Alexiane

Prends ma main


Alors, cette pause dans le petit port? Ca t'a plu? Ca te va si nous nous remettons en route?
On ne va pas loin cette fois.
Une fois passé le port, tu prends la route principale qui vire légèrement sur la gauche. A peine 800 mètres plus loin, tu vois, toujours sur la gauche, une passerelle. C'est là. Arrête toi sur le bas côté.
Traverse le chemin et prends-la. Passe le portail et entre dans cet endroit magique.
Le porche est complètement recouvert de verdure, de lierre grimpant et d'arbustes divers. Quand tu passes dessous, c'est comme si tu entrais dans un "ailleurs" où le monde moderne n'a plus cours.
Malgré la proximité de la route, aucun bruit ne vient déranger la quiétude de ce lieu, si ce n'est le chant des oiseaux ou le crépitement caractéristique des criquets.
Il règne ici une paix infinie.
As-tu senti? Plus que le silence, une harmonie exceptionnelle qui te fait t'arrêter un instant pour t'en imprégner, avant même de regarder autour de toi. Respire un grand coup.
Ici, c'est l'Ermitage des monolithes ou dit Ermitage de Saint Martial et ce que tu vois est son jardin.
Complètement fermé, à part l'entrée, une grande pelouse d'un beau vert tendre est entourée d'arbres majestueux sur ses deux tiers. Une allée ondule vers la falaise tout au fond. Sur le côté de celle-ci, comme appuyée contre la paroi, une débauche de plantes et de fleurs encadrent un petit autel. Presque câché, il se dégage de lui une sorte d'humilité face à la démesure de ce qui l'entoure.
Une vieille croix est perchée dessus et la mousse qui s'y est déposée au fil des ans se marie parfaitement à la nature foisonnante tout autour.
Avance doucement sur la voie qui est ouverte devant toi.
Près de la falaise, elle tourne à angle droit et est remplacée par des escaliers.
Au départ, ceux-ci devaient être taillés à même la pierre, ou peut-être n'était-ce qu'un sentier.
Malgré l'empreinte que l'homme y a laissé, cela reste joli, comme si on avait voulu conserver le lieu le plus naturel possible.
En haut, tu arrives sur une minuscule place ombragée. A ta droite, un gros morceau de roche est posé sur l'herbe.
Deux ou trois morceaux de pierres verticales à distance égale semblent attendre qu'on y place le tablier qui en feront un siège. Un figuier tend ses branches au visiteur pour qu'il puisse profiter de ses fruits gorgés de soleil.
Au milieu, sous les arbres, un banc. Et, sur ce banc, une vieille dame est assise.
Elle est là tous les jours. C'est la gardienne, la mémoire de cet endroit.
Prends le temps de t'asseoir à ses côtés et de l'écouter. Elle connait l'histoire de France sur le bout des doigts, ce qu'il faut visiter, où il faut aller et pourquoi.
Elle a 94 ans et son visage est le témoignage de toute une vie. Les rides sillonnent chaque courbe, chaque méplat, chaque délié. Certaines sont légères, comme une caresse qui aurait laissé une simple trace; d'autres sont profondes, creusées. Jusqu'à ses oreilles, qui sont également marquées par le temps.
Elle porte un chapeau de paille, une robe, des bas et de gros godillots d'une autre époque.
Derrière ses lunettes, ses yeux pétillent d'intelligence et n'ont rien perdu d'une vivacité qu'elle doit posséder depuis des décennies.
Un gros trousseau de clefs pend mollement au bout de ses doigts et une canne est laissée contre le banc.
Si tu as la chance de parler avec elle, tu verras qu'elle ne mâche pas ses mots. Elle a une franchise comme on voit peu, elle dit ce qu'elle pense. Brut de décoffrage, je dirais.
Elle raconte l'histoire de l'Ermitage avec beaucoup de pittoresque. J'aurai bien aimé la prendre en photo mais elle a décliné, arguant que des gens malintentionnés s'étaient déjà servi de son image sans lui demander son avis.
J'ai regretté de ne pas savoir dessiner, j'aurai aimé pouvoir la croquer.
A flanc de paroi, trois petites portes sont ouvertes qui abritent l'habitat monolithe. Quand tu entres, tu sens de suite la fraîcheur. Les grottes ont été aménagées au IIéme siècle par des moines. La cheminée creusée dans le calcaire est gigantesque. Fais un tour à l'intérieur et ressors.
Demande à la gardienne si elle veut bien te montrer la chapelle.
Celle-ci est, comme l'église de Talmont, hautement énergétique. Quand j'y suis rentrée, j'ai repris mon souffle.
Ressens-tu cette profonde vibration? Je te le souhaite.
L'oratoire a une particularité. Comme le faisaient les égyptiens, on a creusé la roche de façon à ce que le rayonnement du soleil éclaire en permanence l'autel. Si tu lui tournes le dos, tu verras les quatre ouvertures juste devant la fenêtre et les différentes hauteurs qui permettent ce petit miracle de science optique.
Puis, mets toi face à l'autel et imprègne toi de l'énergie qui vient de lui.
La gardienne raconte tout ça bien mieux que moi. Elle "sent" les choses et, pendant que tu te tiens là, elle risque de passer la main dans ton dos et te dire quelques petites choses qui pourraient te surprendre. Et toujours avec cette pointe d'humour franc qui lui est personnel.
En ressortant, si tu as encore un peu de temps, demande-lui de t'expliquer ce qu'est cette roche posée là, au milieu de nulle part.
Certaines personnes viennent ici pour se ressourcer ou se "nettoyer". Ce gros morceau de pierre est là pour ça.
Mets les mains dessus, la conservatrice te dira où et ferme les yeux.
Quand tu n'en auras plus besoin, tu les enlèveras de toi-même.
Je ne peux pas t'en dire plus, je crois que certaines choses ne s'expliquent pas. On y croit ou pas.
De toutes les manières, ça ne peut pas faire de tort non?
Bon, je t'ai tout indiqué, je te laisse ici. Continue ton chemin ou reste encore un peu, à toi de voir.
Je suis contente d'avoir partagé un bout de route avec toi. Merci de m'avoir fait confiance.

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Féerie d'un instant

 

Un mercredi soir, quelque part en France.
Elle marche lentement entre les arbres en savourant le léger vent qui l'entoure.
Il s'engouffre sous sa jupe, la faisant voler contre ses jambes en une douce caresse.
Il soulève ses cheveux, tourne autour d'elle, joue avec elle.
Elle sourit.
Elle aime le sentir.
La nuit est tombée depuis un moment déjà et elle se dirige vers la prairie, là en bas.
Tout en marchant, elle se remémore cette soirée particulière.
Elle avait décidé pour la grande soirée "Massages" de se joindre à son mentor.
Le principe était que les gens soient divisés en groupes et qu'ils se déplacent au sein de l'espace d'atelier en atelier pour pouvoir tester au moins 4 ou 5 massages différents.
Elle s'était donc retrouvée au bord de la piscine parmi des tapis éparpillés dans l'herbe.
Il faisait déjà noir quand les premiers étaient arrivés, beaucoup plus nombreux que ce qu'ils s'attendaient à avoir.
Elle se mit à rire doucement.
Ils devaient avoir l'air comique avec leur lampe frontale tous les deux au milieu de tous ces gens à donner leurs directives.
Pas à dire, ça avait été grandiose.
Les groupes avaient défilé et ils avaient recommencé encore et encore leur démonstration avec une visibilité quasi nulle.
Elle était contente malgré tout. C'était une très belle expérience pour elle qui aspirait à donner des cours un jour.
Puis, le dernier groupe passé, ils avaient rangé un minimum.
Et quelqu'un était venu qui leur avait dit de se dépêcher si ils voulaient profiter du Mandala installé dans la prairie.

Et maintenant, elle était là, seule, qui se dirigeait vers ce fameux Mandala.
Quiconque l'aurait croisée aurait cru qu'elle dansait.
Ses hanches bougeaient au rythme de ses pas, ses épaules rejetées en arrière, la tête haute.
Comme si elle entendait une musique intérieure.
A un des détours du sentier, elle vit les lumières tout en bas.
Elle s'arrêta net et regarda les minuscules bougies virevolter dans leur prison de verre.
Du promontoire où elle se trouvait, la vue était magnifique.
Elle prit d'un coup la mesure de la beauté du Mandala vers lequel elle se dirigeait.
Après quelques minutes dans un silence recueilli, elle s'engouffra entre deux buissons et commença à descendre les escaliers.
Arrivée dans la prairie, elle vit des personnes marcher dans le Mandala.
D'autres étaient assis et semblaient prier ou méditer.
D'autres encore étaient simplement arrêtés et regardaient dans le vide.
Elle arrêta quelqu'un et lui demanda ce qu'elle devait faire.

"Il y a 4 portes dans le Mandala. Tu dois en choisir une à l'entrée et une autre à la sortie. Tu réfléchis à une prière et, quand tu sais ce que tu veux demander, tu commences à marcher dans le sens des aiguilles d'une montre.
Il y a 4 cercles à l'intérieur. Tu vas passer de l'un à l'autre jusqu'au centre. Mais tu te laisses porter par ton instinct, tu ne penses pas. A certains cercles, tu vas faire plusieurs passages, à d'autres peut-être que tu ne vas que traverser. Arrivée au centre, tu poses ton offrande et tu restes ou pas selon ce que tu ressens.
Quand tu ressortiras, tu me diras quelles portes tu as prises et je te donnerai leur signification.
Va maintenant."

Elle le remercia, alla chercher une offrande et recula dans l'ombre du grand chêne le temps de réfléchir.
Les yeux dans le vague, tournée vers toutes ces lumières, elle resta là un bon moment.
Elle était fascinée et se sentait appelée.
Pourtant elle ne s'était jamais sentie mystique auparavant.
Mais là, elle était comme envoûtée.
Elle commença à marcher lentement autour du Mandala en pensant à sa prière, fit un tour, puis deux pour enfin entrer par la porte rouge. Celle-ci était sa couleur, celle qu'elle adorait. Chaude, si chaude à ses yeux.
Elle tourna et tourna encore. Elle n'arrive plus à se rappeler combien de temps elle était restée à l'intérieur de ces cercles de feu. Elle se revoit vaguement agenouillée devant l'autel improvisé que bien d'autres personnes avant elle avaient alimenté mais elle ne peut pas dire si cela a duré des minutes ou des heures.
A la fin, elle s'était relevée et s'était remise en marche. Il lui semble que la sortie s'était faite plus vite.
Et que c'était la porte verte qu'elle avait passé pour sortir.
Elle chercha des yeux le mec qui l'avait guidée au départ pour lui demander la signification des portes qu'elle avait choisies.
Il était juste derrière elle et la regardait.
Sans même lui laisser le temps de poser sa question, il lui dit:

"La porte rouge c'est la transformation, la verte l'intégration.
Cela répond-il à ta question?"

Elle le regarda, les yeux clairs à nouveau. Un sourire s'étendit sur son visage et elle opina de la tête.
Elle lui dit merci d'une voix douce, fit demi-tour et disparut dans la nuit.
Elle remonta jusqu'au promontoire et, seule à nouveau, admira le Mandala et s'imprégna de son énergie jusqu'à ce que, lentement, on l'éteigne là, en bas, dans la prairie.

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Samedi soir sur la terre

 

Un week-end tout en surprises.
Commencé le jeudi par un massage chez quelqu'un de doux.
Environnement très chaleureux, maison à l'allure feng shui, on y voit la recherche dans les combinaisons de couleurs, de bibelots, jusqu'au tapis posé sur le plancher, ou le chat couché sur la chaise.
Elle a un espace massage, chouette. C'est toujours plus gai de travailler dans un endroit comme celui-là.
L'énergie accumulée ne peut être que bonne.
Massage tout en douceur, plein de tendresse. Contente je suis de ce que j'ai donné.

Vendredi, journée calme. Centrage, respiration légère.
Je profite de ces quelques heures pour moi.
J'aère mon appartement. Je m'aère la tête aussi.
Je nettoie, purifie, oxygène mon espace.
Autre massage ce soir, qui me demande d'être plus technique.
Y a pas à dire, j'adore quand mes week-end commencent comme ça.
De plus en plus, je sais que c'est ça que je veux faire.
Je sais que ce que je donne est bon, que j'ai trouvé ma place.

Samedi, c'est l'apothéose.
Débuté par une rétrospective Paul Auster à Flagey. Avec Nootje.
Celui qui m'accompagne souvent dans ce genre de soirée.
Paul Auster, je connais bien. Je l'ai lu, je l'ai vu.
Les films à l'affiche, je les ai en dvd. Mais je rêvais de les voir sur grand écran.
Smoke et Blue in the face (Brooklyn Boogie).
Ou le quotidien haut en couleurs d'un bar tabac à Brooklyn.
D'ailleurs, Paul Auster n'écrit que sur Brooklyn.
Tous les romans que j'ai lu s'y situent, leurs "héros" y vivant.
Je mets héros entre guillemets parce que, chez cet auteur, il n'y a pas de personnages dans la démesure.
Ce seraient plutôt des gens comme vous et moi. Et j'aime ça.
Chroniques de quelques vies qui se croisent. Le tout raconté avec poésie, toute en finesse.
Faite de toutes petites choses.
Dans Smoke par exemple, le gérant du tabac prend une photo du coin de sa rue tous les jours à la même heure.
C'est léger, c'est tendre, c'est fort, c'est drôle, c'est triste, c'est de l'émotion pure.
Et c'est beau.

Sortie du cinéma.
Autre endroit, autre ambiance.
Le Canoa, cette boite brésilienne dont j'ai déjà parlé.
J'y suis à nouveau, avec la même amie que la dernière fois.
J'ai un pantalon en coton flou, large, un bête t-shirt et des ballerines.
Comme à chaque fois que je viens en fait.
Il y a bien longtemps que je ne me suis plus "habillée" pour sortir.
Vous savez, le grand jeu. Sexy en diable, jupe courte, top moulant et talons.
Au contraire, je sors si peu que je veux pouvoir danser.
Mais je danse peu.
Ce samedi par contre, c'était différent.
Débuts timides alors que Laeti se déchaine, comme d'habitude.
Je regarde les autres en me trémoussant un peu.
Un gars dans le coin me sourit. Je lui souris en retour.
Je vois un autre gars danser d'une façon qui me fait sourire encore plus.
Il n'est pas ridicule non mais différent.
Puis, le gars du coin s'y met à son tour.
Waouw! Lui, pas de doute, il sait. Et vachement bien.
Pas du brésilien certes. Un mélange de hip hop, de break, de dance.
Super, j'aime. Et j'aime regarder.
Il se rapproche de nous deux, et, sans en avoir l'air, nous pousse à bouger un peu plus.
Tout en finesse. Il invite, vient, se dérobe, revient, tourne autour, s'éloigne encore.
Et ça marche.
Petit à petit, je me laisse prendre au jeu et me met à danser vraiment.
Comme je peux le faire quand je me lâche.
J'ai le sens du rythme et je sais bouger.
Et, même si j'ai souvent tendance à me sous-estimer, je sais que quand je me laisse aller, j'assure.
Alors j'y vais.
Et notre danse devient "nuptiale".
Où deux corps se cherchent et s'accordent. Où les mouvements se font caresses, étreintes.
Où la danse se change en sensualité, volupté.
J'ai perdu la notion du temps.
Je ne sais pas quelle heure il est quand mon amie m'appelle pour rentrer.
Je regarde mon partenaire et me rends compte qu'on nous regarde.
J'avais même oublié où j'étais.
Je lui dis au revoir. A bientôt. A une autre danse.
Sans aucun doute.
Et son sourire m'accompagne jusque dans mes rêves.

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Et la nouvelle star sera....

 

Je n'ai pas honte de le dire, je regarde la nouvelle star. Mieux, je suis fan. Du jury d'abord. Enfin, de l'ancien jury.
Pour ses démesures surtout, que ce soit celles de Marianne James ou de Manu Katché. Pour ses phrasés déjantés aussi, que ce soit ceux de Dove Attia ou, évidemment, d'André Manoukian. Pour ses coups de coeur encore, impulsifs et impressionnants chez Marianne, plus analytiques chez Manu. J'ai adoré. Surtout les castings.
Je suis totalement fan des cassages en règle que les candidats ont dû subir ces derniers années, ça fait partie de mon caractère. Mon humour à moi est aussi corrosif, tendance caustique. Je ne peux donc qu'adhérer. 
Mais je suis aussi fan des perles que mes oreilles ont découvertes, parce qu'il y en a eu. J'aime d'ailleurs beaucoup Christophe Willem, un phénomène à lui tout seul, avec une voix réellement particulière et un univers pas banal. Tout comme j'avais été impressionnée par la voix d'Amel Bent ou encore de celle de Myriam Abel auparavant. Même si le style musical n'est pas forcément le mien ou que ce ne sont pas des chansons que j'écoute, il m'est arrivé d'avoir des frissons à certaines interprétations. J'ai toujours été sensible aux voix, c'est comme ça.

Cette année donc, pas question de louper la Nouvelle Star. Surtout avec un nouveau jury. Je me suis demandé si ça allait encore avoir le même impact. Semaine après semaine, j'ai libéré mes soirées et me suis installée devant ma télé pour pouvoir regarder. Et, hier, les castings terminés, c'était le premier prime. Mon avis? Le jury: pas trop mal. Il a perdu de son mordant, je n'ai pas eu de ces fous-rire qui ont pu me prendre auparavant au détour d'un bon mot mais il se défend. La manière dont ça a été tourné était différent, comme si nos 4 terribles compères partis, l'accent devait être mis ailleurs. Il ne tient plus tout à fait le devant de la scène comme ça a pu être le cas. Et, peut-être que ce n'est pas plus mal. Il me semble plus homogène dans ses choix également. Il n'y a plus de ces gros coups de gueule à la Katché genre "je me barre, vous me faites ch***" quand on contrariait ses choix. Par contre, côté chanteurs... waouw! Que dire? Si je n'adhère pas forcément à tous les choix du jury, je dois reconnaitre qu'au fur et à mesure des années, le niveau grimpe. J'ai l'impression que les gens osent plus s'exposer et, par conséquent, on se retrouve face à de superbes voix, à de beaux univers, à des musiciens de talent. Et, soyons honnêtes, certain(e)s sont vraiment, vraiment, mais alors vraiment bons.
Ok, toute médaille a son revers et les casseroles sont aussi de plus en plus impressionnantes (et plus drôles?).
Je ne vais d'ailleurs pas revenir sur le débat au sujet de Melle Sander, ni donner mon opinion. De même que je ne vais pas non plus reparler d'Anahy (quoique là je regrette sincèrement la décision de la prod').
Ou tenter d'analyser le prime d'hier. D'autres s'y sont déjà attelés avec plus ou moins de jugeotte et d'esprit critique.
Non, moi tout ce que je voulais dire c'est que mon choix est déjà fait.
Ma chouchoute c'est Amandine et, ça, depuis le tout début. Quand à mon tiercé gagnant, je mets Benjamin en deuxième position et Lucile en troisième. Pas que je n'aime pas les autres non.
Parce que je préfère quand on chante... tout simplement.

 

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Une belle expérience

 

Quand j'ai allumé mon pc, j'étais partie pour écrire un super poisson d'avril ce soir.
Toute la journée, j'ai entendu mes collègues me raconter quelle blague elles avaient pu faire qui à leur boss ou qui à leurs amis. Je suis un peu déçue par les nanas de mon entourage d'ailleurs. Elles n'ont pas fait preuve d'une grande originalité cette année. Plusieurs d'entre elles n'ont rien trouvé de mieux que de sortir le traditionnel "je suis enceinte" plus ou moins bien ficelé suivant leur imagination respective. La palme revient quand même à Cat qui, non contente d'être engrossée par les bons (?) soins du boss de son boss, attend en prime des jumeaux et fait cette blague plus que douteuse à une collègue du monsieur en question. Plutôt culottée non?
Pour ma part, en fin de journée, emportée par leur élan, j'ai fini par sortir un timide "Je quitte la société pour aller vivre dans un monastère tibétain" mais je ne sais pas mentir. La blague me fait rire toute seule, alors devant les autres, pensez bien. Autant dire que ça marche pas quoi... faut que j'oublie les blagues, c'est pas mon truc.

Ce soir donc, avant d'écrire mon super poisson d'avril de la mort qui tue (on ne rit pas), j'ai d'abord fait le tri de mes mails et j'ai retrouvé ceci:
 
Un jour, une prof demande à ses élèves de noter le nom de tous les élèves de la classe sur une copie et de laisser un peu de place à côté de chaque nom. Puis, elle leur dit de penser à ce qu'ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chaque camarade et de le noter à côté du nom. Cela prit toute une heure jusqu'à ce que tous aient fini. Avant de quitter la salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof. 
Le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et à côté toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrit à son sujet. 
Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste. 
Déjà peu de temps après, tous souriaient. 
« Vraiment ? » Entendait-on chuchoter... 
« Je ne savais pas que j'avais de l'importance pour quelqu'un ! » Et « Je ne savais pas que les autres m'aiment tant » étaient les commentaires que l'on entendait dans la salle de classe..
 
Personne ne parla plus jamais des listes. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n'avait pas d'importance. L'exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d'eux-mêmes et des autres.
 
Quelques années plus tard, un élève était tombé au Vietnam et la prof alla à l'enterrement de cet élève. 
L'église était comble. Beaucoup d'amis étaient là. L'un après l'autre, ils s'approchèrent du cercueil pour lui adresser un dernier adieu. La prof alla en dernier et elle trembla devant le cercueil. Un des soldats présents lui demanda « Est-ce que vous étiez la prof de maths de Mark ? » Elle hocha la tête : « oui. » Alors il lui dit : »Mark a souvent parlé de vous. » 
Après l'enterrement, la plupart des amis de Mark s'étaient réunis. 
Les  parents de Mark étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof. 
« Nous voulions vous montrer quelque chose. » Dit le père de Mark et sortit son portefeuille de sa poche. « On a trouvé cela quand Mark est tombé. Nous pensions que vous le reconnaîtriez. » Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent. 
Sans le regarder, la prof savait que c'était l'une des feuilles contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l'époque par les camarades de classe au sujet de Mark. 
« Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait. » Dit la mère de Mark « Comme vous pouvez le constater, Mark a beaucoup apprécié ce geste. 
Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof. Charlie sourit et dit : » J'ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau.» 
La femme de Chuck dit : « Chuck m'a prié de la coller dans notre album de mariage. » 
« Moi aussi, j'ai encore la mienne, » dit Marilyn « Elle est dans mon journal intime » 
Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes. » Je l'ai toujours avec moi, »dit Vicky et elle ajouta : »Nous l'avons tous gardée.» 
La prof était si émue qu'elle dut s'asseoir et elle pleura. 
Elle pleurait pour Mark et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais. 


En relisant ce mail, ça m'a fait repenser à une émission que j'ai vu ce week-end, un reportage canadien plusieurs fois primé. 
Une enseignante s'est livrée à une expérience unique pour sensibiliser ses élèves à la discrimination. Pendant deux jours, elle a fait vivre celle-ci aux élèves de sa classe de troisième année. Pour cela, elle s'est servie de la taille. L'expérience a duré deux jours. Le premier jour, elle a dit à toute la classe que des études scientifiques avaient prouvé que les plus petits étaient plus intelligents et créatifs et que les grands étaient plus paresseux et maladroits. Pendant toute cette journée, elle a fait porter un dossard rouge aux grands, a justifié leurs erreurs par le fait même qu'ils étaient grands tout en ne ratant pas une occasion d'encenser les petits en leur accordant toute une série de privilèges.Le jour suivant, elle a inversé les rôles en expliquant que son patron était lui-même un grand qui lui avait prouvé par a+b la supériorité des grands. Elle a alors échangé les privilèges et les dossards d'un groupe à l'autre. L'expérience a fonctionné de façon sidérante. Dès les premières heures, certains gamins se sont trouvés bien dans leur rôle de bourreau, d'autres ont souffert dans leur rôle de victime, la majorité s'est lancée à fond dans ce jeu de rôle.
Le plus surprenant a été à la fin de la récréation quand deux files se sont spontanément formées là où, auparavant, il n'y en avait qu'une.
A la fin de la première journée, je pense que les enfants n'avaient pas encore tout compris. Certains ont été jusqu'à la délation. La seconde journée par contre, c'était un peu différent. S'étant trouvé tour à tour des deux côtés, les enfants ont alors saisi toute la mesure de l'expérience.
L'institutrice a convoqué le parents et leur a fait visionner le film. Ce qui m'a le plus scotchée, c'est leur réaction.
Nous sommes tous confronté à une forme quelconque de discrimination, nous en usons même parfois et jamais nous n'en avons la pleine mesure ou nous n'avons conscience du véritable impact.
Des mois plus tard, quand on a réinterrogé les enfants, la
 réponse commune a été leur prise de conscience face à la discrimination qu'ils faisaient et leur volonté de ne plus la reproduire.

 

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Difficile? Meuh non!

 

Vu que j'en parle dans le post sur l'atelier de massage, allez donc jeter un oeil là-dessus

Après le Tulayoga, voici le niveau au-dessus, le top du top. Je rêve d'arriver à faire ça moi.
Le seul tout petit hic c'est que y a pas en Belgique. Les plus près? L'Allemagne, la Hollande, la France et l'Angleterre. Tout autour quoi... mais pas chez nous. Et je ne parle même pas des stages, un à Bali et un aux US.
C'est pas gagné pour moi apprendre.
Il faut aussi être un yogi confirmé, pas une débutante comme moi... j'ai du boulot quoi.

Dites, je peux pas faire un Alexianethon pour avoir plein de sous-sous que je puisse partir un mois à Bali étudier l'AcroYoga?
Non?
Z'êtes sûr?

Pfffff, même pas drôle..... :-p

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