Il est de ces week-end où la grâce est présente du début jusque la fin.
Ca a été le cas.
Difficile alors de décrire ces deux jours, ces moments particuliers où tout semble être à sa place.
La saveur parfaite d'une entente instantanée, d'une complicité profonde alors que nous ne nous connaissions pas - ou peu - quelques heures auparavant.
Ce week-end était de ceux-là.
Je suis descendue dans les Ardennes samedi.
Avec Alain. Chez Will et Nat.
Alain, c'est mon prof de massage qui, petit à petit, devient un ami.
Et un ami très cher. De ceux que l'on sait qu'on va garder.
Will est un de ses étudiants. Qui, de par le fait que j'aide Alain, est aussi un des premiers à avoir assisté à mes débuts en tant que prof. Mon tout premier assistanat pour dire vrai.
Alain ne m'avait pas vraiment prévenue ce jour-là. Et m'avait filé les rênes en me prenant plus qu'un peu au dépourvu.
Puis, nous avions suivi le second module ensemble, Will et moi.
Il y avait d'autres élèves bien sûr. Mais, je ne sais pas pourquoi, je l'ai trouvé de suite très chouette.
Lui en particulier.
Ca ne s'explique pas, c'est comme ça.
En plus, à chaque fois que nous avons parlé de massage, il a toujours eu un regard positif sur mon travail.
Et je dois reconnaitre que je trouve son travail très intéressant aussi.
Il est doué. Très doué.
Je lui ai très vite proposé qu'on s'organise pour descendre le voir.
Parce que venir du fond de la Belgique pour suivre des cours, ça fait une trotte.
Et parce que je trouve que, si il peut venir jusqu'ici, nous pouvons aussi bien aller jusque là.
Donc, nous en avons parlé et nous avons décidé de nous regrouper pour migrer le temps d'un week-end dans sa belle région. Et, finalement, samedi, nous sommes allés nous perdre dans les vallons verdoyants du sud de notre pays.
Will nous avait parlé de sa compagne. Plusieurs fois. Beaucoup de fois en fait.
Mais je ne l'avais pas encore vue.
Et, de son côté, elle avait aussi beaucoup entendu parler d'Alain et de moi, mais ne pouvait mettre un visage sur nos noms.
Samedi matin, 10h45, Alain passe me prendre et nous voilà en route pour deux heures.
Arrivés à Arlon, Will vient nous chercher et nous conduit jusqu'à chez lui.
Nous sommes à peine descendus de voiture que la porte s'ouvre sur Nat qui vient nous saluer.
Un grand sourire, des yeux clairs qui vous regardent bien droit, une chaleur et une simplicité qui me sont allés droit au coeur. J'ai compris de suite pourquoi c'est elle qu'il a pour compagne.
Les discussions, les échanges se sont faits tout seuls. Instantanément. Comme si on se connaissait déjà.
Des rencontres comme celles-là sont rares, très rares.
Au programme, marche en forêt le samedi après-midi, démo de massage le dimanche matin (ma première en solo sur le fly), promenade en rollers en début d'après-midi (moi qui avait dit plus jamais...), le tout entrecoupé de bonne bouffe, de discussions super intéressantes, de bons repas, d'autres conversations... et j'allais oublier, d'un tour à la kermesse du coin où nous sommes tous retombés en enfance dans la chenille. Et le rock endiablé avec Alain devant la roulotte du trampoline. La tête des gens autour! A mourir de rire!
Parfois, nous discutions tous les quatre. Parfois, les deux hommes sont partis de leur côté et nous sommes restées entre nanas. A d'autres moments, je me suis retrouvée avec Will et Alain avec Nat. Et tout cela, avec un grand naturel. Sans jamais devoir en discuter, ni se concerter.
Un bel ensemble, comme un ballet.
Des discussions sur les massages bien sûr, sur nos projets à tous les quatre. Des moments forts en émotion parce que les sujets abordés étaient sensibles. D'autres où la conversation s'est faite légère, comme dans la cuisine, devant ce plateau de fromage à donner le péché de gourmandise à n'importe qui (et surtout à nous!)
Des fous-rires aussi, comme quand j'ai essayé de me rappeler mes cours de karaté - qui, il faut bien l'avouer, remontent à Mathusalem - pour tenter de renverser Alain dans le jardin. Oui, bon, plus trop au point la fille. C'est moi qui me suis mangé l'herbe.
Et de terminer le week-end dehors, dans le jardin, devant une tajine de poulet mémorable. Parce qu'elle cuisine vachement bien en plus Nat.
Nous avons eu l'impression d'être en vacances tous les quatre. Comme si nous étions là depuis des jours et des jours et pas seulement un tout petit week-end.
Je l'ai déjà dit mais leur générosité, leur simplicité, leur chaleur m'a touchée.
Même le temps s'est mis de la partie le dimanche. Pas une goutte de pluie. Un soleil un peu timide mais une température des plus clémente.
Ils ont aussi deux adorables gamins. Mignons comme tout.
C'était impressionnant de voir ces deux bouts de chou nous accompagner partout en vélo, que ce soit pendant les 7 km du samedi ou les quelques 10 ou 12 km le dimanche. Ils nous ont suivi partout.
Le plus grand a adoré être au centre de l'attention pendant ma démo de Fly du dimanche. C'était mon cobaye. Et un super s'il vous plait. Il a réussi à canaliser son énergie débordante pour être au top. Centré, sérieux, calme, il m'a écoutée et a suivi toutes mes instructions comme un pro. Nous avons pu offrir un bel échange aux gens qui étaient là.
Et, comme j'ai rigolé à les voir s'attaquer à Alain avec moi (ou sans moi) pour essayer de le faire tomber.
Inutile de dire qu'il nous a été difficile de partir. D'ailleurs, nous avons prévu de nous retrouver dans deux petites semaines dans le sud ouest de la France. Parce que, le hasard fait bien les choses, ils vont dans le même coin qu'Alain.
Du coup, à leur demande, j'ai pris congé et je vais me joindre à eux une semaine. C'est pas cool ça?
Je suis rentrée vivifiée, en pleine forme et un sourire ne cesse de flotter sur mes lèvres aujourd'hui.
Merci à vous trois pour ce superbe week-end. Et aux deux mômes aussi bien sûr.