Alexiane

La vita è bella

 

Jeudi c'est son anniversaire.
C'est aussi celui de Nootje qui, lui, est resté en Belgique.
Dès le réveil, je l'attrape dans mes bras.
La soulève, la fait tourner.
Un gros bisou bien claquant.
Un sourire.
Bon anniversaire Manuela.
On se regarde.
C'est simple le bonheur parfois.

Nous attrapons le téléphone.
Et nous appelons notre Nono.
Partager encore et toujours.
Il y a de la joie dans nos voix.
Ca tinte à mes oreilles.
Inutile de dire que je savoure chaque moment.

Après-midi à la plage.
C'est la première fois que nous ne sommes que deux.
On arrive, dépose nos affaires.
Direction la mer.
On barbote un peu.
Soudain, un mec et son chien.
Dans les escaliers qui descendent de la rue.
Le mec, grand, mince, nerveux, élancé.
Le chien, un berger allemand à poils longs.
Superbe, magnifique.
Manu rigole: "Tu parles de qui? Du chien?"
Ils arrivent sur la plage.
Ca ne fait pas un pli, le chien a une frousse bleue de l'eau.
Pendant une heure, je vais les regarder.
Lui, avec une patience infinie, va le porter dans la mer.
Dans ses bras, comme un bébé.
Et la pauvre bête, tremblante, va essayer d'en ressortir au plus vite.
Elle peine à nager, elle est pétrifiée.
Il la reprend et la ramène encore.
Et encore et encore.
Son dos n'est que marques de griffes.
Sans compter qu'il doit peser lourd l'animal.
Forte de la conviction qu'il ne me comprend pas, je dis:
"Me laisserai bien porter aussi dans ses beaux bras musclés."
Deux folles, deux gamines qui se pâment.
Le mec nous voit et se la pète un peu.
Deux nanas le zieutent, autant en profiter.
Il reste devant nous plutôt que de se promener sur la plage.
Et, sans se la jouer Aldo, ne se sent plus quand même.
Ca nous amuse.
On mate avec un plaisir certain.
Soudain, une voix.
D'en haut, on l'appelle.
Il sort de l'eau, rattache son chien et disparait dans l'escalier.

Autre décor, autre instant.
Le soir. Un resto japonais.
Manu aime ça et moi aussi.
On se fait une overdose de sushis, sashimis, makis.
Plus quelques autres gâteries.
Un tempura de légumes et de gambas.
Du riz farci.
Des raviolis.
Et un superbe vin blanc, fruité à souhait.
Un server m'a entendue parler français.
Il ne sait dire que "Bonjour!" et "C'est bon!"
Il va nous le répéter toute la soirée.
Ca me fait rire.
A un moment, Manu dit qu'elle voit les parents de Clo et son frère.
Je crois qu'elle rigole.
Je paie, on se prépare à partir.
Le server nous demande d'attendre.
La lumière s'éteint, j'entends les premières notes
Et je comprends.
Clo lui a fait une surprise.
Le gâteau en premier, alourdi de toutes ses bougies.
La famille est vraiment là.
Elle suit, tout sourire.
Une surprise.
Après le gâteau, une promenade, un café en terrasse.
Rideau.

Vendredi, journée calme.
Centre commercial le matin.
Elle m'anène où elle travaille.
Essayages, robes, chaussures....
Je me bats avec elle pour ne pas qu'elle m'offre quoi que ce soit.
Je perds, elle paye.
Du coup, je lui offre une tortue.
Pour remplacer celles qu'elle a perdu peu de temps auparavant.
Retour à la maison.
On est claquées toutes les deux.
En attendant d'aller à la plage, elle s'endort dans le divan et moi dans le hamac.
Trop tard finalement, on décide de continuer le shopping.
Sarouel et caches-coeur pour moi.
Rien pour elle.                                 

Le soir, on va manger chez les parents de Clo.
Je crois que nous ne serons que nous.
Finalement, nous sommes dix.
Huit qui ne parlent que l'italien, tenant plus du dialecte qu'autre chose.
Elle qui parle les deux.
Et moi, pauvre petite belge qui baraguine trois mots d'italien et rien d'autre.
La première heure, c'est amusant.
J'essaie de comprendre.
Après trois heures, je m'ennuie ferme.
"Je peux aller voir mes mails?"
Elle décide de venir avec moi.
Et nous nous esclaffons ensemble devant les imbécilités distrayantes qu'on m'a envoyées cette semaine.
Moment d'émotion aussi quand elle rempli les blancs d'un "Me connais-tu vraiment?"
Oh ça oui, elle me connait.
Larmes aux yeux. Mon coeur déborde.

Samedi, plage le matin.
J'aurai pas dû.
Coup de soleil, insolation, urticaire violent.
A la maison, je n'en peux plus.
Ca me brûle, me démange.
Je me plonge dans un bain froid pendant une heure.
Et, dans la foulée, vais me coucher, épuisée.
Je me réveille à 19h.
Je pars demain mais je suis sans force.
Manuela ira seule avec Clo boire un verre.
Je reste à la maison, fais mon sac et me prive de ma dernière soirée en sa compagnie.
Elle rentre quand je dors déjà.

Dimanche matin, levée 6h30.
L'avion est à 10h et il y a 50 min de route.
6h50, je les réveille.
7h30, on démarre.
Dans la voiture, je regarde par la fenêtre.
Je n'ai pas dit un mot.
Une vraie huitre.
Je ne veux pas partir. Je suis triste.
A l'aéroport, je dis au revoir à son papa.  
Nous passons au check-in.
Je lui achète un porte-clefs Tristy.
C'est comme cela que je me sens.
Je les ramène à la voiture.
Dis au revoir à Clo, au papa.
Merci pour tout, pour votre gentillesse, votre générosité.
Je me retourne sur elle, la serre très fort dans mes bras.
"Je t'aime ma belle"
Et je la pousse vers la voiture.
"Vas-y, reste pas là."
Elle me regarde..... et comprend.
Elle monte, la voiture démarre et ils s'en vont.
Je fais un geste de la main.....

Il me faudra attendre septembre maintenant.....

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Farniente, spiaggia, pasta e basta

 

Une semaine en Italie.
De retour chez Manuela, que je n'avais plus vue depuis des mois.
C'est qu'elle habite loin de chez moi ma jolie romaine.
Même si elle est tout près dans mon coeur.
Semaine de douceur, de chuchotements entre filles, de soleil, de moments sur la plage.
Pour une fois, elle était en vacances.
Nous avons donc pu passer tout notre temps ensemble.
Et c'est rare.
Et que c'était bon.
Je suis rentrée cette après-midi, le coeur un peu lourd d'avoir dû repartir.

Arrivée à Rome samedi soir passé.
Plaisir de la voir sur le parking de l'aéroport qui m'attendait.
Une petite heure de route pour rentrer chez elle.
Papotages.
On se raconte les dernières nouvelles.
Surprise à l'arrivée, elle a un chaton. Adorable.
Petit tigre efflanqué, un peu sauvage.
Bonjour à son papa, à son compagnon.
Manger, déballer mon sac, dodo.

Dimanche, on se lève. Petit déj toutes les deux.
Manu travaille aujourd'hui.
Le seul jour où elle va être occupée de la semaine.
Il fait chaud, il fait beau.
Nous savourons notre complicité retrouvée.
Et roulons les fenêtres ouvertes.
Nous arrivons au bar.
Je m'installe avec un bouquin.
De temps en temps, je lève les yeux et regarde les gens venir, boire un verre et repartir.
Il y a de tout. Tous les âges, tous les genres, tous les styles.
Le bar est près de la plage.
J'aime regarder les gens, ça m'amuse beaucoup.
Pas parce que je me moque mais parce que c'est coloré, bigarré.
Le soir, son homme nous emmène au resto.
L'après midi, Nootje m'avait envoyé un message sur le match de foot.
Avec ironie, je lui avais répondu: "Pas de match ce soir, pizza plutôt."
Arrivée au resto, que vois-je?
Un écran géant.
Et son homme de s'asseoir tout près, bien en face.
Notre rire à toutes les deux devant cette évidence.
Comme si un italien pouvait ne pas regarder un match de cette importance!
Il est absent, rivé à l'écran.
Et l'Italie perd. Le drame!

Lundi, lever, petit déj.
On va faire les courses.
Je retrouve les routes que j'ai parcourues les dernières fois où je suis venue.
Encore et toujours, après un croisement, une espèce de dépotoir sauvage.
Cimetière d'objets plus désirés, éventrés, désossés, éparpillés, entassés.
Avec une petite rivière tout à côté.
Et de grands arbres d'un beau vert moiré.
Je trouve un hamac que je m'empresse d'offrir à Manu.
Il faut dire qu'elle a une superbe maison avec une véranda non fermée qui permet de l'installer.
On rentre et on demande à son papa de nous l'accrocher.
Pendant ce temps-là, elle cuisine.
Bien. Très bien même.
Typique à l'italienne.
Plat de pâtes en entrée, viande ou poisson et légumes, fromages et fruits.
Deux fois par jour.
J'adore et mange de bon coeur.
Petite sieste dans le hamac.
Il est un peu trop tard pour aller à la plage.
Je lui propose d'essayer une séance de Fly yoga massage, sorte de massage acrobatique.
On se met dans le jardin.
Premier essai, elle tombe.
Deuxième essai, ça y est.
Elle est en équilibre sur mes pieds.
Finalement, on y arrive plutôt bien.
Premier mouvement, transition, deuxième mouvement.
Elle est comme une chauve-souris qui pend.
Mes mains glissent, elle tombe à nouveau.
Fou-rire.

Mardi, le rituel est placé.
Lever, petit déj.
On va chez sa soeur et sa nièce aujourd'hui.
Je fais leur connaissance.
Nous allons toutes ensemble à la plage en fin d'après midi.
Et l'endroit m'est inconnu.
Dès qu'on arrive, je vois une superbe maison.
Avec une véranda à l'aplomb de la plage.
Et un magnifique jardin.
De l'autre côté, c'est un terrain vague avec des planches pourries.
Elles sont jetées ça et là et forment une espèce de cabane.
Escaliers qui descendent, je vois la mer.
D'un beau bleu uniforme et d'une tranquilité presque immobile.
En arrivant sur la plage, il y a des pierres moussues.
Elles entrent dans l'eau.
Au bout se trouve comme un vestige de kiosque.
Une vague structure de bois perchée sur un rocher.
Il y a peu de monde.
Une fois installées, je regarde autour de moi.
Les gens qui bronzent, qui jouent, qui dorment, qui fument.
Deuxième séance de fly.
Plus réussie que celle de la veille.
Nous attirons les regards.
On nage, on profite.

Mercredi, c'est son autre nièce que nous allons chercher.
Un adorable bout de chou de 4 ans.
Qui babille, et babille, et babille encore.
Elle est adorable et très mignonne.
Plage à nouveau.
Nouvelle séance de fly.
Et toujours ces regards sur nous.
Curieux ou interrogatifs.
Le soir, le compagnon de Manuela joue au foot.
Tournoi régional.
Curieuse, encore et toujours, je regarde plus les gens que le match.
Le foot est vraiment un sport national en Italie.
Les jeunes, les vieux, les filles, les garçons.
Tout le monde est là.
Et l'ambiance est chaude, très chaude.
Ca crie, ça hurle, ça s'insulte à qui mieux mieux.
Tout cela dans une ambiance finalement bon enfant.

La suite demain.
Il est tard, trop tard.....
Bonne nuit.

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Samedi soir sur la terre

 

Un week-end tout en surprises.
Commencé le jeudi par un massage chez quelqu'un de doux.
Environnement très chaleureux, maison à l'allure feng shui, on y voit la recherche dans les combinaisons de couleurs, de bibelots, jusqu'au tapis posé sur le plancher, ou le chat couché sur la chaise.
Elle a un espace massage, chouette. C'est toujours plus gai de travailler dans un endroit comme celui-là.
L'énergie accumulée ne peut être que bonne.
Massage tout en douceur, plein de tendresse. Contente je suis de ce que j'ai donné.

Vendredi, journée calme. Centrage, respiration légère.
Je profite de ces quelques heures pour moi.
J'aère mon appartement. Je m'aère la tête aussi.
Je nettoie, purifie, oxygène mon espace.
Autre massage ce soir, qui me demande d'être plus technique.
Y a pas à dire, j'adore quand mes week-end commencent comme ça.
De plus en plus, je sais que c'est ça que je veux faire.
Je sais que ce que je donne est bon, que j'ai trouvé ma place.

Samedi, c'est l'apothéose.
Débuté par une rétrospective Paul Auster à Flagey. Avec Nootje.
Celui qui m'accompagne souvent dans ce genre de soirée.
Paul Auster, je connais bien. Je l'ai lu, je l'ai vu.
Les films à l'affiche, je les ai en dvd. Mais je rêvais de les voir sur grand écran.
Smoke et Blue in the face (Brooklyn Boogie).
Ou le quotidien haut en couleurs d'un bar tabac à Brooklyn.
D'ailleurs, Paul Auster n'écrit que sur Brooklyn.
Tous les romans que j'ai lu s'y situent, leurs "héros" y vivant.
Je mets héros entre guillemets parce que, chez cet auteur, il n'y a pas de personnages dans la démesure.
Ce seraient plutôt des gens comme vous et moi. Et j'aime ça.
Chroniques de quelques vies qui se croisent. Le tout raconté avec poésie, toute en finesse.
Faite de toutes petites choses.
Dans Smoke par exemple, le gérant du tabac prend une photo du coin de sa rue tous les jours à la même heure.
C'est léger, c'est tendre, c'est fort, c'est drôle, c'est triste, c'est de l'émotion pure.
Et c'est beau.

Sortie du cinéma.
Autre endroit, autre ambiance.
Le Canoa, cette boite brésilienne dont j'ai déjà parlé.
J'y suis à nouveau, avec la même amie que la dernière fois.
J'ai un pantalon en coton flou, large, un bête t-shirt et des ballerines.
Comme à chaque fois que je viens en fait.
Il y a bien longtemps que je ne me suis plus "habillée" pour sortir.
Vous savez, le grand jeu. Sexy en diable, jupe courte, top moulant et talons.
Au contraire, je sors si peu que je veux pouvoir danser.
Mais je danse peu.
Ce samedi par contre, c'était différent.
Débuts timides alors que Laeti se déchaine, comme d'habitude.
Je regarde les autres en me trémoussant un peu.
Un gars dans le coin me sourit. Je lui souris en retour.
Je vois un autre gars danser d'une façon qui me fait sourire encore plus.
Il n'est pas ridicule non mais différent.
Puis, le gars du coin s'y met à son tour.
Waouw! Lui, pas de doute, il sait. Et vachement bien.
Pas du brésilien certes. Un mélange de hip hop, de break, de dance.
Super, j'aime. Et j'aime regarder.
Il se rapproche de nous deux, et, sans en avoir l'air, nous pousse à bouger un peu plus.
Tout en finesse. Il invite, vient, se dérobe, revient, tourne autour, s'éloigne encore.
Et ça marche.
Petit à petit, je me laisse prendre au jeu et me met à danser vraiment.
Comme je peux le faire quand je me lâche.
J'ai le sens du rythme et je sais bouger.
Et, même si j'ai souvent tendance à me sous-estimer, je sais que quand je me laisse aller, j'assure.
Alors j'y vais.
Et notre danse devient "nuptiale".
Où deux corps se cherchent et s'accordent. Où les mouvements se font caresses, étreintes.
Où la danse se change en sensualité, volupté.
J'ai perdu la notion du temps.
Je ne sais pas quelle heure il est quand mon amie m'appelle pour rentrer.
Je regarde mon partenaire et me rends compte qu'on nous regarde.
J'avais même oublié où j'étais.
Je lui dis au revoir. A bientôt. A une autre danse.
Sans aucun doute.
Et son sourire m'accompagne jusque dans mes rêves.

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Dépêche express

 

Bonjour maman,

J'espère que tu auras cette lettre, même si j'en doute.
Je suis devant ma fenêtre et je regarde les éléments se déchainer comme jamais.
Cela faisait longtemps que je n'avais plus vu le ciel s'ouvrir de la sorte.
Comme tu le sais, nous sommes le 15 juin. Normalement, il devrait faire beau n'est-ce-pas?
Mais la terre est devenue folle ces derniers temps. Elle a soudainement tourné sur son axe et l'hiver s'est déplacé de continent d'une manière totalement imprévisible.
Mon regard erre dehors et il se pose sur chaque grêlon qui tombe. Quelle taille! On dirait des ballons de football.
Je sais que je devrais me mettre à l'abri, qu'ils pourraient très bien briser mes fenêtres sans effort et m'assommer mais je suis fascinée et je reste là, sans bouger.
Il n'y a personne dehors, tout le monde s'est caché aux premières secondes. Je les ai vu courir quelques minutes auparavant. Les grêlons tombent de plus en plus vite, de plus en plus fort et chacun d'entre eux fait des dégats considérables.
Les maisons autour de la mienne se transforment peu à peu en ruines.
Les toits sont percés, les fenêtres cassées, les rues défoncées, les voitures écrasées.
Je me sens comme un oiseau pris dans le regard hypnotisant d'un serpent, insensible au danger.
Tout à coup, sans crier gare, l'un d'entre eux arrive sur moi comme un boulet de canon. J'ai à peine le temps de m'abaisser pour l'éviter. Ouf, j'ai eu chaud. Il trône là, dans mon salon et me semble encore plus gros.
Je me relève, me retourne et...... Bam!

 

PS: il a réellement grêlé tout à l'heure.... y a que moi pour me dire que le monde devient fou?

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Réalité

 

Je suis allée faire radier ma plaque d'immatriculation aujourd'hui.
En revenant pour prendre le tram, je suis passée par une entrée que je ne connaissais pas. Pourtant cela fait dix ans maintenant que j'utilise les transports en commun de Bruxelles. Mais cette entrée m'était inconnue.
Je m'engouffre. Premier escalator. Il plonge moins profond que celui de l'autre côté.
Un couloir, long d'un vingtaine de mètres en bas. Un coude.
Je suis encore sur l'escalator que je les vois.
Ils sont groupés par deux ou trois de chaque côté du couloir.
L'un d'entre eux est plongé dans un livre.

Je descends encore un peu et j'en vois un, non deux autres. Seuls. Couchés. Allongés sur le sol.
Le corps cassé par le mur contre lequel ils sont affalés.
Je les regarde et mon coeur se serre.
Une mauvaise toux se fait entendre.
Je voudrais pouvoir faire quelque chose mais je ne sais pas quoi.
De voir ces hommes abandonnés à la rue me fend le coeur.
L'impuissance me ronge.
Je passe devant eux et leur souris. Je refuse de faire celle qui est pressée et ne vois rien.
Un coude, un autre couloir, un autre escalator.
Tout en bas, à ma droite, dans cet espace improbable, une chapelle.
Deux ou trois personnes y prient. Pour le salut de ces pauvres hommes quelques mètres plus loin?
Un autre coude et j'entre dans un autre univers. Celui du clinquant, de l'inutile, du superflu.
Celui de la surconsommation.
Je suis dans une galerie commerçante.
Le constraste me frappe plus violemment qu'une gifle. Et mon humeur en prend un coup.

Autre station, autre couloir.
Déjà, à l'aller, je l'avais vue en sa compagnie.
Lui dort dans ce couloir très régulièrement. Je passe souvent par ici et je le vois presque tous les jours.
Elle avait attiré mon regard, assise à ses côtés. Elle ne semble pas dormir dans les stations, que du contraire.
Ils discutaient en fumant une cigarette, assis par terre, indifférents l'un comme l'autre au regard des gens qui passent.
Au retour, elle est toujours là. Il a enlevé ses chaussures, ses chaussettes et a ses jambes posées en travers de ses jambes à elle. Elle regarde ses blessures. Ses pieds et ses jambes sont remplies de crevasses. Elle le soigne tout en continuant à lui parler.
Ils se sourient. Se regardent.
Et c'est une autre gifle que je prends.

Je ne sais pas quoi faire? Voilà ce que je pourrais faire.
M'asseoir à côté d'eux, leur parler, les aider, les soigner.
Mais je ne sais pas comment m'y prendre.
Comme beaucoup de gens interpellés par ce genre de choses, je voudrais mais je ne peux pas.
Je n'ai pas ce feu sacré et je le regrette.
Je suis admirative de cette femme, de sa simplicité, de son humilité qui lui permet de s'asseoir et de partager un moment avec ces personnes en rupture, ces parias de notre sacro-sainte société.
Respect.

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Et voilà c'est fini.

 

Ce titre, chanté il y a deux semaines par les deux protagonistes n'était pas prémonitoire vu qu'ils savaient l'un et l'autre être proche de la fin. La fin, c'était hier. Et voilà, c'est fini.
Amandine a été consacrée. Amandine est la nouvelle star. Benjamin a perdu.
C'est drôle, je suis fan depuis le début d'Amandine mais, hier, j'ai regretté le résultat. Regretté que Benjamin n'ait pas gagné. Si j'avais dû les départager, j'en aurai été incapable. Sauf hier.

Drôle de finale que celle-ci. Si le jury avait l'air d'être enchanté, moi perso j'ai trouvé que c'était le pire prime de tous.
Je comprends bien le stress, la fatigue, la sensation d'être à la fin du truc et, honnêtement, c'est très facile de critiquer quand on est assis dans son fauteuil devant sa télé. Mais Amandine m'a semblé absente hier, à côté de ses pompes. Comme si elle avait déjà perdu. Si la première chanson était chouette, les deux autres solos par contre....
Et Benjamin, bien que lui aussi en bout de course, s'en est mieux tiré. Moins d'erreurs, plus présent, meilleur quoi.

Cela dit, je suis contente pour Amandine. J'aime son côté écorchée vive, tellement dans l'émotion. Et j'aime sa voix, si forte, un peu cassée, un peu rauque.
Et je suis triste pour Benjamin, avec sa gueule d'ange, son univers particulier classieux et jazzy, son groove, sa voix à la tonalité pas banale.... son moonwalk :-)

C'est le jeu. C'est fini. Il ne pouvait en rester qu'un.
Dommage, ils méritaient tous deux de gagner.

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Un petit tour dans l'arène...

 

Hier soir. Dans les environs de 20h. Le téléphone sonne. C'est ma soeur. Cela faisait un moment qu'on ne s'était plus entendues toutes les deux.
Nous discutons de tout, de rien, je lui raconte ma semaine passée, mon week-end. Je lui parle de mes cours, de mes projets.
Puis, sans trop savoir comment je reviens à mon vendredi.
Vendredi soir, c'était la fancy fair de Papitchou, le nain d'une de mes meilleures amies, mon filleul de coeur.
Pas triste du tout cette fancy fair.
Déjà, une demi-heure avant que je parte, il se met à tomber des cordes. Nany m'appelle et me dit que je peux prendre le bus, elle me donne son numéro et le nom de l'arrêt. Pas de bol, il ne passe pas près de chez moi. Pour l'attraper, je dois d'abord prendre un autre bus ou un métro. Comme l'école n'est qu'à un gros quart d'heure, malgré la drache, je décide d'y aller à pied. Un bon parapluie, des bottes et je me lance.
Pour aller jusque chez elle, je dois prendre un petit chemin près de la vieille église qui monte, tout en pavés. Je longe le bois, les pavés sont glissants. La pluie les rend brillants, presque des miroirs. Bien que je n'aime pas être mouillée, j'aime l'odeur de l'herbe et des sous-bois. Player mp3 sur les oreilles, je marche et je hume l'air ambiant.
Sortie de ce chemin, je retrouve les rues et ses voitures. Arrivée à un carrefour, j'attends près du passage pour piétons de pouvoir traverser. Il pleut de plus belle. Une, deux, trois voitures passent sans même ralentir. Une quatrième arrive à fond de balle et, roulant dans le creux juste face à moi, m'éclabousse jusqu'à la taille. Le conducteur n'a pas freiné. Rien à foutre, il est bien au chaud et à couvert lui. Bel esprit non? Soit, je suis de bonne humeur et j'ai beau être trempée, je garde le sourire. Ah, d'ailleurs, il y a un arrêt de bus juste en face et c'est la bonne ligne. Je termine mon chemin au sec.
J'arrive à l'école et rejoins Nany, son mari et sa soeur qui nous demande de nous dépêcher pour avoir une place.
On entre dans la salle. Elle est déjà bien remplie. Il y a du monde. Toutes les familles sont présentes pour applaudir leur petit ange. D'un seul coup d'oeil, je vois que ça va coincer. Nous sommes dans la salle de gym et il n'y a pas d'estrade ni de podium. Les gamins sont au niveau du sol, tout comme les chaises des spectateurs. Je sais d'instinct que ça va faire des problèmes. Comme de fait. A peine les touts petits entrent-ils que tout le monde se rue vers l'avant, se presse dans l'allée centrale, grimpe sur les chaises, mets les mômes sur les épaules. Nous, derrière, nous ne voyons plus rien du tout. A part cette masse compacte là devant.
La directrice de l'école a beau demander aux gens de s'asseoir, ça ne change pas grand-chose. Ils s'asseyent entre deux shows pour recommencer de plus belle à la prestation suivante.
Je suis appuyée contre le mur du fond et j'observe tous ces gens. Je suis atterrée. Les gamins chantent une vie meilleure, de la tolérance et du respect et leurs parents se "battent" pour celui qui sera le mieux placé. Hallucinant.
Je suis spectatrice et je regrette de ne pas avoir pris mon appareil photo. Je souris devant cette scène mais mon sourire est triste et désabusé.

Ma soeur me raconte alors être allée à une soirée "Ladies at the movies" et me dit, avec le ton sarcastique qui la caractérise, à quel point c'était de la même veine. Les nanas sont de vraies harpies apparemment. Elles se battent pour une place. En font garder 10 pour leurs copines qui iront, finalement, s'asseoir ailleurs. Demandent à leur voisine - qu'elles ne connaissent pas - de garder leur sac pour ne pas en être encombrées. Ont droit à un cocktail mais reviennent avec 3 ou 4 après avoir rendu fou le pauvre serveur qui n'arrive pas à suivre face à de telles furies. Et j'en passe. Le sommet est atteint avec les cadeaux, qu'ils soient offerts à toutes ou tirés au sort. La ruée vers l'or. Surtout si l'or en question n'est que publicités diverses et surprises en toc.
D'ailleurs, elle raconte ça beaucoup mieux que moi. Elle y était.

Belles démonstrations de sens civique et de respect non?
Une soirée dans l'arène aux lion(ne)s...
Du pain et des jeux.
Qui a dit que le temps des gladiateurs était mort?

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Chocolate Addicts

 

C'était un week-end très chargé que celui qui vient de se terminer. Je pense l'avoir déjà dit mais, depuis quelques mois, Alain me permet, lors des ateliers de massage, de l'assister, voire même de donner des parties de cours. ET c'était un de ces ateliers samedi et dimanche.
Le précédent avait eu lieu 15 jours auparavant et s'était super bien passé. J'étais super enthousiaste à l'idée de réitérer l'expérience.

Mais quel est le rapport avec le chocolat? Ben justement, tout.

Lors du précédent atelier, j'avais passé le samedi soir avec une amie et j'avais eu envie d'un dessert au chocolat. Pour me faire plaisir, elle était passée chercher quelque chose de sublime, un carré aux trois mousses de chocolat (noir, lait et blanc). Comme c'était pour 6 personnes, elle m'avait dit de le reprendre et de l'amener au cours le lendemain.
Dimanche matin, je me lève à la bourre, encore plus que d'habitude et j'en oublie le dessert. Mais, à la pause de midi, je ne peux m'empêcher de dire à Alain: " Oh dis, j'avais pensé prendre un super dessert au chocolat mais je me suis levée trop tard donc il est resté chez moi."
Eh oui, je suis un peu blonde parfois. Rien qu'à voir sa tête, j'ai compris que j'aurai mieux fait de me taire. Je me suis fait charrier toute l'après-midi avec ça. Et, côté massage, il s'est un peu vengé...
Pour me faire pardonner, j'ai promis à toute la classe d'en ramener la fois suivante, c'est à dire ce week-end ci.

Jeudi passé, je reçois un message avec juste: "GATEAU AU CHOCOLAT!"
Ben dis donc, ils ont de la mémoire.... Soit, j'ai promis, je tiendrai ma parole.
Le s
amedi, je me lève, un peu moins en retard que les fois précédentes mais en retard quand même et je file au cours sans m'arrêter nulle part. J'arrive au cours et je croise deux des élèves. La première chose qu'elles me disent sont: " Si tu as oublié le gâteau, c'est pas grave, j'ai pris des couverts et elle a pris son four portable. A midi, il te suffira d'aller chercher les ingrédients et tu pourras en faire un."
Ca commence bien. Même si j'ai pas oublié, je trouve que le dimanche c'est mieux. Mais ça donne une idée de la suite qu'elles peuvent avoir dans les idées. Sont pas prêtes de me pardonner le coup du cours précédent là.
Alain arrive, le cours commence, et ça passe. A midi, je trouve des fondants et du cake au chocolat et je décide de ramener ça. Personne ne dit rien, mais personne n'en mange... Suis revenue trop tard de mes courses.
Le soir, après le cours, on fait une démo d'aéro yoga avec Laeti. Comme on prévoit d'en faire un cours pendant l'été, c'est chouette de coupler la démo de massage thai avec celle-ci. Je sers de modèle, d'abord parce que j'adore ça puis parce qu'on se connait bien toutes les deux, on pratique depuis un moment déjà et je sais me laisser aller. Les gens sont scotchés, on entend une mouche voler dans la pièce, c'est beau.. Ajouté à cela la musique indienne que j'ai choisie, c'en est presque magique. Malgré mes yeux fermés, je sens l'énergie dans la pièce. Difficile de revenir sur terre après.
La démo terminée, on décide, Alain, Laeti, moi et les quelques élèves qui sont restés d'aller manger tous ensemble.
ET là, au resto, alors que je me pensais hors de danger, les voilà qui remettent ça.
  
    - "Est-ce que tu sais, Laeti, qu'elle nous a parlé la fois passée d'un gâteau au chocolat qu'elle n'a PAS ramené?"
    - "Et aujourd'hui, soit-disant pour se faire pardonner, elle nous ramène ce cake sous plastique"
    - "Non mais, tu te rends compte?"

Et j'en passe et des meilleures. Je sais que qui aime bien châtie bien mais bon, là ça commence à bien faire. Pour un peu je me fâcherais bien tiens. Je ne dis rien mais je n'en pense pas moins.
Dimanche matin, levée à la même heure que la veille, je sais que le cours commence une demi-heure plus tard donc que j'ai de la marge. Juste à l'arrêt de bus, il y a une très bonne boulangerie, j'hésite devant la file mais je finis par y entrer et attendre mon tour. Je ne vois pas de gâteau au chocolat. Aie, ça m'arrange pas ça. Puis, en avançant, j'en vois un petit.
Aaaaah, c'est mieux. Je décide de prendre une petite croûte aux framboises (un autre de mes péchés mignons) et ce petit au chocolat, ça sera super. En plus, ils vont pouvoir choisir.
J'arrive au cours avant Alain et tous les autres et je m'assieds pour les attendre. La première chose que je leur dis à leur arrivée c'est: " J'étais là avant vous et j'ai ramené le dessert. On est quitte maintenant?"
A midi, nous avons tous mangé dehors et nous nous sommes partagés les deux desserts. Et là, je pense qu'il m'ont vraiment pardonné.

C'est toujours comique dans les cours de massage comme le dit Alain. Le premier jour, tout le monde vient avec sa nourriture bien bio, voire végétarienne, tofu, graines germées, humous et autres. Pour, quelques jours plus tard, se ruer sur le premier gâteau au chocolat qui passe....
Tous des chocolate addicts, moi je vous le dis.

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Découverte

 

Comme je l'ai dit il y a quelques semaines, je regarde la nouvelle star. Et j'ai beau ne pas toujours être d'accord sur le choix des candidats, ceux qui partent, ceux qui restent, ou sur le choix des chansons et du jury, je regarde encore. J'ai bien eu une petite baisse de vigilance à un moment mais c'est presque fini et je voulais voir la fin.
Et savoir qui va gagner surtout.
Ce que je trouve comique dans cette émission, c'est qu'elle a beau être à la limite du ridicule parfois - comme toute émission de télé-réalité - il y a d'autres moments que j'oserai qualifier de "rares" (cela étant à prendre avec des pincettes bien évidemment).
La semaine dernière, c'était "Beat it", complètement revisité façon jazzy par Benjamin. Un seul mot: Classe!
Les poils qui se hérissent, un sourire sur les lèvres. J'ai adoré.
Dans la demi-finale de ce mercredi, deux de ces moments m'ont touchés. Le premier a été le duo d'Amandine et de Benjamin sur la chanson de Jean-Louis Aubert "Voilà, c'est fini". Chanson que je ne connaissais pas du tout. Chanson qui parle d'une rupture avec tellement d'amour.
D'ailleurs, honnêtement, c'est ce que je préfère dans la Nouvelle Star, qu'elle me permette d'entendre, de réentendre, de découvrir des morceaux.
Le second moment, c'est le "Rodéo" de Zazie façon Amandine.
Amandine qui, contrairement au début, ne me faisait plus autant vibrer. Mais là, dans ce crescendo très lent au départ, puis de plus en plus puissant, elle m'a collé des frissons. Jamais les paroles de ce morceau ne m'avaient autant frappée auparavant.
Du coup, j'avais envie de me faire plaisir... en voici donc les paroles.

Voilà c'est fini
J-L Aubert

Voilà, c'est fini
On a tant ressassé les mêmes théories
On a tellement tiré chacun de notre côté
Que voilà, c'est fini
Trouve un autre rocher petite huître perlée
Ne laisse pas trop couler de temps sous ton p'tit nez
Car c'est fini...hum, c'est fini

Voilà, c'est fini
On va pas s'dire au revoir comme sur le quai d'une gare
J'te dis seulement bonjour et fais gaffe à l'amour
Voilà, c'est fini
Aujourd'hui ou demain c'est l'moment ou jamais
Peut-être après-demain je te retrouverai
Car c'est fini...hum, c'est fini

J'ai fini par me dire qu'on éviterait le pire
Qu'il fallait mieux couper plutôt que déchirer
J'ai fini par me dire que p't'être on va guérir
Et que même si c'est non, et que même si c'est con
Tous les deux nous savons que de toute façon

Voilà, c'est fini
Ne sois jamais amère, reste toujours sincère
T'as eu c'que t'as voulu, même si t'as pas voulu c'que t'as eu
Voilà, c'est fini
Nos deux mains se desserrent de s'être trop serrées
La foule nous emporte chacun de nôtre côté
C'est fini...hum, c'est fini

Voilà, c'est fini
Je ne vois plus au loin que ta chevelure nuit
Même si je m'aperçois que c'est encore moi qui te suis
C'est fini...hum, c'est fini, c'est fini, c'est fini

 

Rodéo
Zazie

Rodéo, c'est la vie, pas le paradis
Rodéo, c'est la vie, pas le paradis

T'es tombé dans l'piège, cowboy, par le siège,
T'as misé sur le mauvais cheval ;
C'est ton premier cri et tout le monde applaudit,
Ça fait plaisir, mais ça fait mal…

Tu tombes sur maman, tu te dis finalement
Que t'aurais pu tomber plus mal ;
Et jusque-là, ça va, mais, cowboy, n'oublie pas
Qu'il est à bascule, ton cheval…

C'est du rodéo, c'est la vie, pas le paradis
Rodéo, c'est la vie, pas le paradis…

D'abord à quatre pattes, tu tombes, tu t'rattrapes
Et puis l'école, on peut pas dire qu'ça t'emballe,
Du coup, tu traînes dehors, cowboy, t'es le plus fort
Pour la défonce et la cavale…

Tu laisses ta famille et tu tombes les filles,
Qu'elles pleurent, tu t'en fiches pas mal
Une nuit, une heure, une seconde de bonheur,
Comme toutes ces pilules que t'avales…

Comme au rodéo, c'est la vie, pas le paradis
Rodéo, c'est la vie, pas le paradis…

T'es tombé dans le piège, le nez dans la neige,
En route vers le paradis,
Tu parles d'un héros, fauché en plein galop,
Et dire que tout le monde applaudit !

Tu tombes, tu te relèves, jusqu'au jour où tu crèves,
Tout ça pour tomber dans l'oubli ;
C'est fini, cowboy, fini, mais rassure-toi,
On peut pas tomber plus bas…

Rodéo… rodéo…

Rodéo, c'est la vie, pas le paradis
Rodéo, c'est la vie, pas le paradis…

On peut pas tomber plus bas, c'est la vie, pas le paradis,
On peut pas tomber plus bas, c'est la vie, pas le paradis

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Jungle urbaine

 

Comme je le disais dans mon précédent post, plus de voiture sous-tend plus de marche. Et, hier, je n'ai pas du tout regretté ma décision (oui, je sais, ça viendra :-)).
Il faisait bon, il faisait doux, il ne pleuvait pas, je suis donc rentrée à pied.
Quand, au détour du chemin, je suis tombée nez à nez avec un animal pas banal sous nos contrées.
Tapi sous les arbres, il était là, calme mais près à bondir.
Voyez plutôt:

un zèbre

Plutôt originale la voiture non?

originale

Je la trouve même presque mignonne.... Et vous?

la voiture

La ville est une jungle....
Bonne journée.

 

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