Alexiane

Du côté du boudoir


Depuis une semaine, je retrouve le plaisir de discuter sans fin de tout et de rien avec quelqu'un.
Je dis "Retrouve" parce que ce quelqu'un est un homme.
Or, depuis un moment maintenant, mes discussions homme-femme s'étaient beaucoup réduites.
Mis à part quelques copains plus ou moins proches, je n'ai plus eu de vraie intimité avec un mec.
Et voilà que ce monsieur débarque!
Ca fait un bien fou, je vous dis pas.
Nous parlons de nous bien sûr, de nos passés, de nos expériences - enfin soyons honnête, c'est surtout moi qui parle - mais aussi de comment nous voyons la vie, notre futur, nos projets.
Nous abordons aussi nos croyances et convictions profondes, comment on voit les relations en général, celles avec un partenaire en particulier.
Tout ça sans se prendre la tête, juste pour le plaisir de partager nos impressions, notre ressenti, nos émotions.
Nous ne sommes pas ensemble mais ce n'est pas non plus un copain.
Il y a comme un parfum de séduction tout en sachant que c'est gratuit, que c'est pour du beurre (ah les douces expressions de mon enfance... ).
C'est plaisant comme relation. Si si, je vous assure.
Je me sens belle à nouveau et je n'ai aucun besoin de donner une réalité à cette relation, de "conclure" comme diraient certains.
Le plaisir est dans la relation elle-même, dans l'échange que nous avons, dans la complicité qui se tisse doucement.
Je lui disais avant-hier que, parfois, j'étais devant mon écran et que je ne savais pas de quoi parler sur mon blog. Je n'ai pas toujours plein de choses à raconter. Il ne se passe pas tant de choses que ça dans ma vie.
Et j'ai fini par lui faire la réflexion que je pourrais bien écrire ce que je lui disais.
Puis je me suis dit que peut-être pas.
Ce qui est difficile à raconter c'est que souvent dans un dialogue, les questions de l'autre sont en soi le moteur de la discussion. Et celle-ci nous entraine à notre insu dans des tours et des détours que nous n'avions pas prévu.
Par exemple, j'ai essayé de lui expliquer le pourquoi de mon célibat actuel, ce que j'y trouvais de bien.
Je lui ai donné la preuve par neuf que je n'avais besoin de personne, et surtout pas la place ni l'envie de faire de la place à qui que ce soit. Et c'est en répondant à ses questions que je me suis rendue compte que j'étais devenue bien exigeante sur ce que je désirais comme relation et comme partenaire.
Or, quand je suis devant mon écran, je suis face à mes propres pensées, avec leur limite. Je n'ai personne en face pour me pousser un peu dans mes retranchements ou m'obliger à argumenter certaines de mes affirmations.
Ce qui fait que j'ai plus facile de raconter le quotidien sous forme d'histoires ou de contes plutôt que de parler de mon moi véritable, de mon intimité ou des mes aspirations les plus profondes.
Je lis pas mal de blogs et je suis souvent admirative de ceux qui peuvent comme ça dire ce qu'ils vivent dans ce qu'il y a de plus personnel, de plus secret ou de plus douloureux.
Moi je ne peux pas.
Mon blog est plus une espèce d'atelier d'écriture où j'essaie de dépeindre ce que je vois, ce que je vis le mieux possible avec le plus de couleurs possibles.
J'aime aussi à partager ce que je vis de chouette, les moments forts et ceux qui me laissent comme une empreinte indélébile. Mais je me réfugie souvent derrière une plus ou moins pseudo-fiction (clin d'oeil à Lolo qui se demandait) pour ce faire. Et je me dis que ce n'est pas plus mal.
J'espère au moins que mes textes vous plaisent, à vous qui me lisez.
Sur ce, je vous laisse, j'ai une conversation qui m'attend dans mon boudoir.

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Aaah les vacances!

 

Me voilà quasi sur le départ...
Dix jours de vacances, de détente, de massages, de sport et de danse... que demander de plus.

Je vous dis donc:

    Bonnes vacances pour ceux qui, comme moi, s'en vont profiter du beau temps qui s'annonce.
    Bonne fin de semaine à ceux qui, malheureusement, ne partent pas encore.
    Bon courage à ceux qui reviennent.

On se retrouve à mon retour avec plein de choses à raconter et de jolies photos.

 

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A l'affût

 

Mon chat

Il est pas beau mon tigre de poche?

Avoir écrit sur mon chat hier m'a rappelé ce merveilleux poème de Charles Baudelaire que j'avais choisi de présenter dans un concours de diction il y a bien des années de cela. Je voulais le partager avec vous.

Charles Baudelaire: Le chat

I

Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort, doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,

Tant son timbre est tendre et discret;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde,
C'est là son charme et son secret.

Cette voix, qui perle et qui filtre,
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.

Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle nà pas besoin de mots.

Non, il n'est pas d'archet qui morde
Sur mon coeur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,

Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu'harmonieux!

II

De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu'un soir
J'en fus embaumé, pour l'avoir
Caressée une fois, rien qu'une.

C'est l'esprit familier du lieu;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire;
Peut-être est-il fée, est-il dieu?

Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant,
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même,

Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.

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Dépêche express

 

Bonjour maman,

J'espère que tu auras cette lettre, même si j'en doute.
Je suis devant ma fenêtre et je regarde les éléments se déchainer comme jamais.
Cela faisait longtemps que je n'avais plus vu le ciel s'ouvrir de la sorte.
Comme tu le sais, nous sommes le 15 juin. Normalement, il devrait faire beau n'est-ce-pas?
Mais la terre est devenue folle ces derniers temps. Elle a soudainement tourné sur son axe et l'hiver s'est déplacé de continent d'une manière totalement imprévisible.
Mon regard erre dehors et il se pose sur chaque grêlon qui tombe. Quelle taille! On dirait des ballons de football.
Je sais que je devrais me mettre à l'abri, qu'ils pourraient très bien briser mes fenêtres sans effort et m'assommer mais je suis fascinée et je reste là, sans bouger.
Il n'y a personne dehors, tout le monde s'est caché aux premières secondes. Je les ai vu courir quelques minutes auparavant. Les grêlons tombent de plus en plus vite, de plus en plus fort et chacun d'entre eux fait des dégats considérables.
Les maisons autour de la mienne se transforment peu à peu en ruines.
Les toits sont percés, les fenêtres cassées, les rues défoncées, les voitures écrasées.
Je me sens comme un oiseau pris dans le regard hypnotisant d'un serpent, insensible au danger.
Tout à coup, sans crier gare, l'un d'entre eux arrive sur moi comme un boulet de canon. J'ai à peine le temps de m'abaisser pour l'éviter. Ouf, j'ai eu chaud. Il trône là, dans mon salon et me semble encore plus gros.
Je me relève, me retourne et...... Bam!

 

PS: il a réellement grêlé tout à l'heure.... y a que moi pour me dire que le monde devient fou?

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Quelle bêtise aime-je?


Vous êtes « bête » par méconnaissance de vous-même. (Ah bon?)
 
 
Votre bêtise se manifeste souvent par des réflexions ou des attitudes inappropriées (C'est un peu vrai). Certains vous trouvent naïf (bof), parce que vous avez tendance à faire confiance à tout le monde, ou irresponsable parce que vous agissez et ne réfléchissez qu’après coup. Vous ne comprenez pas que les autres ne suivent pas votre point de vue et la diplomatie n’est pas votre fort (Non, sans blague).
Vous avez du mal à faire les choses les plus quotidiennes, que la majorité des gens réalisent sans difficulté (harmoniser emplois du temps professionnel et personnel, être à l’heure aux rendez-vous) (C'est peu de le dire). Focalisé sur un seul objectif à la fois, vous oubliez de vous projeter et d’envisager les détails qui deviendront importants le moment venu. De manière générale, vous seriez plutôt intuitif, mais vous n’osez pas faire confiance à ce talent. (C'est pas faux)

Apprenez à suivre cette petite voix qui ne vous trompe que très rarement. Être intuitif est un type de raisonnement à part entière. C’est une manière de fonctionner différente de la vôtre, mais qui peut s’avérer très efficace. Admettez-le, au lieu de vouloir absolument raisonner de manière séquentielle, étape après étape. Cette démarche vous incitera à appréhender tous les éléments d’un problème en même temps. Ce qui ne vous empêchera pas, ensuite, de remonter le fil de votre pensée. Plus vous essayerez d’être rationnel et ordonné dans votre raisonnement, plus celui-ci sera poussif et laborieux.
(C'est ce que je fais quand je voyage, fonctionner d'une manière intuitive... Il ne me reste plus qu'à voyager tout le temps quoi. Va falloir convaincre mon boss de me mettre en vacances 12 mois par an... C'est pas gagné!)

Obligez-vous à faire des pauses (Ca je connais!). Ainsi, lorsque vous retournerez à votre réflexion, vos idées se seront mises en place toutes seules, et il ne vous restera plus qu’à les mettre en forme. Vous avez également tout intérêt à travailler avec des personnes plus rationnelles : ces dernières apprécieront votre intuition, vos idées et, de votre côté, vous aimerez qu’elles les mettent en œuvre avec vous. Vous formerez alors une équipe très efficace. (Quand je dis que Nono est mon complément, lui qui est si rationnel...)
 

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Into the wild

 

C'est le film que j'ai regardé vendredi soir.
Un de ces films que je tenais absolument à voir sur grand écran après avoir lu le résumé et les critiques.
Décors grandioses, musique à tomber (avec la voix chaude du chanteur de Pearl Jam, j'adooore!), histoire vraie, tout ce qu'il me fallait pour avoir envie de m'y précipiter.
Voilà, c'est fait.
C'est tout? Ben oui, c'est tout.

Un peu déçue je suis. Pourtant, de Sean Penn je suis une grande fan quoique je ne l'avais pas encore vu en réalisateur.
Je n'ai pas été touchée... enfin pas comme je pensais que je le serai.
Pourtant cette histoire d'un jeune homme, presqu'encore un gamin, qui décide de tout lâcher, y compris et surtout toutes ses possessions matérielles, pour aller en Alaska et retourner à la vie sauvage, originelle, ne pouvait que me remuer.
Moi qui depuis trois ans maintenant me pose pas mal de questions sur le bien-fondé de la surconsommation matérielle qui nous entoure, moi qui recherche au travers de mes voyages une autre vérité, moi qui rêve d'avoir le courage de tout laisser derrière moi pour vivre autrement... j'aurai dû être touchée au plus profond.
Et non, pas vraiment.

Pourtant, il n'y a rien à dire sur la façon dont ça a été tourné. Effectivement, les décors sont fantastiques et le chemin que suit ce petit bout d'homme est superbe mais je ne sais pas, j'ai trouvé ça un peu trop "parfait" pour être vrai. Jusqu'à la fin du moins... et quand je dis la fin, je parle des 15 dernière minutes.
J'ai un ami qui a déjà tenté ce genre d'expérience, par deux fois. Partir dans un endroit sauvage, loin de toute civilisation, sans téléphone, avec comme tout moyen de subsistance uniquement ce qu'il trouve autour de lui et son intelligence. Pour ce qu'il m'en a raconté, je sais combien c'est dur, ce que ça coûte, et dans quel état on peut en revenir. Et, contrairement à ce film, son histoire a fait vibrer en moi une corde sensible. Peut-être parce qu'il m'a parlé de ses difficultés autant que de ses bonheurs à vivre ces expériences. Peut-être parce qu'il a une façon de raconter qui me parle plus, peut-être tout simplement parce que j'ai pu voir à travers son regard.... peut-être aussi parce que je m'étais fait une idée de ce film. Je n'en sais rien.

Toujours est-il que je suis contente de l'avoir vu mais qu'il ne laissera pas une grande empreinte en moi.
A part cette dernière phrase, à méditer:

Happiness only real when shared

 

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Flemme, tu me tiens...

 

J'ai la flemme, une vraie de vraie, envie de rien...

J'exagère, pas envie d'écrire en tout cas. Mon blog s'essouffle et je ne sais pas comment lui donner à nouveau de l'air, le faire respirer encore.
Les raisons pour lesquelles je l'avais commencé sont loin maintenant et n'ont plus de réalité... et même si j'écris tout le temps dans mon petit cahier (et parfois dans ma tête), certains de mes textes ne seraient pas les bienvenus ici.

Quand à ma régularité, n'en parlons pas..... Je peux parfois écrire 5 textes sur une journée pour ne plus rien faire pendant 3 mois. Tout dépend de ce qui m'arrive, de comment je le prends. Je ne suis pas du tout comme certains qui sont capables de faire de la poésie avec tout ce qu'ils voient. Ceux que j'appelle de vrais écrivains, qui ont quelque chose à dire et l'écrivent bien. Y en a un comme ça que je lis toujours avec plaisir. Son blog est un peu bonheur, rempli d'anecdotes drôles ou touchantes, voire les deux à la fois. Et quand je vois le nombre de pages qu'il a, je suis impressionnée.
Chez moi, tout est relatif et mes passions vont et viennent au gré de mes humeurs, de mes envies....
"Souvent femme varie" dit-on. Et bien, en ce qui me concerne, "On" a bien raison. J'oscille souvent entre plusieurs passions à la fois et je ne sais jamais laquelle va prendre le dessus, quand je ne les abandonne pas toutes en une fois.
La seule finalement qui tienne le coup c'est le massage puisque cela fait presque 3 ans maintenant qu'elle fait partie intégrante de ma vie.

En lisant ceci, on pourrait penser que je me plains, que j'ai le blues, voire même que je déprime... et pourtant non, même pas. Je ne fais que constater une réalité, analyser des faits avec beaucoup de recul. Je ne me sens pas mal ni malheureuse, indifférente tout au plus. Je regarde la vie s'écouler comme si ça n'était pas vraiment la mienne. Et je m'ennuie, souvent.
Je n'ai toujours pas posté la suite de mes vacances en Thaïlande, ni les photos d'ailleurs. Non pas que je n'en ai pas envie mais je manque d'énergie le soir pour le faire et la journée c'est du temps qu'il me manque.
Ensuite, je ne sais pas par où commencer, ni comment m'y prendre et les semaines passant, je finis par oublier l'essentiel, toutes les petites histoires savoureuses qui ont jalonné mon chemin. Dommage me direz-vous. Possible...
Je n'en sais rien. Peut-être bien que oui, peut-être bien que non....
Alors même que je tape ces mots sur mon clavier, je sens dans chaque ligne cette indécision qui me caractérise depuis mon retour. J'ai envie de mais j'ai peur de... un vrai leitmotiv. Tu parles d'une réussite!

Je suis à un tournant que j'ai peur de négocier mais quelque chose me pousse à le faire malgré tout alors que je freine des 4 fers, tiraillée je suis, presqu'écartelée....
Quelqu'un n'aurait-il pas une bonne dose d'énergie à me donner? Ou, mieux encore, un bon coup de pied aux fesses pour me pousser dans un sens, si possible le bon?
Je sais, aide-toi et le ciel t'aidera.
Quand faut y aller......

 

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Avec le temps

 

Hommage à Léo Ferré,
Parce que ces paroles me parlent ce soir.....

Avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie le visage et l'on oublie la voix
le cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
l'autre qu'on devinait au détour d'un regard
entre les mots, entre les lignes et sous le fard
d'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
avec le temps tout s'évanouit

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
même les plus chouettes souvenirs ça t'as une de ces gueules
à la galerie j'farfouille dans les rayons d'la mort
le samedi soir quand la tendresse s'en va toute seule

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
l'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
avec le temps, va, tout va bien

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie les passions et l'on oublie les voix
qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
et l'on se sent floué par les années perdues- alors vraiment
avec le temps on n'aime plus


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