Alexiane

Bio, environnement et tutti quanti...

 

Et voilà, c'est fait. Cela faisait presque deux mois que j'avais mis l'annonce. Et c'est enfin arrivé.
Ma voiture est vendue. Partie. Et me voilà de nouveau piétonne.

J'ai vendu ma voiture parce que, habitant et travaillant à Bruxelles, je l'utilisais surtout pour me déplacer les week-end.
Vachement plus pratique quand on a une soeur à Liège, une maman à Beauraing (patelin perdu près de Dinant), une amie à Tournai, une et un autre à Mons, etc.... 
La semaine, par contre, elle restait souvent sur place, garée quelque part pas trop loin de chez moi. Mais de moins en moins près. Parce que les places de parking ne poussent pas en ville, que du contraire. Parce qu'aussi, chez moi, c'est zone bleue quasi partout. Je vous dis pas les PV réguliers. Ou la garer plus loin.
Puis mon boulot est à l'autre bout de la ville. Traverser Bruxelles aux heures de pointe vous prend presque autant de temps que de venir de Mons par exemple. Sauf que j'ai 12 km à faire alors qu'il y en a à peu près 85 de Mons. Ca donne le vertige non? Et une idée de l'envie que je peux avoir de faire une heure de route en quasi sur-place, pare-choc contre pare-choc.
Je l'ai également vendue parce que c'était une occasion. Vieille de plus de 10 ans. Avec tout ce que ça comporte. Les pièces qui s'usent les unes après les autres, les petits (gros?) trucs à remplacer qui coûtent un pont, la consommation d'essence pas basse du tout. Le moins que je puisse dire est qu'elle m'a vidé mon compte en fin et en début d'année. C'est con, c'est même pas un mec... ou des vacances...
Et, enfin, je m'en suis débarrassée parce que c'est plus écologique, parce que Bruxelles offre une prime à ceux qui font le pas d'être plus en accord avec l'environnement. Bruxell'AIR ça s'appelle. Je suis fière de faire un petit pas pour polluer moins. Et respirer mieux. Quoique...
Ouais, ok, c'est pas ma goutte d'eau dans l'océan des hydro-carbures qui va vraiment faire la différence mais ma conscience est contente. Et puis, si tout le monde se dit la même chose, personne ne fera jamais rien. Et encore, ne plus avoir de voiture veut dire plus de marche, donc plus de sport... vachement meilleur pour la santé.
Comment ça je rêve? Meuh non, je marchais vraiment plus quand je n'avais pas de voiture. Parce qu'attendre 20 min un bus me gonfle. Que le sur-place, même à pied, n'est pas mon truc. Que, quand il fait beau, c'est chouette de se balader. Et parce que c'est beau une ville la nuit.
Et, last but not least, mine de rien, ça me fait des sous. Que je vais pouvoir mettre de côté. Pour qu'ils me fassent des intérêts. Et parce que c'est le premier pas qui coûte. Je me dis que si j'ai déjà une épargne, la suite viendra toute seule.
Je sais, les sous de côté ça n'a jamais été trop mon truc... mais faut bien commencer un jour. On verra ce que ça donnera.

Me voilà donc à nouveau piétonne. Ou, plutôt, bientôt cycliste. J'espère.
Bruxell'Air consiste en soit un abonnement train-tram-bus et un abonnement de car sharing, soit le train-tram-bus et une prime pour un vélo, soit le car sharing et le vélo. Ah, j'oubliais, si vous prenez le vélo, vous devez suivre des cours aussi. Pour apprendre à rouler en ville. Perso, j'ai choisi le car sharing (pour aller voir mes proches... qui habitent si loin) et le vélo.
D'ailleurs, à ce sujet, y a mon ami Nootje qui m'a dit que les rues allaient être beaucoup moins sûres tout d'un coup.
Vous avez compris de quoi il veut parler? Parce que moi je ne vois vraiment pas.....

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On aime ou pas...

 

... mais ça ne laisse personne indifférent. Un peu comme moi quoi!
De quoi je parle? De Jazz.

Hier soir, j'ai passé la soirée avec deux de mes amis. Rendez-vous pris avec Phil à une terrasse, nous quittons le boulot Nootje et moi vers 18h pour aller le rejoindre. Ensuite, nous allons manger au Noï, mon resto thaï préféré. La nourriture y est succulente, j'y retrouve - presque - toutes les saveurs de la Thaïlande que j'adore tant. Comme le temps est un peu mitigé, nous ne mangeons pas dans le jardin mais devant la porte vitrée grande ouverte. On nous propose même de prendre l'apéro dehors. Sympa. Même le personnel est chouette ici. Notre commande fait rire le serveur. Nous demandons chacun à notre tour avec le plus grand sérieux un curry rouge et lait de coco, mais avec trois accompagnements différents. Crevettes pour moi, boeuf pour Phil et poulet pour Nootje. Simple non? On se régale, c'est vraiment bon.
Petit dessert et café. J'ai l'attention attirée par un mouvement et je me retrouve littéralement fascinée par les allers et retours d'une minuscule araignée qui me semble bien stressée. Elle court, elle court, elle n'arrête pas. La pauvre. Rien qu'à la regarder, elle me fatiguerait presque.

Ensuite, nous nous dirigeons vers l'endroit où le concert a lieu. Ce n'est pas la première fois que mes deux compères m'entraînent à une live session de jazz. Ils sont vraiment fans. Moi je suis plutôt une néophyte, mes oreilles sont plus habituées au rock (avec une préférence pour le rock belge ces dernières années) qu'à ce que les puristes appellent "de la musique".
C'est la première fois que je viens dans celle salle. Au premier regard, j'en tombe amoureuse. C'est une ancienne gare revisitée sans pour autant la dénaturer ni lui enlever son charme d'antan. Bien sûr, il faut pour cela aimer les trains qui sortent du tunnel régulièrement, les arches en fer forgé, le modernisme couplé à la rusticité et à l'ancien mais moi j'adore. Il y a pas mal de petites salles de concert de jazz à Bruxelles et chacune a une âme différente mais celle-ci me touche vraiment. C'est de toute beauté. Voyez plutôt:

La Jazz Station (extérieur)

 

La Jazz Station (courette)

 

La Jazz Station (intérieur)

C'est pas beau? J'adore!

Nous entrons dans la salle, le concert a déjà commencé. Nous venons voir le Peter Hertmans Quartet. Inutile de vous dire que je ne connais pas, mais alors pas du tout. Le jazz pour moi c'est toujours une découverte, et pas toujours une bonne d'ailleurs. Mais je refuse d'être fermée donc j'écoute. On se prend des chaises, on s'assied et on regarde tout en écoutant. Comme à chaque fois pour moi, c'est un peu difficile au début. Question d'oreille. Le jazz nécessite un apprentissage pour l'apprécier et, parfois, je passe complètement à côté. Phil se penche sur moi et me glisse à l'oreille: "Heureusement que le batteur est pas trop mal sinon tu perdais ta soirée." Il a peur que ça ne me plaise pas et je m'en rends compte, ça l'empêche de savourer pleinement la musique. Je lui dis donc de ne pas s'occuper de moi et de se plonger dans les sons qui viennent de la scène.
Quand j'ai du mal à accrocher, j'aime regarder les gens. Une chose qui m'a toujours frappée dans ce genre de concert, c'est la diversité. Que ce soit en âge, en style, en classe sociale, le jazz touche tout le monde et, rien que pour ça, je l'aime. Il y a des jeunes, des gens d'âge moyen, des vieux. Il y a des classiques, des grunges, des branchés, des bobos. Il y a des couples, des gens seuls, des groupes de copains. De tout quoi. Et, quand la musique regroupe, l'énergie qui s'en dégage me scotche toujours. Je souris toute seule en laissant mon regard glisser sur la petite foule qui est présente. Et, petit à petit, la magie opère. Les sons deviennent mélodie, la mélodie me pénètre et m'emporte doucement. J'apprécie surtout le saxo baryton et la guitare, quoiqu'effectivement, le batteur n'est pas mal non plus, en tant que musicien s'entend.
Petite pause d'une quinzaine de minutes au milieu et je vois Phil plus détendu. Il a vu que ça me convenait, il va pouvoir vraiment se laisser aller à la seconde partie. Et, par la même occasion, moi aussi.

Le jazz, on aime ou pas, c'est un fait. Et, hier, j'ai aimé.

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Ce qui est passé....

 

En règle générale, je ne suis pas amie avec mes ex. Parce que ce sont des ex, justement.
D'ailleurs, rien que le mot ex veut tout dire.
D'après le dictionnaire, Ex est un suffixe désignant ancien, précédent. Dans le langage familier, il désigne un ancien conjoint.
C'est ce que je disais. Le mot parle de lui-même.
Il dit que c'est fini. Que ça fait partie d'un passé. Révolu.
Quand on essaie de vivre au maximum l'instant présent, l'ex ne devrait plus exister une fois qu'il l'est devenu non?
Et puis, c'est sa condition même à l'ex. Il est souvenir. Et, suivant la finalité de la relation, de celui dans lequel on plonge avec douceur et mélancolie, voire nostalgie.. ou encore de celui qui réveille une vieille rage, une grosse douleur, une belle colère.
Finalement, la seule chose que vous ayez en commun avec votre ex, c'est le couple qu'un moment vous avez formé. Que vous ne formez plus. Et, maintenant qu'il est votre ex, qu'avez-vous encore à faire ensemble? Que pouvez-vous partager? Votre nouveau couple? Le sien? Ou votre célibat? Le sien? Vous vous voyez vous enthousiasmer pour son nouveau coup de coeur? Ou lui  pour le vôtre? Vous avez envie de le féliciter pour son mariage ou son petit dernier?
Non décidément, je ne suis pas amie avec mes ex.
Pas que je sois jalouse ou que j'ai des regrets. Juste parce que la vie continue et que si elle nous a séparés, c'est qu'il y avait une raison. Et puis, les rares fois où j'ai essayé de garder un contact avec l'un d'entre eux, ça n'a pas été une réussite.
Parfois, c'est moi qui n'avait pas vraiment tourné la page et, de ce fait, il m'était difficile de simplement le regarder et le traiter comme un pote. Parfois, c'est lui qui n'avait pas avalé la rupture et j'ai eu le droit à des scènes. Exceptionnellement, j'ai cru qu'il était possible de rester en contact, de continuer à discuter, de garder un lien étroit mais, finalement, c'était un leurre.
La vie continue et nous entraine chacun de notre côté, petit à petit, souvent à notre insu. Pour conserver une relation, ça demande du temps, de l'énergie, du bon vouloir... Et, honnêtement, vous feriez autant d'efforts pour un ex vous?
Pas moi.
Il faut laisser le passé où il est et regarder devant soi. C'est ce que je crois. Et c'est ce que je fais.
Je ne suis pas amie avec mes ex... parce que ce sont mes ex justement.


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Que faire?

 

J'en ai un peu marre ces derniers temps.
Cela fait des mois que je me bats contre une déficience hormonale et là j'en ai ras-lebol.
Le traitement de substitution qu'on m'a donné, si il pallie à pas mal d'effets désagréables, a d'un autre côté pas mal d'effets secondaires encore plus chiants.
J'ai pris du poids et je continue à en prendre, je suis à cran la plupart du temps et je fonds en larmes pour un oui ou pour un non sans raison valable.
Je crois d'ailleurs que c'est ça le pire. Ne plus être maitre de mes émotions.
Je regarde la télé, n'importe quoi à la télé et je chiale. Une amie me parle d'un truc et je monte sur mes grands chevaux d'un coup, comme ça. Même si je ne me sens pas énervée ni agacée d'ailleurs...
Mon corps m'échappe. Mon esprit m'échappe. Tout m'échappe et me trahit. Je ne me reconnais plus. Je reconnais encore moins ce corps qui n'est plus vraiment le mien.
Je pense qu'on ne se rend pas vraiment compte de l'importance qu'ont les hormones dans notre équilibre général. Et ce n'est que quand déséquilibre il y a qu'on en prend toute la mesure.

Quand j'ai créé ce blog, je m'étais dit que j'éviterai de parler d'une façon trop personnelle à la première personne du moins. J'y ai mis des choses intimes sous forme d'histoires, de poèmes au début mais, au fur et à mesure des semaines, je suis sortie de ça pour préférer raconter les choses avec du recul et cette ironie qui me caractérise si bien. Le tout avec un peu d'auto-dérision. Mais là, je ne sais pas de quoi parler d'autre. Ca finit par prendre tout la place.
Que je m'habille le matin ou me déshabille le soir, que je doive aller à une soirée ou tout simplement travailler, je n'arrive plus à faire abstraction de ce corps qui me pèse... au propre et au figuré.
J'ai beau faire attention à ce que mange, j'ai beau avoir supprimé tout ce qui est sucres et graisses, je me vois gonfler de semaines en semaines.
J'ai essayé ce week-end tous mes pantalons d'été et, d'un coup, ça m'a sauté au visage: Ca m'est déjà arrivé!
J'ai déjà eu une fois un poids comme celui-ci. C'est la seconde fois que je me vois comme ceci.
La première, c'était quand j'ai également eu un traitement hormonal, mais de stimulation celui-là. J'avais aussi ressenti cette panoplie d'émotions diverses et contradictoires en permanence, cette sensation d'être à fleur de peau tout le temps.
D'une certaine façon, c'est rassurant.

La conclusion de tout cela est simple. Ou je continue le traitement parce que je n'ai pas vraiment le choix et j'essaie d'accepter les choses en me disant qu'il y a pire et en priant pour ne pas continuer à grossir et à être aussi ingérable émotionnellement. Ou je l'arrête et essaie de faire avec les autres soucis - qui ne sont pas moins désagréables, juste différents - que cela va entrainer . Ou encore, j'essaie de trouver une solution alternative qui ne sera certainement pas parfaite mais peut-être plus en accord avec moi-même.
D'une certaine façon, ça ne serait pas plus mal. Cela fait des années que j'essaie d'éviter de prendre des médicaments, persuadée que l'allopathie ne me convient plus vraiment.

Oh que tout ceci m'énerve.... même prendre une décision ferme m'est pénible.

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Simple comme bonjour

 

Très absente du net moi ces derniers temps...
Je me suis fait cette réflexion juste avant de poster le dernier message pour lequel, je dois le reconnaitre, je ne me suis pas foulée.

Il fait beau... très beau même... dit-elle comme si ça suffisait à justifier ce silence.

Eh oui, pour moi, ça le fait. Le soleil est au zénith depuis une bonne semaine et, comme à chaque fois que le temps est au beau, je préfère ne rien faire dehors que faire quelque chose dedans même si se quelque chose consiste à remplir mon blog. En plus, je n'ai pas travaillé la semaine dernière. Double raison donc de profiter de la température plus que clémente.
J'ai même retrouvé le plaisir de flâner en ville pendant des heures et de rentrer chez moi à pied.
J'adore le soleil, la chaleur, tout ça. Je suis ascendant lézard, je vous l'avais pas dit? Autant vous dire que je savoure.
Mon emploi du temps de ce week-end très très prolongé? Allez, je vous le dis.

Vendredi matin, petit déjeuner sur ma terrasse avec une salade de fruits de saison et un café, moitié à écouter les petits oiseaux, moitié le nez dans mon bouquin. Vendredi midi, repas en terrasse encore avec San que je n'avais plus vue depuis un moment (Aaaahhh le superbe sourire du beau mec croisé dans la rue). Vendredi après-midi, longue promenade dans mon quartier, surtout dans les coins où je ne suis pas encore passée.
Samedi matin, re-belote pour le petit déj. Courses l'après midi et flâneries au gré de mes humeurs. Rendez-vous avec ma soeur et sa petite famille sur la place des palais pour la fête de l'Iris. Partie du concert de Sharko, partie de celui de Daan et retour à pied par le chemin des écoliers. A 22h sur ma terrasse, séance de yoga en duo avec Laeti et, dans la foulée, fin de soirée au Canoa, bar brésilien à l'ambiance "caliente". Et, tout comme la veille, les mecs me sourient. Waouw, y a pas à dire, ça fait plaisir. Retour dodo vers 4h du matin.
Dimanche matin (euh, presque midi en fait), coup de fil d'Ed qui me demande si ça me tente un petit BBQ sur le pouce dans son jardin. Comme si il fallait me demander! Après-midi dans son magnifique jardin, avec de la bonne bouffe, un bon vin, que vouloir de plus?
Et lundi, ben lundi, pour changer un peu, BBQ chez ma soeur avec ma môman (c'était la fête des mères la veille) et toute la famille. Pareil, journée à flemmarder dans le jardin avec de quoi manger et boire.

Autant vous dire que, quand mon réveil a sonné ce matin pour le retour au boulot, je n'étais pas très très heureuse...
C'est que j'aurai bien joué les prolongations moi.
Tout ça pour dire que j'ai, quand la météo est au beau, plein de bonnes raisons de ne pas le remplir mon blog... puis vous avez aussi plein d'excuses de ne pas le lire :-)

Bonne journée et profitez-en bien.

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Quelle bêtise aime-je?


Vous êtes « bête » par méconnaissance de vous-même. (Ah bon?)
 
 
Votre bêtise se manifeste souvent par des réflexions ou des attitudes inappropriées (C'est un peu vrai). Certains vous trouvent naïf (bof), parce que vous avez tendance à faire confiance à tout le monde, ou irresponsable parce que vous agissez et ne réfléchissez qu’après coup. Vous ne comprenez pas que les autres ne suivent pas votre point de vue et la diplomatie n’est pas votre fort (Non, sans blague).
Vous avez du mal à faire les choses les plus quotidiennes, que la majorité des gens réalisent sans difficulté (harmoniser emplois du temps professionnel et personnel, être à l’heure aux rendez-vous) (C'est peu de le dire). Focalisé sur un seul objectif à la fois, vous oubliez de vous projeter et d’envisager les détails qui deviendront importants le moment venu. De manière générale, vous seriez plutôt intuitif, mais vous n’osez pas faire confiance à ce talent. (C'est pas faux)

Apprenez à suivre cette petite voix qui ne vous trompe que très rarement. Être intuitif est un type de raisonnement à part entière. C’est une manière de fonctionner différente de la vôtre, mais qui peut s’avérer très efficace. Admettez-le, au lieu de vouloir absolument raisonner de manière séquentielle, étape après étape. Cette démarche vous incitera à appréhender tous les éléments d’un problème en même temps. Ce qui ne vous empêchera pas, ensuite, de remonter le fil de votre pensée. Plus vous essayerez d’être rationnel et ordonné dans votre raisonnement, plus celui-ci sera poussif et laborieux.
(C'est ce que je fais quand je voyage, fonctionner d'une manière intuitive... Il ne me reste plus qu'à voyager tout le temps quoi. Va falloir convaincre mon boss de me mettre en vacances 12 mois par an... C'est pas gagné!)

Obligez-vous à faire des pauses (Ca je connais!). Ainsi, lorsque vous retournerez à votre réflexion, vos idées se seront mises en place toutes seules, et il ne vous restera plus qu’à les mettre en forme. Vous avez également tout intérêt à travailler avec des personnes plus rationnelles : ces dernières apprécieront votre intuition, vos idées et, de votre côté, vous aimerez qu’elles les mettent en œuvre avec vous. Vous formerez alors une équipe très efficace. (Quand je dis que Nono est mon complément, lui qui est si rationnel...)
 

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Blind date, blind tout court...

 

Aaaah les mecs!
Y a pas à dire, j'ai un mauvais karma, j'vous jure. J'ai beau faire ce que je veux, y a rien qui change. On en met un mauvais dans tout un tas de bons et je me le choppe. C'est comme si je les attirais, ou qu'on m'avait abonnée dès ma naissance. Si un fée s'est penchée sur mon berceau pour me filer un truc, c'est pas le succès avec les hommes moi je vous l'dis.
Allez, je vous raconte ma dernière mésaventure.

Il y a un bon moment, quand j'avais encore mon autre blog, j'ai posté un ou deux textes un peu "chauds". Je me rappelle avoir trouvé ça marrant sur le coup mais, le lendemain (quelle coincidence quand même!) j'ai reçu quelques messages de messieurs dans ma boite. Tous m'assurant qu'il n'y avait pas de lien de cause à effet bien entendu.
J'ai très vite répondu à ces derniers de façon à les décourager mais, chose étonnante, l'un d'entre eux a insisté. Nous avons alors échangé quelques mails puis nos numéros de téléphone et avons discuté. Il avait une belle voix, parlait bien, semblait correct. Nous décidons de nous rencontrer mais le timing n'est pas idéal. Apparemment il est libre au moment où je me couche, ça va pas le faire ça. Soit, de reports en reports, je suis partie en vacances sans l'avoir vu.
Six semaines d'absence, je me suis dit qu'il allait oublier jusqu'à mon existence. Bon, pas plus perturbée que ça la fille, je dois le reconnaitre. Je pars donc, je reviens, et je reprends ma petite vie tranquille.
A peu près un mois après mon retour, je reçois un mail du monsieur m'invitant à me joindre à son "network", invitation que j'ai purement ignorée. Je suis un peu contre tous ces trucs genre facebook, linkedin ou autre.
Et, plus rien....
Jusqu'à mardi passé.
Je reçois un sms, puis un autre qui me demande en substance "Quand est-ce qu'on se voit?"
Moi, méfiante, je rétorque aussi sec que ça fait un bail que j'ai pas eu de news, que j'ai rien contre une rencontre comme je l'ai déjà dit mais que si c'est pour tirer un petit coup au passage, il peut passer son chemin.
Et lui de me répondre qu'il est pas désespéré, qu'il veut juste me voir après tout ce temps, blablabla et blablabla...
Puisque les choses sont claires, je ne vois plus d'inconvénients. Rendez-vous pris pour vendredi, sans précision d'heure, on se rappelle. Et c'est là que ça tourne au n'importe quoi.

Vendredi 14h30, téléphone: "Tufais quoi?"
-   Maintenant?
-   Ben oui, maintenant.
-   Rien pourquoi?
-   On se voit?
-   Là tout de suite?
-   Oui, je t'attends sur la place X. Enfin, le temps d'y aller quoi. On dit 15h?
Un peu prise au dépourvu, je balbutie: "Euh.... ok, je me mets en route."
Je l'ai jamais vu et l'inverse est aussi vrai. La place en question va être bondée, ça va être coton pour se retrouver mais bon, j'y vais. Comme de fait, c'est blindé de monde. Il fait beau, les terrasses sont pleines.
Après quelques coups de fil à quelques minutes d'intervalle, ce qui m'agace déjà un peu, je finis par le trouver.
Il est assis dans sa bagnole et fume. Aie, si il avait une belle voix grave et chaude, son visage ne me plait pas. Pas qu'il soit laid, il y a quelque chose qui me dérange c'est tout. Comme je refuse de m'arrêter à des préjugés, même les miens, je m'approche.
"Monte!" qu'il me dit. Cavalier le gars.

Là vous me direz que j'aurai dû le voir venir.... et je dois reconnaitre que vous avez raison. Mais, que voulez-vous, j'ai voulu lui laisser une chance. Soit....

Je monte dans la bagnole et il se met à tourner. Je lui demande où on va et il me dit qu'il ne sait pas. "Chez toi?".
Je commence à être plus qu'agacée. Je lui dis que je ne vais pas laisser ma voiture sur un parking payant pour aller chez moi (d'où je viens soit-dit en passant) et repasser la chercher après. Il me propose alors de me suivre. J'ai pas du tout envie qu'il vienne chez moi mais je ne sais pas pourquoi, je ne dis pas un mot. Je descends de sa caisse et monte dans la mienne. Et c'est là que je reprends mes esprits. Arrivée dans mon quartier, je lui dis qu'on va boire un verre quelque part.
Il me dit alors qu'il a pas le temps, à peine une heure (suffisant pour se prendre une bière en terrasse non?); qu'il avait espéré être en tête à tête avec moi, avoir plus d'intimité; qu'il voulait faire ma connaissance et qu'on ne fait vraiment connaissance que dans le cadre de l'autre; que c'est à moi de savoir si j'ai envie de le connaitre ou pas, et toute une série d'autres conneries du même genre essayant de me démontrer par a+b que je dois lui ouvrir ma porte.
C'est même plus cavalier mais carrément gonflé qu'il est.
Là, il m'énerve franchement et je n'ai plus du tout envie d'être sympa. Néanmoins, c'est calmement que j'essaie de discuter un peu en lui expliquant que, pour moi, l'intimité n'a rien à voir avec le lieu, que connaitre quelqu'un ça prend du temps et que je ne vois pas le rapport entre le fait d'être dans mon appart et le fait de discuter.
Il me rit au nez en me disant que j'ai choisi, c'est bon. Mes limites étant atteintes, je me lève et, avec un grand sourire lui dit alors que je ne vais ni lui ni me (surtout me) faire perdre plus de temps, merci et au revoir.
J'ai tourné les talons et suis rentrée chez moi.

J'aurai perdu une bonne heure finalement et je me demande encore pourquoi je m'obstine. Quand mon instinct me dit de laisser tomber, faut que je laisse tomber... Non mais!

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Mélancolie optimiste

 

Pendant un coup de fil hier, j'ai dit que mon célibat ne me pesait pas parce que je désirais maintenant un partenaire de vie, un vrai et que je préférais être seule que d'avoir des aventures sans futur.

Le soir-même, à la nouvelle star, un des participants a chanté cette chanson que j'adore et que je trouve plus qu'appropriée:

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Ils ont quand ils s'en viennent
Le même regard d'un seul désir pour deux
Ce sont des gens heureux

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Quand ils ont leurs problèmes
Ben y a rien à dire
Y a rien à faire pour eux
Ce sont des gens qui s'aiment

Et moi j'te connais à peine
Mais ce s'rait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans qu'ça gêne
De la place pour deux
Mais si ça n'vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me l'dire au fond des yeux
Quel que soit le temps que ça prenne
Quel que soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu rebelles?
Ils ont un monde à eux
Que rien n'oblige à ressembler à ceux
Qu'on nous donne en modèle

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu cruels?
Quand ils vous parlent d'eux
Y a quelque chose qui vous éloigne un peu
Ce sont des choses humaines

Et moi j'te connais à peine
Mais ce s'rait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans qu'ça gêne
De la place pour deux
Mais si ça n'vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me l'dire au fond des yeux
Quel que soit le temps que ça prenne
Quel que soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux
Je veux être un homme heureux
Je veux être un homme heureux

Inutile de dire que c'est de Sheller je suppose...

Bonne nuit.

 

 

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La bonne reine Dagobert

 

Rentrée hier soir de chez ma grande blonde préférée les bras chargés de paquets, je suis allée me coucher un peu tard.
Ce matin, encore dans le cirage, après 5 rappels de mon réveil, je me décide enfin à me lever.
Dans mes derniers achats figurent quelques paires de chaussettes et quelques strings qu'il était plus que temps de remplacer. Si j'aime beaucoup la belle lingerie, il m'arrive aussi de me payer du tout-venant, du pas cher et confortable, pour tous les jours. D'abord parce que le confort c'est pas négligeable, pis parce que je me garde le beau pour quand un homme campe dans mon lit.
J'ouvre donc mon tiroir et choppe un de mes nouveaux strings, les yeux à demi-fermés. Je me traine jusqu'à la salle de bains, plonge sous la douche et m'habille. J'enfile mon soutif pis le string et là je me dis: "Tiens, c'est bizarre. On dirait qu'il se met de travers."
J'ai en effet la sensation que c'est pas tout à fait pareil à gauche qu'à droite et que la taille part en oblique sur mon ventre. Et force m'est de constater qu'il n'est pas doublé non plus. Je me dis que ce doit être parce qu'il était vraiment bon marché. Je ne m'appesantis pas plus, j'ai pas le temps, je suis à la bourre comme d'hab'.
A midi, avec mes collègues, nous décidons d'aller manger mais, avant, petit passage obligé par les toilettes.
Et là, en baissant les yeux, je me rends compte que si ma culotte était de travers, c'était tout simplement parce que je l'avais mise de travers. Je n'avais tout simplement pas mis mes jambes aux bons endroits... Elle était doublée, comme toutes, finalement. Sans faire attention, tout haut, je m'écrie: "Quelle idiote, non mais quelle idiote! Mais quelle imbécile!".
Au point que ma collègue en train de se laver les mains finit par me demander ce qui se passe. J'éclate de rire et lui dit: "T'inquiète, je t'expliquerai." tout en me débarassant de mon pantalon pour remettre ma culotte à l'endroit.
Nous sortons des toilettes ensemble et rejoignons un et une autres collègues.
Dehors, je me mets à lui expliquer devant les deux autres. Ed se met à rire, elle ne regrette pas d'être venue.

Le plus drôle? Quand le seul homme du groupe m'a dit: "Mais comment tu as pu mettre ta culotte de travers et pas t'en rendre compte? Je comprends pas."
Il a fallu lui expliquer......

 

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Aaaah l'humour...

 

En écrivant le post précédent (vous en avez de la chance, deux posts la même journée, c'est Bizance!), j'ai fait la remarque que j'aimais l'humour corrosif. De fait.
Du coup, je me suis posée la question de savoir si c'était bien vrai et pourquoi. J'ai donc fait un test.
Voici la réponse:

L'humour est un plat qui se mange froid...

L'humour semble être pour vous un univers avant tout corrosif, décapant, mais aussi grinçant : il flirte souvent avec le cynique ou le dramatique. Vous appréciez particulièrement cette ambivalence qui consiste à mettre finesse, sourire et légèreté en relation avec des sujets d'ordinaire sérieux ou graves. Vous réagissez plus volontiers aux films, sketches ou blagues qui laissent comme un certain malaise au coin du sourire. Cet état particulier où l'on ne sait plus trop si l'on doit rire ou pleurer. Vous êtes ainsi de ceux qui peuvent dire " je t'aime " une pointe d'agressivité dans la voix et " je te hais " avec le plus adorable des regards ! Pour vous, manier l'humour demande intelligence, ruse, tact et audace. Vous vous en servez tour à tour comme d'une arme (pour vous imposer par exemple) ou comme d'un bouclier, si une situation douloureuse s'impose à vous, ou si l'on vous agresse.

L'humour fait donc office de camouflage qui peut dissimuler un certain manque de confiance, une sensibilité exacerbée ou des émotions difficilement vécues.

" L'humour est enfant de nos haines " disait Prévert, il vous permet d'exprimer celle-ci de façon détournée... Essayez de trouver en vous-même d'autres forces sur lesquelles vous appuyer, et laissez-vous aller plus souvent à cet humour plus souple et surtout plus libre, celui là même que vous êtes capable d'avoir avec des proches à qui vous n'avez rien à prouver, et de qui vous n'avez rien à craindre...

Je sais pas vous mais je trouve que c'est assez vrai....

 

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