surprenant a été à la fin de la récréation quand deux files se sont spontanément formées là où, auparavant, il n'y en avait qu'une.
A la fin de la première journée, je pense que les enfants n'avaient pas encore tout compris. Certains ont été jusqu'à la délation. La seconde journée par contre, c'était un peu différent. S'étant trouvé tour à tour des deux côtés, les enfants ont alors saisi toute la mesure de l'expérience.
L'institutrice a convoqué le parents et leur a fait visionner le film. Ce qui m'a le plus scotchée, c'est leur réaction.
Nous sommes tous confronté à une forme quelconque de discrimination, nous en usons même parfois et jamais nous n'en avons la pleine mesure ou nous n'avons conscience du véritable impact.
Des mois plus tard, quand on a réinterrogé les enfants, la
 réponse commune a été leur prise de conscience face à la discrimination qu'ils faisaient et leur volonté de ne plus la reproduire.

 

4 commentaires - aucun rétrolien

Into the wild

 

C'est le film que j'ai regardé vendredi soir.
Un de ces films que je tenais absolument à voir sur grand écran après avoir lu le résumé et les critiques.
Décors grandioses, musique à tomber (avec la voix chaude du chanteur de Pearl Jam, j'adooore!), histoire vraie, tout ce qu'il me fallait pour avoir envie de m'y précipiter.
Voilà, c'est fait.
C'est tout? Ben oui, c'est tout.

Un peu déçue je suis. Pourtant, de Sean Penn je suis une grande fan quoique je ne l'avais pas encore vu en réalisateur.
Je n'ai pas été touchée... enfin pas comme je pensais que je le serai.
Pourtant cette histoire d'un jeune homme, presqu'encore un gamin, qui décide de tout lâcher, y compris et surtout toutes ses possessions matérielles, pour aller en Alaska et retourner à la vie sauvage, originelle, ne pouvait que me remuer.
Moi qui depuis trois ans maintenant me pose pas mal de questions sur le bien-fondé de la surconsommation matérielle qui nous entoure, moi qui recherche au travers de mes voyages une autre vérité, moi qui rêve d'avoir le courage de tout laisser derrière moi pour vivre autrement... j'aurai dû être touchée au plus profond.
Et non, pas vraiment.

Pourtant, il n'y a rien à dire sur la façon dont ça a été tourné. Effectivement, les décors sont fantastiques et le chemin que suit ce petit bout d'homme est superbe mais je ne sais pas, j'ai trouvé ça un peu trop "parfait" pour être vrai. Jusqu'à la fin du moins... et quand je dis la fin, je parle des 15 dernière minutes.
J'ai un ami qui a déjà tenté ce genre d'expérience, par deux fois. Partir dans un endroit sauvage, loin de toute civilisation, sans téléphone, avec comme tout moyen de subsistance uniquement ce qu'il trouve autour de lui et son intelligence. Pour ce qu'il m'en a raconté, je sais combien c'est dur, ce que ça coûte, et dans quel état on peut en revenir. Et, contrairement à ce film, son histoire a fait vibrer en moi une corde sensible. Peut-être parce qu'il m'a parlé de ses difficultés autant que de ses bonheurs à vivre ces expériences. Peut-être parce qu'il a une façon de raconter qui me parle plus, peut-être tout simplement parce que j'ai pu voir à travers son regard.... peut-être aussi parce que je m'étais fait une idée de ce film. Je n'en sais rien.

Toujours est-il que je suis contente de l'avoir vu mais qu'il ne laissera pas une grande empreinte en moi.
A part cette dernière phrase, à méditer:

Happiness only real when shared

 

3 commentaires - aucun rétrolien

C'est l'hiver!

 

Ce vendredi tout juste passé, c'était l'équinoxe de printemps, un moment que j'attends toujours avec beaucoup d'impatience.
Moi qui n'aime pas le noir et le froid, je vois cette nuit comme un tournant agréable, la certitude qu'on a au moins autant de jour que de nuit et c'est pas rien croyez-moi.
En même temps, le mot printemps résonne doucement à mes oreilles, je crois déjà entendre les petits oiseaux chanter sur ma terrasse, les fleurs pousser dans les jardins, et mes épaules se dénuder sous la chaleur du soleil.

Et le fait qu'il avait grêlé un rien mercredi ou jeudi n'avait pas entamé ma bonne humeur....

Et voilà, l'équinoxe est passée.

Qelle ne fût pas ma surprise hier en entendant la volée de grêlons s'abattre d'un coup sur la véranda et la verrière du salon de l'amie chez qui je passais le week-end. Au point que j'ai levé mon nez en demandant: "C'est quoi ça? Tu vas pas me dire que c'est la pluie qui fait ce boucan? C'est plus de la drache!" Et elle, calmement: "Non, non, il grêle et ça tombe, moi j'te le dis. Il fait tout blanc."
Sur le coup, je me suis levée pour aller voir... et oui, le toit de la véranda était tout blanc. Pour un lundi de Pâques, je vous dis pas. Les chasses aux oeufs et autres joyeusetés du genre ont dû se faire à l'intérieur cette année... et ça ne s'est pas arrangé depuis.
Le trajet du retour en soirée s'est fait sous la neige. Ca tombait. A gros flocons. Et ça tenait. Y compris sur les routes et autoroutes. Et ce matin, tout était recouvert d'un blanc manteau. C'est l'hiver j'vous dis. A Pâques!!

Il se sera fait attendre non?
Râlez pas, on va pouvoir enfin faire des bonshommes de neige.....

 

PS: Ce texte avait été posté le 25 mais, avec la maintenance, il a été quelque peu reporté.
      Voilà qui est réparé. Eh, non Steph, tu n'as pas d'hallus... enfin, pas encore  :-)

 

 

 

4 commentaires - aucun rétrolien

J'me sens mieux

 

Après deux semaines et, surtout, deux week-end entiers à me morfondre chez moi, à déprimer doucement à cause du temps, de la vie... deux week-end à légumer devant la télé avec des "crasses" (bonbons, chips, chocolat et j'en passe...) à faire pâlir d'envie le moindre gamin qui passerait dans le coin.... deux week-end à me gaver de séries télé débilitantes les unes derrière les autres... j'me sens mieux. Et même, si je m'y arrête deux sec, vachement mieux.
Ca peut paraître bizarre, ou paradoxal, voire les deux mais ce genre de descente dans la solitude et la déprime me conviennent plutôt bien à moi.
C'est toujours le même processus d'ailleurs. Je vous explique.

Il m'arrive un truc désagréable, contre lequel je ne peux rien... puis un second, puis un troisième et ça commence. Au détour d'une démarche anodine, je me rends compte de la profondeur de ce qui me touche et depuis combien de temps ça me turlupine là-bas derrière dans mon petit crâne. Je déballe alors le tout à une amie qui, bien évidemment, ne réagit pas exactement comme je l'aurai espéré et je me prends le retour en pleine figure. Et là, une fois les vannes ouvertes, va-t-en les refermer tiens.
Et c'est là que ça devient difficile parce que, si je suis loin d'être une optimiste, je n'en suis pas moins une reine du trompe-l'oeil, ou de la politique de l'autruche, ou encore du bandeau sur les yeux, surtout quand il s'agit de mes petits problèmes à moi. Je passe mon temps à répéter à tout va que tout va bien, que la vie est belle, que je suis très contente de mes activités, que j'ai des amis formidables, etc... à force, ça en devient une vérité.
Tant et si bien que je finis par occulter les aléas de la vie, les choses qui tracassent, les contrariétés, les petits soucis et les gros chagrins. Méthode Coué ou, plus proche de nous, méthode Danny Boon. Vous connaissez non? "Je vais bien, tout va bien". Puis, encore plus fastoche, quand on me demande si ça va je saute directement à "Assez parlé de moi, et toi, ça va bien?" Parce qu'il est bien connu qu'écouter les autres et les aider à résoudre les leurs de problèmes, ben ça empêche de se focaliser sur les siens propres. Et, si si, ça marche, très bien même.
Et, finalement, ben ça va pas si bien que ça. Et je rentre dans la deuxième phase du cycle.
Après ma conversation avec mon amie qui n'a pas exactement réagi comme je l'aurai voulu, j'appelle quelqu'un d'autre - ma soeur, une autre amie - et je ressors mon laïus assaisonné cette fois de quelque chose qui ressemble à "Non mais, tu te rends compte de ce qu'elle m'a dit?". "Elle" étant bien entendu la première amie. Je me plains donc, non plus uniquement de mes problèmes mais aussi de sa réaction à "Elle". Parce que maintenant que je les vois bien mes contrariétés, y a plus moyen d'y échapper et que c'est plus facile d'en ajouter que d'en enlever. A un point tel que ça en finit parfois par s'auto-alimenter sans fin. La personne que j'appelle m'écoute sans dire mot - difficile n'est-ce pas de trouver les mots dans ces cas-là - et je suis une fois de plus frustrée et déçue. Et, honte à moi, je me montre désagréable envers elle qui n'en peut rien. Et c'est la troisième phase du cycle, la moins jolie.
Celle où je remballe tous les gens que je connais, que je les aime ou non, qu'ils m'apprécient ou pas. Je deviens un vrai porc-épic, pas le petit hérisson qu'on voit dans nos campagnes non, le gros porc-épic avec des pointes de 50 cm qui fait 15 à 20 kg minimum. Et, croyez-moi, je peux être vraiment désagréable quand je m'y mets.... J'ai honte j'vous dis.
Heureusement, en vieillissant, je deviens plus sage (puis je me connais mieux aussi) et, si je ne peux toujours pas sauter une phase, je peux au moins les raccourcir et passer plus vite à la suivante. Quatrième phase du cycle donc.
Où on voit la pauvre malheureuse pleurer toutes les larmes de son corps sur son triste sort.... Je rigole là, je dramatise à mort. Non, c'est la phase de repli sur soi, de "foetalisme" à l'extrême. Z'savez, quand on se couche dans son lit en position foetale en serrant bien fort son oreiller dans ses bras? Celle où on ne répond pas au téléphone, où on se traine en pyjama toute la journée de son lit à son divan et vice-versa, où on ne veut voir ni parler à personne, celle où on se trouve moche et conne ... ouais j'exagère, mais à peine. Ce que j'ai fait pendant ces deux derniers week-end quoi. Sauf que, pour en remettre une couche, j'avale tout et n'importe quoi, surtout du calorique (pour la bouffe) et du débilitant (pour la téloche) à mort. Tout ça jusque dimanche matin....
J'ai trainé ma déprime de pièce en pièce en regardant l'horreur s'amonceler (le linge dans la salle de bains, la vaisselle sale dans l'évier, les nounous sur le sol, la poussière sur les meubles) et en ressassant à quel point ma pauvre vie était dure jusqu'à hier matin. Quand je dis que les phases peuvent passer plus vite....
Et là, ça va mieux, vachement même.... Hier matin, je me suis levée, j'ai commencé au saut du lit. Direction le marché, exit les cochonneries, bonjour la nourriture saine. J'ai lessivé et le linge et les rideaux et tentures, j'ai repassé, fait la vaisselle, cuisiné, passé l'aspi, rangé tout ce qui trainait, fait un tri tant que j'y étais, fait les poussières, nettoyé pour finalement m'écrouler à 23h30 dans un lit tout propre dans un appart qui sentait vraiment bon le frais.....

Ben, vous savez quoi? Rien que pour cet instant là, ce pur moment de bonheur, je veux bien me refaire le cycle au complet....

5 commentaires - aucun rétrolien

Vous m'engageriez vous?

 

Je vous passe les détails: mise en page, logo, couleurs, police de caractère et autres...
Je veux postuler pour un poste de masseuse dans un spa...
Vous en pensez quoi de ce CV vous?

Bon, après ça faut encore faire la lettre de motivation... mais honnêtement, vous m'engageriez? Ou, tout du moins, retiendriez ma candidature?

                            

Formations

  • Aroma therapy oil massage. Chiang Mai, Thailand. Cours de 30h de massage aux huiles essentielles à la School of Massage for Health. Janvier 2008.
  • Nerve touch Advanced course. Chiang-Mai, Thailand. Cours de 60h de massage traditionnel thailandais en one by one. Technique de Lek Chaya. Décembre 2007.
  • Thai Yoga massage. Bruxelles, Belgique. Formation professionnelle de massage traditionnel thailandais Technique d'Alain Daligault, Tradition Massage. Année 2007.
  • Nerve touch Basic course. Chiang-Mai, Thailand. Cours de 25h de massage traditionnel thailandais. Technique de Lek Chaya. Décembre 2006.
  • Thai Yoga massage. Bruxelles, Belgique. Formation de base de massage traditionnel thailandais. Technique d'Alain Daligault, Tradition Massage. Année 2006.
  • Massage Traditionnel thailandais. Evia, Grèce. Formation intensive de massage traditionnel thailandais sous forme de retraite de 12 jours avec méditation, Gi-Qong, Yoga et Tai-chi.

 

Expériences professionnelles


Dans le domaine du massage :

  • Animation d'ateliers de massage les mardis soirs en tant que professeur assistant pour l'Institut Tradition Massage. Janvier- Mars 2008.
  • Masseuse pour des particuliers et à domicile. Massage traditionnel thailandais et massage aux huiles essentielles. De 2006 à maintenant.

Dans le domaine des services : :

  • Brol. Support informatique sur site, management du matériel informatique, help desk de première ligne. 2000-2008
  • Machin Trucmuche. Club Prince Kekchose, Club Astriunia, Club Ancien Bazar. Accueil et service de prestige aux clients. 1994-1999
  • OCASC. Commis de bureau: gestion des stocks et des commandes, accueil des clients. 1987-1993

 

Langues

  • Français : langue maternelle
  • Anglais : parlé et écrit, langage courant
  • Allemand, italien : parlé, langage basique
  • Langue des signes : signé, langage basique

 

5 commentaires - aucun rétrolien

Difficile? Meuh non!

 

Vu que j'en parle dans le post sur l'atelier de massage, allez donc jeter un oeil là-dessus

Après le Tulayoga, voici le niveau au-dessus, le top du top. Je rêve d'arriver à faire ça moi.
Le seul tout petit hic c'est que y a pas en Belgique. Les plus près? L'Allemagne, la Hollande, la France et l'Angleterre. Tout autour quoi... mais pas chez nous. Et je ne parle même pas des stages, un à Bali et un aux US.
C'est pas gagné pour moi apprendre.
Il faut aussi être un yogi confirmé, pas une débutante comme moi... j'ai du boulot quoi.

Dites, je peux pas faire un Alexianethon pour avoir plein de sous-sous que je puisse partir un mois à Bali étudier l'AcroYoga?
Non?
Z'êtes sûr?

Pfffff, même pas drôle..... :-p

aucun commentaire - aucun rétrolien

A portée de mes mains

 

Mardi soir, j'avais un atelier de massage.
Après mon boulot, direction Woluwé. C'est mon deuxième atelier mais c'est la première fois que j'ai autant de personnes qui ont répondu. Si je connais deux des masseuses et une des modèles, je ne connais pas les autres.
Dans le métro, je relis mes notes de cours en me demandant ce que je vais leur montrer et comment je vais articuler tout ça. Me voilà arrivée, j'ouvre et je commence à installer le matériel. Porter les matelas, les recouvrir, mettre les coussins, chaque mouvement l'un après l'autre m'oblige à respirer et à lâcher prise. C'est un bon exercice finalement. Je me sens petit à petit beaucoup mieux. Angel-A arrive la première, toujours fidèle au rendez-vous. J'aime beaucoup bosser avec elle et on s'entend bien. Ensuite vient K. que je ne connais pas. Surprise! Je la pensais italienne à cause de son accent au téléphone, elle est allemande.... Puis arrivent deux des modèles, puis Fabinette et, enfin, Ch. que j'ai croisée à la dernière démo d'Alain. Le cours peut commencer. Angel-A me dit: "Je suis ton cobaye hein?" Et le stress revient. Je ne suis pas Alain, je n'ai jamais donné cours, je ne sais pas si je suis à niveau et je ne fais pas forcément les mouvements comme lui.
Je prends une grande inspiration, lui dit oui et je me lance, précisant bien que c'est une première et que je ne "colle" pas toujours à ce qu'on m'a enseigné. Je me centre et me focalise sur ce que je fais et ça vient, doucement, tranquillement. Peu à peu, je prends de l'assurance et j'explique pourquoi je préfère faire comme ça plutôt que comme ci....
Après une heure de démonstration, je leur dis que c'est leur tour, que je vais regarder et corriger si nécessaire. Je me sens mieux, le plus dur est passé. Les modèles s'installent et les filles commencent à faire leur massage. J'essaie de ne pas être trop dure, de corriger mais gentiment, sans donner de complexes, sans jugement. Je crois que c'est le plus compliqué d'ailleurs. Il faut encourager tout en rectifiant ce qui n'est pas juste, faire que les personnes ne mettent pas en doute leurs capacités. Moi qui ne suis pas toujours délicate, je vous dis pas. Et contre toute attente, j'y arrive. Et bien en plus.
Elles ont l'air contentes, et d'elles et de moi. Chouette.
Je termine le cours par un petit tulayoga sur Fabinette qui connait déjà et une des modèles qui est d'un tout petit gabarit.
Ch qui fait du trapèze volant est très intéressée par tout ça et je m'essaie à quelques nouvelles figures sur elle. Il est vrai que, depuis que j'ai découvert le site d'Acro Yoga, je ne rêve que de ça, apprendre encore et encore dans l'acrobatique. Ca m'amuse et c'est hyper intéressant dans le travail du corps. Ch aime bien aussi et, tout comme moi, le défi la galvanise.
Mais, malheureusement, l'heure tourne et je dois fermer.
Pas mal finalement pour un premier atelier. Bien vite le prochain, dans deux semaines.

 

2 commentaires - aucun rétrolien

Un dimanche soir pas banal

 

Pour ne pas rester sur le texte précédent :-)

Ce week-end, pas celui qui va arriver mais celui qui est passé (oui je pourrais aussi écrire le week-end passé. Compliquée je suis, compliquée je reste), je suis allée chez ma soeurette adorée.
Comme à chaque fois que je vais chez elle, je pars de chez moi le samedi pour ne rentrer que le dimanche. C'est qu'on n'habite pas à côté l'une de l'autre.
En hiver, il fait froid, il fait noir tôt, il pleut souvent, quand il n'y a pas du vent en plus. Bref, tout ça pour dire que je n'aime pas trop trop rouler de nuit, surtout quand il ne fait pas beau (en gros, 300 jours par an quoi).
Donc, je prévois toujours de repartir relativement tôt le dimanche soir. Mais il est rare que je parte réellement à l'heure prévue dans ma tête.

Ce dimanche, mon neveu avait une fête d'anniversaire. Nous allons le conduire et soeurette me propose une partie de squach pendant ce temps-là. Ca tombe bien, j'aime ça. La partie finie, on prend un verre, une douchette et on va rechercher mon neveu à sa petite sauterie (ben quoi? Y a bien des châteaux gonflables non?) pour 17h30.
Vu qu'on est un peu tôt, on s'assied, on prend un verre avec d'autres parents, ça traine un peu, on part qu'il est bien 18h30. Dans la voiture, ma soeur me dit: "Ca te tente un grand M?" (ça c'est le code pour MacDonald, si jamais je dis non, le grand bout'chou n'en fera pas un fromage). Ben, tant qu'à faire, pourquoi pas?
Manger, retour à la maison, etc... Finalement, au moment de me mettre en route, je vois 20h30. Et zut, je vais rentrer tard et je vais louper les Experts.

Une petite heure de route plus tard, j'arrive chez moi et me dis que je n'ai raté que le premier des épisodes qu'ils diffusent, tout n'est pas perdu. Je défais mon sac, lance une machine, donne à manger au chat et m'affale dans le divan juste à temps pour le 2eme épisode. Dix minutes plus tard, à peine bien installée, "Drrrinngggg" mon téléphone sonne ("dring" n'est pas correct ma sonnerie étant une chanson de Ghinzu mais c'est intraduisible donc...). Je lis sur le cadran que ça vient de mon boulot...
J'hésite un peu, il est 21h30 un dimanche quand même, mais je finis par décrocher.

- "Alexiane? Désolée de t'appeler si tard mais apparemment il y a eu un cambriolage au boulot et on a forcé la porte de ton bureau. Je ne sais pas ce qui a disparu mais....."

- "Ok, j'arrive"

Et me voilà en route pour mon bureau pour constater les dégâts.Je vous dis pas ma tête quand je suis entrée dans mon bureau. Les portes étaient arrachées, tout était étalé partout. Mine de rien, ça fait un choc. Ce n'est pourtant pas la première fois qu'on cambriole mais c'est la première qu'on force ma porte. Il faut ensuite faire la liste de ce qui a disparu. Après ça, attendre que la police ait fait le tour du bâtiment avec les chiens et faire une déposition. Je suis enfin rentrée à presque une heure du matin.

Il était décidément écrit que je ne verrai pas les Experts ce soir-là......

 

 

5 commentaires - aucun rétrolien

Flemme, tu me tiens...

 

J'ai la flemme, une vraie de vraie, envie de rien...

J'exagère, pas envie d'écrire en tout cas. Mon blog s'essouffle et je ne sais pas comment lui donner à nouveau de l'air, le faire respirer encore.
Les raisons pour lesquelles je l'avais commencé sont loin maintenant et n'ont plus de réalité... et même si j'écris tout le temps dans mon petit cahier (et parfois dans ma tête), certains de mes textes ne seraient pas les bienvenus ici.

Quand à ma régularité, n'en parlons pas..... Je peux parfois écrire 5 textes sur une journée pour ne plus rien faire pendant 3 mois. Tout dépend de ce qui m'arrive, de comment je le prends. Je ne suis pas du tout comme certains qui sont capables de faire de la poésie avec tout ce qu'ils voient. Ceux que j'appelle de vrais écrivains, qui ont quelque chose à dire et l'écrivent bien. Y en a un comme ça que je lis toujours avec plaisir. Son blog est un peu bonheur, rempli d'anecdotes drôles ou touchantes, voire les deux à la fois. Et quand je vois le nombre de pages qu'il a, je suis impressionnée.
Chez moi, tout est relatif et mes passions vont et viennent au gré de mes humeurs, de mes envies....
"Souvent femme varie" dit-on. Et bien, en ce qui me concerne, "On" a bien raison. J'oscille souvent entre plusieurs passions à la fois et je ne sais jamais laquelle va prendre le dessus, quand je ne les abandonne pas toutes en une fois.
La seule finalement qui tienne le coup c'est le massage puisque cela fait presque 3 ans maintenant qu'elle fait partie intégrante de ma vie.

En lisant ceci, on pourrait penser que je me plains, que j'ai le blues, voire même que je déprime... et pourtant non, même pas. Je ne fais que constater une réalité, analyser des faits avec beaucoup de recul. Je ne me sens pas mal ni malheureuse, indifférente tout au plus. Je regarde la vie s'écouler comme si ça n'était pas vraiment la mienne. Et je m'ennuie, souvent.
Je n'ai toujours pas posté la suite de mes vacances en Thaïlande, ni les photos d'ailleurs. Non pas que je n'en ai pas envie mais je manque d'énergie le soir pour le faire et la journée c'est du temps qu'il me manque.
Ensuite, je ne sais pas par où commencer, ni comment m'y prendre et les semaines passant, je finis par oublier l'essentiel, toutes les petites histoires savoureuses qui ont jalonné mon chemin. Dommage me direz-vous. Possible...
Je n'en sais rien. Peut-être bien que oui, peut-être bien que non....
Alors même que je tape ces mots sur mon clavier, je sens dans chaque ligne cette indécision qui me caractérise depuis mon retour. J'ai envie de mais j'ai peur de... un vrai leitmotiv. Tu parles d'une réussite!

Je suis à un tournant que j'ai peur de négocier mais quelque chose me pousse à le faire malgré tout alors que je freine des 4 fers, tiraillée je suis, presqu'écartelée....
Quelqu'un n'aurait-il pas une bonne dose d'énergie à me donner? Ou, mieux encore, un bon coup de pied aux fesses pour me pousser dans un sens, si possible le bon?
Je sais, aide-toi et le ciel t'aidera.
Quand faut y aller......

 

2 commentaires - aucun rétrolien

Page précédente | 1 2 3 4 5 6 7 8 | Page suivante