Alexiane

Dans une autre vie


Programme de vacances de cette année: stage de massage
Antécédents: néant ou presque... enfin tout dépend si on peut appeler une initiation de trois jours une expérience dans le domaine
Yoga: jamais sauf si me contorsionner pour attraper la balle du chat sous le divan et les meubles peut passer pour du yoga.
Qi-Qong ou Tai-Chi: néant quoique rester longtemps dans la même position, ça je sais faire. Pour regarder la télé par exemple, ou encore m'étaler sur le sable au soleil.
Acrobatie ou autre préparation physique: euh... est-ce que marcher de chez moi à l'arrêt de bus ou grimper sur un tabouret préalablement assorti d'une pile de bd pour laver mes vitres, ça compte?

Bon ce questionnaire aurait dû me mettre la puce à l'oreille vous me direz. Eh bien non.
Forte de mon désir d'apprendre à faire du massage, je n'ai pas fait plus attention que ça. Puis je me suis dit que c'était pas grave, que j'apprendrai ça en plus sur place.
J'étais plutôt sportive étant jeune.
Oh, ça fait pas si longtemps que ça, n'exagérons rien. Une paire de dizaine d'années à peine. Rien quoi.
Soit, quelques échanges mailistiques plus tard, mon inscription était faite.
Il a l'air plutôt sympa le gars, et sa nana parle français, ce qui m'arrange. Pas que je ne parle pas anglais mais c'est toujours plus confortable dans sa langue maternelle.
La veille du départ, opération préparation du sac de voyage. Petit calcul rapide, 13 jours sur place, il me faut donc au minimum une dizaine de tenues pour pouvoir faire face. Plus assez de sous-vêtements, des chaussettes, des chaussures. Bon, en Grèce fin septembre, il devrait faire chaud. Tenues d'été de rigueur mais je rajoute un ou deux pulls, on ne sait jamais qu'il ferait frais en soirée. Je mets encore une trousse de toilette, un peu de maquillage et mon sacro-saint sèche-cheveux sans lequel je ne peux pas survivre.
Eh oui, je suis une citadine moi, une vraie de vraie.
Bilan: on n'y glisserait plus un cheveu. Je pars deux malheureuses petites semaines et j'ai un sac plein à craquer.
Je sors tout, fais un second tri, remets ce que je juge utile mais mon sac reste pas mal plein et, surtout pas mal lourd.
Tant pis, au moins je suis couverte. Quoi qu'il arrive, j'aurai de quoi faire ainsi.
J'allume mon ordi pour lire mes derniers mails et prendre note de la route.
Parce que c'est pas tout ça d'arriver à Athènes. Une fois là-bas, je suis loin de ma destination finale.
Donc, consciensieusement, je note.
Le matin suivant, très tôt, débarbouillage, empoignage du sac qui peine à s'arracher du sol, une caresse au chat et me voilà partie.
Tram jusque la gare, train jusqu'à l'aéroport et avion jusqu'à Athènes. Tout ça en courant parce que, comme d'habitude, je suis loin d'être à l'avance. C'est ma marque de fabrique diraient certainement ma soeur et mes amis. Toujours à la bourre la fille.
Le trajet se passe sans trop d'accroc, j'arrive enfin à Athènes. Et, comme disait mon père, c'est là que les romains s'empoignent. D'abord, trouver mes notes. Je cherche dans mon sac à main, nada. Mais où ai-je pu foutre cette bon dieu de feuille? Je trouve un petit coin tranquille, opération fouille du sac. Rempli comme il l'est, je vous dis pas. Enfin, après une demi-heure de recherches de plus en plus énervées et, surtout, paniquées, j'arrive à mettre la main dessus. Je l'avais consciencieusement déposé dans la poche latérale pour pas le perdre ni l'oublier.
Alors, si je comprends bien ce que j'ai écrit, faut que je trouve la gare qui est juste à côté de l'aéroport, prendre un train jusqu'à un bled puis un autre jusque Evia. Et là, on vient me chercher en voiture.
Facile me direz-vous. Ben tiens. Dans un pays où tout le monde ne parle pas forcément anglais et où l'écriture n'est pas la même que la vôtre. Puis, c'est la première fois que je pars toute seule, sans agence, sans amis.
Allons, on ne se décourage pas. J'arrive à hisser le sac sur mon épaule et me voilà partie vers la gare.
"Fais confiance à ton sens de la débrouillardise" sont les mots qui tournent dans ma tête.
Et, de fait, ça marche. Je trouve un train qui m'anène directement à ma destination finale sans devoir en changer.
Deux heures de trajet, dans un décor époustouflant. On longe la côte de temps en temps, à flanc de montagne parfois. Ca tourne sec souvent, on se croirait dans les montagnes russes... la vitesse en moins quand même.
Une fois à Evia, je descends du train, sors de la gare et j'attends.... et j'attends.... et j'attends...
Les minutes puis les heures tournent. Est-ce que je suis bien à la bonne gare? J'ai soudain comme un doute.
Un peu plus loin, une autre nana attend elle aussi. On se regarde en chiens de faience pendant de longues minutes.
Finalement, je me lance et lui demande si elle attend aussi après la même personne que moi. Yes! Je ne me suis pas trompée.
Enfin, une voiture arrive, s'arrête et deux mecs en descendent avec le look post hippie des années 70.
Un grand sourire aux lèvres, ils s'avancent vers nous deux, se présentent et nous disent de monter dans la voiture.
Un des deux prend mon sac, le soulève, me regarde, dit quelque chose à l'autre et ils se marrent.
Mouais, j'ai peur de comprendre.
Dans la bagnole, ils me disent que la session de cours prévue a été un peu modifiée. Comme les autres inscrits se sont désistés, je suis la seule à suivre la formation. Ils ont bien été tentés de me prévenir et d'annuler mais, comme ils estiment que c'est une grande chance, ils ont décidé de ne rien me dire, de me laisser venir et de me laisser le choix.
Je peux évidemment ne pas la suivre et rester en vacances mais ils me répètent encore et encore à quel point j'ai de la chance de pouvoir étudier en tant que seule élève.
Comme je suis là, je me dis qu'ils ont raison et décide de ne rien changer, de suivre les cours comme prévu.
Je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait......

On arrive à la "maison" et, de suite, je comprends ce qui les faisait marrer. Elle est complètement isolée, au milieu des champs et des bois. Il y a tout au plus une dizaine de maisons dans les environs. Je ne vais pas avoir des masses de raison de me fringuer ici.
On me présente à mon prof et, d'emblée, il m'explique comment il voit les choses.
Debout à 5h45, méditation de 6h à 7h, Qi-Qong - Tai Chai ou Yoga jusque 8h30. Déjeûner jusque 10h. Cours jusque 14h. Dîner jusque 16h. Cours jusque 19h. Souper à 20h. Et, dans la foulée, il me conseille de me coucher tôt vu l'heure du lever.
Tout ça pendant 12 jours d'affilée. Normalement, il y a un ou deux jours de libre au milieu mais vu que je ne reste que 13 jours, on verra si j'apprends vite ou pas, mais je risque de ne pas avoir la possibilité d'avoir un seul jour.
Tout ça avec un grand sourire.
Et il me répète encore une fois quelle chance j'ai de pouvoir étudier dans ces conditions.
Moi, là, je ne sais plus trop. C'est comme si il venait de me mettre un coup à l'estomac. Je ne voyais pas du tout les choses comme ça. Je secoue la tête, un peu sonnée et lui répond: ok.
Je comprends aussi que, non seulement la plupart de mes fringues sont inutiles mais mon maquillage et mon sèche-cheveux sont du plus haut ridicule dans cet endroit.
Je suis complètement larguée, hors de mon environnement familier. Je me sens comme un poisson hors de l'eau.
Je monte dans une des chambres défaire mon sac et m'installer dans un flou artistique et, après avoir mangé, je vais me coucher.

Premier jour, je me lève, comme un bon petit soldat à 5h45 pour aller méditer. Tout un programme.
Déjà, méditer pour moi, ça veut dire s'asseoir sans bouger point. Que nenni. L. me donne toute une série d'explications sur le pourquoi du comment, ce qu'on peut ressentir, ce qu'on peut ou ne pas faire, comment s'asseoir, etc etc.
Ah, et bien sûr, pour profiter des bienfaits du truc, on va faire ça dehors. Sauf que dehors à 6h du mat', assis par terre, il fait froid. Je comprends mieux pourquoi il est super habillé et avec une grosse couette. Il aurait pu me prévenir hier. Je remonte chercher une couverture, un pull, et un coussin et m'installe. Une heure comme ça, sans bouger, c'est long. Très long. Faut penser à rien a-t-il dit, laisser les pensées nous passer à travers. Facile à dire. Puis, il ne faut pas faire attention à ce qui passe autour, nous sommes comme des enregistreurs, on entend mais on interagit pas. Ca aussi, c'est facile à dire.
Et quand les moustiques nous tournent autour, on fait quoi? On se laisse dévorer gentiment en respirant profondément?
Aie, j'ai ma jambe qui dort, je ne sens plus rien jusqu'à ma fesse. Est-ce que je peux me déplacer un chouia pour avoir à  nouveau le sang qui circule? Zut, c'est pire. Maintenant, c'est comme si on m'enfonçait des millions d'aiguilles partout.
Cahin-caha, l'heure passe et, enfin, on peut bouger. L. me demande comment je me sens. Je sais pas trop quoi lui répondre.
On enchaine directement avec le Qi-Qong. En gros, c'est comme du Tai-Chi encore plus lent et avec des mouvements plus petits. Pour moi, c'est un peu de l'ordre du concept ce qu'il m'explique. J'ai beau m'appliquer, je vois pas toujours trop bien où il veut en venir. Une heure trente comme ça, mouais....
Enfin, après tout ça, j'ai le droit d'aller déjeûner. Je crève de faim et je suis déjà lessivée. J'ai l'impression d'être dans un camp d'entrainement militaire.
10h, le cours de massage commence et, avec lui, le vrai entrainement digne d'un GI. Pendant 4h, après m'avoir montré une fois, il va me faire refaire encore et encore les mêmes mouvements jsuqu'à l'overdose. A la fin, je suis moulue. Et dire qu'il reste encore 3h de cours en fin d'après midi....
A 20h, j'avale mon souper dans un état second et à 21h, je dors comme un bébé.

Je ne vais pas raconter les 12 jours un par un, ça n'aurait pas grand intérêt. Le plus drôle étant le premier jour, voire le second. Après, comme tout le monde, je me suis acclimatée.
La méditation a pris sa juste raison d'être ainsi que le Qi-Qong. Et, si les cours m'ont pas mal malmenée, je dois reconnaitre que ça m'a surtout fait beaucoup de bien finalement.
Un épisode de méditation me revient: à force de me répéter que je devais être imperméable aux événements extérieurs, une des séances avait été une vraie torture puis une vraie victoire quand le chien de la maison est venu minutieusement me lécher tout le visage pendant un long moment. Et moi, toute fière, je le laisse faire en me détachant un maximum. Je raconte ça à mon prof après la séance et lui me dit simplement "fallait le chasser". J'ai éclaté de rire.
Quand aux cours de massage, mon corps a pas mal rouspété au début. Au point que le 3eme jour, je ne savais plus bouger. Complètement bloquée la nana. C'était plus un torticolis mais quasi tout le haut du dos qui ne bougeait plus. Je suis descendue comme un robot voir mon prof après avoir zappé la méditation et lui expliquer que je ne pourrais pas faire de massage. Il m'a regardée et d'un ton docte m'a répondu que les douleurs étaient des messages que mon corps cherchait à me faire comprendre. Que ça ne servait à rien de ne pas travailler, qu'il fallait que je dépasse cette douleur et que mon corps s'acclimaterait. Je dois vous avouer que, sur le moment, j'ai eu une furieuse envie de le gifler. N'étant pas d'une nature belliqueuse hors de mon environnement familier, j'ai commencé le cours en pleurant pour me rendre compte qu'une fois à chaud, la douleur disparaissait bien.... pour mieux revenir une fois à froid. Ca a duré quelques jours puis ça s'est arrêté.
Faut croire qu'il avait raison.

Aujourd'hui, je rigole quand je repense à cette expérience et, si j'ai vécu tout ça de près, je comprends mieux le décalage que j'ai dû représenter pour eux.
Maintenant, des années plus tard, j'ai pris l'habitdue de voyager en sac à dos avec le minimum possible, dans des conditions parfois un peu imites. il est certain que si j'ai un jour la chance d'y retourner et de les revoir, les choses seront sûrement différentes.

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Faites du sport qu'ils disaient


Il y a quelques temps déjà, un ami qui fait du surf m'a gentiment proposé de me donner un cours d'initiation.
Un peu mitigée, j'ai néanmoins accepté de tenter l'expérience.
Que ceux qui croient que le surf c'est fun lisent la suite.
Je croyais aussi qu'il suffisait de se mettre debout sur une planche et se laisser porter. Que nenni!
D'abord il faut sortir le matériel de la voiture. En gros, ça veut dire: les palmes (pour moi qui suis une débutante), les attaches qui relient la planche à la personne, les combinaisons (parce que l'eau est pas chaude chaude et qu'on y reste longtemps), les essuies de bain ou paréos (pour après), les planches (trois en l'occurence, une pour moi, deux pour lui), la cire pour ces dernières et je dois sûrement oublier un ou deux petits trucs.
Comme nous ne sommes pas tout au bord de la mer, mon pote me propose d'enfiler les combis près de la voiture pour avoir plus facile et ne pas devoir porter du poids en plus. Parce que tout le matos là, mine de rien, ça pèse... et pas qu'un peu.
Sans compter que c'est encombrant des planches.
Chance pour moi, le copain a une combinaison à ma taille. Qu'il me dit. Parce que, en la prenant en main, je me rappelle subitement que ni sa fille ni son amie n'ont ma corpulence. Elles, ce serait plutôt le genre petites, menues et filiformes. Alors que moi, des rondeurs j'en ai. Bon, pas trop quand même. Mais un peu. Plus qu'elles en tout cas. Et je suis plus grande aussi. Et plus large d'épaules.
Tout en tenant la combi devant moi, je le regarde et je le lui dis. "T'es vraiment certain que je rentre là-dedans dis? Ca me semble vachement petit moi."
"Oui, oui" qu'il me répond, "t'inquiète pas, c'est élastique"
Pas contrariante, je passe un pied, puis l'autre et, centimètre par centimètre, j'enfile ce truc. Je me sens comme un éléphant qui voudrait rentrer dans un tutu ou encore comme une nana voulant à tout prix un jean taille 38 alors qu'elle fait du 42. Mais j'y mets de la bonne volonté. Bon, j'ai l'impression de subir une liposuccion, ça me tire la peau vers le haut, ça fait un pli de plus en plus gros, ça bouloche mais faut ce qu'il faut. Et, lentement, ça passe. Jusqu'à mi-cuisses du moins.
Parce que là, ça coince. Plus moyen de la bouger d'un millimètre.
Je ne sais pas si quelqu'un a déjà eu l'occasion de passer ce genre de vêtement mais moi je peux vous dire que c'est pas évident. Le tissu est certes élastique mais très épais. Puis un peu caoutchouteux, ce qui ne facilite pas les prises. Alors tirer dessus, je vous raconte pas. Sans oublier qu'il fait à peu près 30° et que, petit à petit, sous l'effet conjugué de l'agacement et de la chaleur, je transpire de plus en plus. Ce qui rend les choses encore plus difficiles.
Tout à coup, j'ai la sensation que le tissu est vivant. Il m"échappe, me glisse des doigts, je n'arrive plus à assurer les prises.
Je suis obligée de garder les jambes serrées parce que la combinaison est coincée à mi-hauteur. Je tangue un peu.
"Eh, aide-moi. J'arrive pas à la faire monter plus. Ca passera pas j'te dis", je lui crie.
Il se retourne, me regarde et sourit. D'un sourire un rien moqueur d'ailleurs.
"Mais si, attends, je vais t'aider."
En le regardant, je ne sais pas si je dois rire. Je me vois dans ses yeux et c'est vrai que c'est cocasse quelque part.
Je ne suis pas très élégante là, les genoux serrés, engoncée à moitié dans ce machin en néoprène, un peu pliée vers l'avant, en équilibre instable, toute rouge et échevelée.
Mon pote arrive près de moi, il attrape fermement la combi et d'un coup sec, tire vers le haut. Il me décolle du sol ainsi une fois, deux fois, trois fois. Je sens ma peau qui coince avec ce pli qui s'est formé et le tissu qui essaie de se forcer un passage. Ca tient du drainage lymphatique maintenant. Je me mets à rire franchement, c'est d'un ridicule.
Heureusement que je sais me moquer de moi-même.
Une dernière secousse, mes pieds quittent la terre une fois de plus et, miracle, elle est passée et me ceint la taille, les manches pendant de chaque côté.
Je lui dis merci et me dirige vers l'arrière de la voiture pour regrouper le matériel à prendre.
A un moment, mon regard accroche mon reflet dans la peinture et je m'arrête net. Waouw! L'effet lipo perdure une fois la combi enfilée. Mais je suis superbe avec ce truc! J'ai les cuisses fuselées, le ventre plat, les fesses hautes et rebondies et une taille de guêpe. Je comprends de suite mieux pourquoi certaines nanas se mettent des collants spéciaux qui donnent ce résultat. Comme dans une pub qui passe pour le moment, je n'arrête pas de tourner devant l'image que me renvoie la carosserie de la bagnole. Mon ami est mort de rire derrière mais je m'en fous.
C'est pas tous les jours que j'ai cette ligne-là. Ca vaut bien la torture que je viens de subir.
Mon copain s'essuie les yeux et me dit: "Bon ben, c'est pas tout ça mais faudrait y aller."
On se charge alors de tout le matériel, les deux grandes planches pour lui, la petite et le reste pour moi, et nous nous mettons en route pour la plage.
Pas de bol, pour y arriver, faut monter une dune. En maillot de bain, les mains vides, ça serait super mais là, je crève. Il est midi, c'est en plein soleil, la combi me donne l'impression d'être une dinde dans un four, c'est lourd, on se traine. En plus, on marche dans du sable et le sable, quand tu es chargé, ça aide pas. On se regarde et on halète comme des boeufs en avançant péniblement. Je pige mieux pourquoi les surfeurs sont tous musclés avec des corps de rêve.
Enfin, on y est. Sur la plage, près de l'océan.
Les vagues ne sont pas trop hautes mais très rapprochées. Ca a l'air de secouer mine de rien.
Mon pote m'explique les règles de base: Toujours regarder les vagues pour ne pas avoir de surprises, attention à ne pas se prendre la planche sur le nez, surveiller les autres surfeurs, et j'en passe. Il me dit aussi qu'il va me donner la petite planche: "Ne rêve pas, tu ne monteras pas cette fois-ci. Tout ce que tu vas faire, c'est pagayer jusque la crête et te laisser glisser dans la mousse à plat ventre. Ca sera déjà pas mal."
Zut alors, moi qui me voyais déjà telle une sylphide fendre les flots et surfer sur la vague, c'est loupé.
Tant pis, allons-y quand même.
On termine de s'harnacher. Il me donne les palmes, la petite planche, il attache le lien qui va me relier à celle-ci et on s'avance dans les flots.
Je mets un pied dans l'eau. Brrr, elle est froide. Heureusement que j'ai la combi.. Ce qu'il a oublié de me dire c'est que, dans un premier temps, l'eau rentre puis qu'elle reste là à se réchauffer. En attendant, faut y aller quand elle a cette température. Suis frileuse moi.
Je prends une bonne respiration et me lance. Tant qu'à avoir froid deux min, autant que ça passe vite.
Une fois dedans, j'essaie de mettre mes palmes mais les vagues m'emportent à chaque fois. Essayer de garder l'équilibre sur un pied quand elles sont fortes c'est pas simple. Je finis par revenir un peu vers la plage et m'assieds pour y arriver.
Mon ami m'attend et me réexplique ce que je dois faire, palmer jusqu'à la crête et, quand je vois la vague arriver, me retourner et, tout en palmant fort, me laisser glisser.
Je lui dis que j'ai compris, qu'il peut y aller, que je vais me débrouiller. Je ne veux pas gâcher son plaisir, il sait surfer lui. Autant qu'il s'amuse et en profite.
Je me couche sur la planche et me met à pagayer du mieux que je peux. mais je suis dans une espèce de couloir où les vagues arrivent une fois de gauche, une fois de droite.
A chaque fois que j'avance un peu, l'une d'elle me repousse des mètres en arrière. Je prends la planche sur le nez, je tombe sur le côté et je bois la tasse... non l'océan par litres. Décidément, je ne suis pas douée.
Après m'être escrimée une bonne heure ainsi, je décide que ça suffit et je sors de l'eau. Je savoure déjà le plaisir d'enlever cette combi et de pouvoir retourner à la mer simplement nager, tranquille.
J'essaie de baisser la tirette en tirant sur la corde mais rien ne se passe. Quelques essais plus tard, je me résouds à demander à quelqu'un qui se marre dès que je lui explique.
Je rigole aussi: "Je suis blonde, que voulez-vous."
J'ouvre la combi, tire sur un bras et.... me rends compte que ce n'était rien de la mettre. Une fois trempée, l'enlever c'est pire, croyez-moi. Je n'ose pas imaginer l'air que j'ai dû avoir sur la plage, au milieu de tous ces gens, à me contorsionner dans tous les sens pour me débarrasser de ce truc gluant qui me collait à la peau mais j'ai fini par y arriver.
Et, enfin, j'ai pu profiter de l'océan en toute simplicité, juste moi, mon bikini et la brasse après avoir décidé que le surf... ben... ce n'était pas pour moi.

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Rien que pour vos yeux...


Et pour mettre en image la petite balade que je vous ai proposée (et aussi pour faire plaisir à Panthère, que je salue au passage).

eglise

L'église de Talmont et son entrée face au cimetière.

cimetiere

Et le cimetière justement, dans une jolie lumière de soleil couchant.

falaise

Vue de l'arrière de l'église sur la falaise. Tout au fond, les canisses des pêcheurs.

jardin

Le jardin de l'Ermitage.
La tour, en haut de la paroi, qui permettaient aux navigateurs en détresse de se repérer.
Tout en bas, l'autel et sa croix, perdus dans la végétation.

place

La petite place ombragée devant l'entrée de l'ermitage proprement dit.

autel

L'intérieur de la Chapelle avec son autel. C'est face à celui-ci qu'on peut sentir toute l'énergie qui s'en dégage.
Et, en lui tournant le dos, vous pouvez voir les ouvertures dans la roche permettant au soleil de l'éclairer en permanence.

entree

Et la dernière montre l'entrée telle qu'elle était il y a quelques temps.
Depuis l'entrée a été refaite mais on voit bien sur cette photo la fenêtre située au-dessus de la porte.

Voilà, en espérant que ces quelques photos vous ont plu.
Vu le temps qu'il m'a fallu pour arriver à les disposer.... d'ailleurs je croise les doigts pour que mon pc ne plante pas juste quand je clique sur "enregistrer la publication".
Suis pas douée moi je vous l'dit.


Edit: quand je disais que j'étais blonde... passer deux heures à mettre les photos en quinconce avec le texte bien centré sur le côté et se rendre compte que ça ne donne rien une fois en ligne. Grrrrr.

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Le sac des filles

 

Mon chat aime les sacs des filles.
Je ne sais pas pourquoi.
Quand il en voit un,
Il a les moustaches qui frétillent.
Les oreilles qui pointent en avant.
Le cou qui s'étand.
Et le cul qui balance.
Il doit confondre avec une proie.
Mon petit tigre d'appartement.

Mon chat aime les sacs des filles.
Je ne sais pas pourquoi.
Peut-être est-il curieux.
Qui sait.
Peut-être a-t-il été un homme.
Dans une autre vie.
Puisqu'il parait que nous, les filles,
Cachons bien des secrets
Dans nos sacs rebondis.

Mon chat aime les sacs de filles.
Je ne sais pas pourquoi.
Pas qu'il n'aime pas tous les sacs.
Ceux des hommes aussi.
Les sacs de sports.
Ou de voyage.
Sacs de courses ou sac à dos.
Mais ceux qu'il préfère
Restent ceux des nanas.

Mon chat aime les sacs des filles.
Je ne sais pas pourquoi.
C'est comme ça.
D'ailleurs mon amie qui est là
Vient à peine de déposer le sien
Que je le vois qui accourt
Bien décidé
A s'y fourrer.
Pris le nez dans le sac, le chat.

Mon chat aime les sacs des filles.
Je ne sais pas pourquoi.
Il commence doucement.
En tournant autour.
La truffe au ras du sol,
Il s'avance lentement.
Toute sa curiosité éveillée.
Pas à pas il se rapproche
Jusqu'à le toucher du bout du nez.

Mon chat aime les sacs des filles.
Je ne comprends pas pourquoi.
Arrivé tout près
Précautionneusement
Il y met une patte
Puis deux, puis trois
Et quand il est assez grand
C'est le corps entier
Qu'il rentre dedans.

Mon chat aime les sacs des filles.
J'ai beau chercher.
Je ne comprends pas pourquoi.
Celui de toutes les filles.
Même le mien.
Tenez ce matin.
A peine je le dépose
Sur son arbre à chat
Qu'il est déjà là.

Mon chat aime les sacs des filles.
C'est pas grave.
C'est comme ça.
Même si je ne comprends pas.
Il aime ça.
Et moi j'aime mon chat.
Alors, parfois,
Pour le rendre heureux,
Je laisse le mien trainer là.

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Chocolate Addicts

 

C'était un week-end très chargé que celui qui vient de se terminer. Je pense l'avoir déjà dit mais, depuis quelques mois, Alain me permet, lors des ateliers de massage, de l'assister, voire même de donner des parties de cours. ET c'était un de ces ateliers samedi et dimanche.
Le précédent avait eu lieu 15 jours auparavant et s'était super bien passé. J'étais super enthousiaste à l'idée de réitérer l'expérience.

Mais quel est le rapport avec le chocolat? Ben justement, tout.

Lors du précédent atelier, j'avais passé le samedi soir avec une amie et j'avais eu envie d'un dessert au chocolat. Pour me faire plaisir, elle était passée chercher quelque chose de sublime, un carré aux trois mousses de chocolat (noir, lait et blanc). Comme c'était pour 6 personnes, elle m'avait dit de le reprendre et de l'amener au cours le lendemain.
Dimanche matin, je me lève à la bourre, encore plus que d'habitude et j'en oublie le dessert. Mais, à la pause de midi, je ne peux m'empêcher de dire à Alain: " Oh dis, j'avais pensé prendre un super dessert au chocolat mais je me suis levée trop tard donc il est resté chez moi."
Eh oui, je suis un peu blonde parfois. Rien qu'à voir sa tête, j'ai compris que j'aurai mieux fait de me taire. Je me suis fait charrier toute l'après-midi avec ça. Et, côté massage, il s'est un peu vengé...
Pour me faire pardonner, j'ai promis à toute la classe d'en ramener la fois suivante, c'est à dire ce week-end ci.

Jeudi passé, je reçois un message avec juste: "GATEAU AU CHOCOLAT!"
Ben dis donc, ils ont de la mémoire.... Soit, j'ai promis, je tiendrai ma parole.
Le s
amedi, je me lève, un peu moins en retard que les fois précédentes mais en retard quand même et je file au cours sans m'arrêter nulle part. J'arrive au cours et je croise deux des élèves. La première chose qu'elles me disent sont: " Si tu as oublié le gâteau, c'est pas grave, j'ai pris des couverts et elle a pris son four portable. A midi, il te suffira d'aller chercher les ingrédients et tu pourras en faire un."
Ca commence bien. Même si j'ai pas oublié, je trouve que le dimanche c'est mieux. Mais ça donne une idée de la suite qu'elles peuvent avoir dans les idées. Sont pas prêtes de me pardonner le coup du cours précédent là.
Alain arrive, le cours commence, et ça passe. A midi, je trouve des fondants et du cake au chocolat et je décide de ramener ça. Personne ne dit rien, mais personne n'en mange... Suis revenue trop tard de mes courses.
Le soir, après le cours, on fait une démo d'aéro yoga avec Laeti. Comme on prévoit d'en faire un cours pendant l'été, c'est chouette de coupler la démo de massage thai avec celle-ci. Je sers de modèle, d'abord parce que j'adore ça puis parce qu'on se connait bien toutes les deux, on pratique depuis un moment déjà et je sais me laisser aller. Les gens sont scotchés, on entend une mouche voler dans la pièce, c'est beau.. Ajouté à cela la musique indienne que j'ai choisie, c'en est presque magique. Malgré mes yeux fermés, je sens l'énergie dans la pièce. Difficile de revenir sur terre après.
La démo terminée, on décide, Alain, Laeti, moi et les quelques élèves qui sont restés d'aller manger tous ensemble.
ET là, au resto, alors que je me pensais hors de danger, les voilà qui remettent ça.
  
    - "Est-ce que tu sais, Laeti, qu'elle nous a parlé la fois passée d'un gâteau au chocolat qu'elle n'a PAS ramené?"
    - "Et aujourd'hui, soit-disant pour se faire pardonner, elle nous ramène ce cake sous plastique"
    - "Non mais, tu te rends compte?"

Et j'en passe et des meilleures. Je sais que qui aime bien châtie bien mais bon, là ça commence à bien faire. Pour un peu je me fâcherais bien tiens. Je ne dis rien mais je n'en pense pas moins.
Dimanche matin, levée à la même heure que la veille, je sais que le cours commence une demi-heure plus tard donc que j'ai de la marge. Juste à l'arrêt de bus, il y a une très bonne boulangerie, j'hésite devant la file mais je finis par y entrer et attendre mon tour. Je ne vois pas de gâteau au chocolat. Aie, ça m'arrange pas ça. Puis, en avançant, j'en vois un petit.
Aaaaah, c'est mieux. Je décide de prendre une petite croûte aux framboises (un autre de mes péchés mignons) et ce petit au chocolat, ça sera super. En plus, ils vont pouvoir choisir.
J'arrive au cours avant Alain et tous les autres et je m'assieds pour les attendre. La première chose que je leur dis à leur arrivée c'est: " J'étais là avant vous et j'ai ramené le dessert. On est quitte maintenant?"
A midi, nous avons tous mangé dehors et nous nous sommes partagés les deux desserts. Et là, je pense qu'il m'ont vraiment pardonné.

C'est toujours comique dans les cours de massage comme le dit Alain. Le premier jour, tout le monde vient avec sa nourriture bien bio, voire végétarienne, tofu, graines germées, humous et autres. Pour, quelques jours plus tard, se ruer sur le premier gâteau au chocolat qui passe....
Tous des chocolate addicts, moi je vous le dis.

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Bio, environnement et tutti quanti...

 

Et voilà, c'est fait. Cela faisait presque deux mois que j'avais mis l'annonce. Et c'est enfin arrivé.
Ma voiture est vendue. Partie. Et me voilà de nouveau piétonne.

J'ai vendu ma voiture parce que, habitant et travaillant à Bruxelles, je l'utilisais surtout pour me déplacer les week-end.
Vachement plus pratique quand on a une soeur à Liège, une maman à Beauraing (patelin perdu près de Dinant), une amie à Tournai, une et un autre à Mons, etc.... 
La semaine, par contre, elle restait souvent sur place, garée quelque part pas trop loin de chez moi. Mais de moins en moins près. Parce que les places de parking ne poussent pas en ville, que du contraire. Parce qu'aussi, chez moi, c'est zone bleue quasi partout. Je vous dis pas les PV réguliers. Ou la garer plus loin.
Puis mon boulot est à l'autre bout de la ville. Traverser Bruxelles aux heures de pointe vous prend presque autant de temps que de venir de Mons par exemple. Sauf que j'ai 12 km à faire alors qu'il y en a à peu près 85 de Mons. Ca donne le vertige non? Et une idée de l'envie que je peux avoir de faire une heure de route en quasi sur-place, pare-choc contre pare-choc.
Je l'ai également vendue parce que c'était une occasion. Vieille de plus de 10 ans. Avec tout ce que ça comporte. Les pièces qui s'usent les unes après les autres, les petits (gros?) trucs à remplacer qui coûtent un pont, la consommation d'essence pas basse du tout. Le moins que je puisse dire est qu'elle m'a vidé mon compte en fin et en début d'année. C'est con, c'est même pas un mec... ou des vacances...
Et, enfin, je m'en suis débarrassée parce que c'est plus écologique, parce que Bruxelles offre une prime à ceux qui font le pas d'être plus en accord avec l'environnement. Bruxell'AIR ça s'appelle. Je suis fière de faire un petit pas pour polluer moins. Et respirer mieux. Quoique...
Ouais, ok, c'est pas ma goutte d'eau dans l'océan des hydro-carbures qui va vraiment faire la différence mais ma conscience est contente. Et puis, si tout le monde se dit la même chose, personne ne fera jamais rien. Et encore, ne plus avoir de voiture veut dire plus de marche, donc plus de sport... vachement meilleur pour la santé.
Comment ça je rêve? Meuh non, je marchais vraiment plus quand je n'avais pas de voiture. Parce qu'attendre 20 min un bus me gonfle. Que le sur-place, même à pied, n'est pas mon truc. Que, quand il fait beau, c'est chouette de se balader. Et parce que c'est beau une ville la nuit.
Et, last but not least, mine de rien, ça me fait des sous. Que je vais pouvoir mettre de côté. Pour qu'ils me fassent des intérêts. Et parce que c'est le premier pas qui coûte. Je me dis que si j'ai déjà une épargne, la suite viendra toute seule.
Je sais, les sous de côté ça n'a jamais été trop mon truc... mais faut bien commencer un jour. On verra ce que ça donnera.

Me voilà donc à nouveau piétonne. Ou, plutôt, bientôt cycliste. J'espère.
Bruxell'Air consiste en soit un abonnement train-tram-bus et un abonnement de car sharing, soit le train-tram-bus et une prime pour un vélo, soit le car sharing et le vélo. Ah, j'oubliais, si vous prenez le vélo, vous devez suivre des cours aussi. Pour apprendre à rouler en ville. Perso, j'ai choisi le car sharing (pour aller voir mes proches... qui habitent si loin) et le vélo.
D'ailleurs, à ce sujet, y a mon ami Nootje qui m'a dit que les rues allaient être beaucoup moins sûres tout d'un coup.
Vous avez compris de quoi il veut parler? Parce que moi je ne vois vraiment pas.....

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Simple comme bonjour

 

Très absente du net moi ces derniers temps...
Je me suis fait cette réflexion juste avant de poster le dernier message pour lequel, je dois le reconnaitre, je ne me suis pas foulée.

Il fait beau... très beau même... dit-elle comme si ça suffisait à justifier ce silence.

Eh oui, pour moi, ça le fait. Le soleil est au zénith depuis une bonne semaine et, comme à chaque fois que le temps est au beau, je préfère ne rien faire dehors que faire quelque chose dedans même si se quelque chose consiste à remplir mon blog. En plus, je n'ai pas travaillé la semaine dernière. Double raison donc de profiter de la température plus que clémente.
J'ai même retrouvé le plaisir de flâner en ville pendant des heures et de rentrer chez moi à pied.
J'adore le soleil, la chaleur, tout ça. Je suis ascendant lézard, je vous l'avais pas dit? Autant vous dire que je savoure.
Mon emploi du temps de ce week-end très très prolongé? Allez, je vous le dis.

Vendredi matin, petit déjeuner sur ma terrasse avec une salade de fruits de saison et un café, moitié à écouter les petits oiseaux, moitié le nez dans mon bouquin. Vendredi midi, repas en terrasse encore avec San que je n'avais plus vue depuis un moment (Aaaahhh le superbe sourire du beau mec croisé dans la rue). Vendredi après-midi, longue promenade dans mon quartier, surtout dans les coins où je ne suis pas encore passée.
Samedi matin, re-belote pour le petit déj. Courses l'après midi et flâneries au gré de mes humeurs. Rendez-vous avec ma soeur et sa petite famille sur la place des palais pour la fête de l'Iris. Partie du concert de Sharko, partie de celui de Daan et retour à pied par le chemin des écoliers. A 22h sur ma terrasse, séance de yoga en duo avec Laeti et, dans la foulée, fin de soirée au Canoa, bar brésilien à l'ambiance "caliente". Et, tout comme la veille, les mecs me sourient. Waouw, y a pas à dire, ça fait plaisir. Retour dodo vers 4h du matin.
Dimanche matin (euh, presque midi en fait), coup de fil d'Ed qui me demande si ça me tente un petit BBQ sur le pouce dans son jardin. Comme si il fallait me demander! Après-midi dans son magnifique jardin, avec de la bonne bouffe, un bon vin, que vouloir de plus?
Et lundi, ben lundi, pour changer un peu, BBQ chez ma soeur avec ma môman (c'était la fête des mères la veille) et toute la famille. Pareil, journée à flemmarder dans le jardin avec de quoi manger et boire.

Autant vous dire que, quand mon réveil a sonné ce matin pour le retour au boulot, je n'étais pas très très heureuse...
C'est que j'aurai bien joué les prolongations moi.
Tout ça pour dire que j'ai, quand la météo est au beau, plein de bonnes raisons de ne pas le remplir mon blog... puis vous avez aussi plein d'excuses de ne pas le lire :-)

Bonne journée et profitez-en bien.

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Aaaah l'humour...

 

En écrivant le post précédent (vous en avez de la chance, deux posts la même journée, c'est Bizance!), j'ai fait la remarque que j'aimais l'humour corrosif. De fait.
Du coup, je me suis posée la question de savoir si c'était bien vrai et pourquoi. J'ai donc fait un test.
Voici la réponse:

L'humour est un plat qui se mange froid...

L'humour semble être pour vous un univers avant tout corrosif, décapant, mais aussi grinçant : il flirte souvent avec le cynique ou le dramatique. Vous appréciez particulièrement cette ambivalence qui consiste à mettre finesse, sourire et légèreté en relation avec des sujets d'ordinaire sérieux ou graves. Vous réagissez plus volontiers aux films, sketches ou blagues qui laissent comme un certain malaise au coin du sourire. Cet état particulier où l'on ne sait plus trop si l'on doit rire ou pleurer. Vous êtes ainsi de ceux qui peuvent dire " je t'aime " une pointe d'agressivité dans la voix et " je te hais " avec le plus adorable des regards ! Pour vous, manier l'humour demande intelligence, ruse, tact et audace. Vous vous en servez tour à tour comme d'une arme (pour vous imposer par exemple) ou comme d'un bouclier, si une situation douloureuse s'impose à vous, ou si l'on vous agresse.

L'humour fait donc office de camouflage qui peut dissimuler un certain manque de confiance, une sensibilité exacerbée ou des émotions difficilement vécues.

" L'humour est enfant de nos haines " disait Prévert, il vous permet d'exprimer celle-ci de façon détournée... Essayez de trouver en vous-même d'autres forces sur lesquelles vous appuyer, et laissez-vous aller plus souvent à cet humour plus souple et surtout plus libre, celui là même que vous êtes capable d'avoir avec des proches à qui vous n'avez rien à prouver, et de qui vous n'avez rien à craindre...

Je sais pas vous mais je trouve que c'est assez vrai....

 

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C'est l'hiver!

 

Ce vendredi tout juste passé, c'était l'équinoxe de printemps, un moment que j'attends toujours avec beaucoup d'impatience.
Moi qui n'aime pas le noir et le froid, je vois cette nuit comme un tournant agréable, la certitude qu'on a au moins autant de jour que de nuit et c'est pas rien croyez-moi.
En même temps, le mot printemps résonne doucement à mes oreilles, je crois déjà entendre les petits oiseaux chanter sur ma terrasse, les fleurs pousser dans les jardins, et mes épaules se dénuder sous la chaleur du soleil.

Et le fait qu'il avait grêlé un rien mercredi ou jeudi n'avait pas entamé ma bonne humeur....

Et voilà, l'équinoxe est passée.

Qelle ne fût pas ma surprise hier en entendant la volée de grêlons s'abattre d'un coup sur la véranda et la verrière du salon de l'amie chez qui je passais le week-end. Au point que j'ai levé mon nez en demandant: "C'est quoi ça? Tu vas pas me dire que c'est la pluie qui fait ce boucan? C'est plus de la drache!" Et elle, calmement: "Non, non, il grêle et ça tombe, moi j'te le dis. Il fait tout blanc."
Sur le coup, je me suis levée pour aller voir... et oui, le toit de la véranda était tout blanc. Pour un lundi de Pâques, je vous dis pas. Les chasses aux oeufs et autres joyeusetés du genre ont dû se faire à l'intérieur cette année... et ça ne s'est pas arrangé depuis.
Le trajet du retour en soirée s'est fait sous la neige. Ca tombait. A gros flocons. Et ça tenait. Y compris sur les routes et autoroutes. Et ce matin, tout était recouvert d'un blanc manteau. C'est l'hiver j'vous dis. A Pâques!!

Il se sera fait attendre non?
Râlez pas, on va pouvoir enfin faire des bonshommes de neige.....

 

PS: Ce texte avait été posté le 25 mais, avec la maintenance, il a été quelque peu reporté.
      Voilà qui est réparé. Eh, non Steph, tu n'as pas d'hallus... enfin, pas encore  :-)

 

 

 

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