Alexiane

Des Blanche Neige dans la ville


Une bande de Blanche-Neige a pris possession de la Bourse de Bruxelles.
Nous sommes un samedi soir, tard.
Contrairement aux habitudes, le bâtiment est ouvert.
Brillamment éclairé.
Les grilles sont encore fermées quand nous arrivons.
Mais nous pouvons entr'apercevoir entre celles-ci deux ou trois mecs.
Ils attendent devant l'entrée.
Quelques minutes plus tard, ils les ouvrent.
Nous nous engouffrons à la suite d'une petite trentaine de personnes.
On nous délivre un ticket et, pour la première fois depuis que j'habite ici, j'ai l'occasion de pénétrer dans cet endroit.
La salle est immense.
De grandes colonnades, un plafond d'une hauteur vertigineuse.
Et, tout en haut, un dôme.
Dans la pièce, plus d'une dizaine de Blanche Neige.
Elles se déplacent, marchent, se croisent, se parlent.
Certaines se posent, boivent un peu d'eau, font semblant de dormir.
L'une d'entre elles tient un fusil mitrailleur.
Pourtant, aucune ne semble dangereuse.
Et elles nous ignorent superbement.
Les gens, curieux, déambulent au milieu du chaos qu'elles ont créé.
Des bouteilles en plastique et des boules de papier froissés jonchent le sol.
Une des Blanche Neige va régulièrement faire semblant de se cogner la tête contre un projecteur.
Les personnes présentes regardent ce tableau vivant, perplexes.
Interrogateurs.
Ou légèrement amusés.
Qu'a donc voulu dire l'artiste?
Quel message a-t-il voulu faire passer?
Qu'à cela ne tienne, le spectacle est sympa.
Et cela nous aura permis d'enfin entrer dans cet endroit mythique.

Blanche Neige 1

Blanche Neige 2

Blanche Neige 3

Blanche Neige 4

Blanche Neige 5

Blanche Neige 6

Blanche Neige 7

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Sur des rythmes endiablés

 

Dimanche 19h.
Rendez-vous à un arrêt de métro.
Il est déjà là, le nez dans un bouquin.
Avant même de m'avoir vue, il sourit.
Peut-être m'a-t-il sentie arriver, peut-être un passage de son livre.
Il lève les yeux et je sais.
C'est pour moi ce sourire.
Il ferme son livre et me prend dans ses bras.
Je suis contente de le voir. Lui aussi.
Nous allons à l'atomium.
J'ai vu quelque part qu'il y a une soirée électro en plein air.
J'adore ça, donc je l'ai entrainé.
Nous arrivons et je vois quelques personnes ça et là.
Elles sont asises dans l'herbe et écoutent la musique.
Nous nous installons et discutons.
C'est encore un peu tôt.
Nous parlons de sa passion, la danse.
Il me montre des trucs, me faire faire quelques pas.
Je suis pas très douée mais je m'amuse.

22h, ça commence.
Un DJ, plus de monde, des lumières.
Nous nous mêlons à la foule.
Nous sommes pareils face à la musique.
Impossible de rester sans bouger.
Cela fait quelques heures que nous sommes ensemble et il me fait rire.
Tout le temps, à propos de tout.
Il est de ces gens qui ont une bonne humeur communicative.
Il est super gentil.
Il sourit aux gens autour de lui.
Il leur parle.
Il est ouvert et sociable.
La musique monte d'un cran et il se lance.
Comme à chaque fois, dès qu'il danse, on le regarde.
Il faut le voir, c'est fou.
C'est comme si son corps était en caoutchouc.
Il peut en désolidariser chaque partie.
Il se contorsionne dans tous les sens.
Je le regarde.
Je danse pas mal mais lui c'est autre chose.
Et toujours avec son sourire.
Il n'essaie pas de se montrer meilleur que les autres ou de leur donner un sentiment d'infériorité.
Que du contraire.
Il entraine les gens avec lui, les encourage.
Il est adorable.
Il dégage une énergie folle.
Une bonne énergie.
De temps en temps, il vient près de moi et danse avec moi.
Mais le démon le reprend et il est déjà reparti.
Dans ces moments-là, il est transfiguré.

Je regarde l'heure.
Il faut repartir, prendre le dernier métro pour rentrer.
Je l'appelle.
A contrecoeur, nous repartons.
Il y aura d'autres soirées.
D'autres danses.
Heureusement.

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Opposition tranchée

 

F: - Scarabée Joyeux à vous
A: - criquet déjanté
A: - :-)))
F: - pfff
F: - c'est pas gentil..
A: - ahahahahahaha
A: - non ça ne l'est pas
A: - c'est vrai
A: - allez je biffe
A: - puisque tu te rebiffes
F: - façons je vois le bon coté des choses c'est bien d'être un homme 
      vibrant dans certains cas
A: - mouais
A: - faudrait encore que quelqu'un en profite
A: - sans méchanceté hein
F: - aucune =) ça viendra
A: - je viens juste de dire que je me croquerai bien un p'tit lu
A: - côté rien, je suis pas en reste
F: - enfin moi c'est " a moitié rien " on va dire, on se tourne autour
      disons
A: - moi rien de rien
A: - nada
A: - niente
A: - nothing
A: - dis moi mon criqueninouchet
A: - si tu recevais un mail d'une nana inconnue avec juste écrit
      "Miam" dedans, tu ferais quoi?
A: - tu lui répondrais?
F: - je lui réponds bon ap
A: - pffffff
F: - ou alors que c'est pas bon de manger entre les repas
F: - y'a plein de trucs a répondre en fait ^^
F: - des liens vers des sites de cuisine tout ça
A: - non c'est parce que le mec il est vraiment trop craquant
A: - comme un p'tit Lu
A: - mais je le connais pas
F: - ben croque ^^
A: - tu crois que je peux mettre juste miam à coté de sa photo
A: - et lui envoyer?
F: - mmh c'est direct quand même
A: - non sans blague
A: - ahahahahhaha
F: - suis plutot classique moi style dis moi ça te plairait qu'on se
      fasse un petit repas
A: - pour rester dans le miam?
F: - pas viens ici que je te croque
A: - tu ferais le dessert?
A: - mdr
F: - mon ex m'appelait son chou à la crème
F: - suis donc bien dans le contexte
A: - oui oui
A: - je cherche une façon de l'aborder
A: - sans en faire trop
F: - t'es comme moi tu en feras trop
A: - mais suffisamment accrocheur quand mm
F: - on est pas des gens a faire de la demi mesure
A: - non c'est un fait
F: - bon bon on va voir si il mord à l'hameçon ^^
A: - du 'miam'?
F: - voui
A: - jamais je ne me permettrais d'envoyer ce genre de mail
A: - mais mon côté facétieux en a bien envie
F: - ha ça je te comprends chez moi aussi il aime à se faire entendre
A: - je vais tricher un peu
A: - vais envoyer ça par geunemail
A: - pas moyen de remonter jusqu'à moi
F: - hu hu
F: - enfin en règle générale un homme aime se faire désirer mais 
      en même temps la meilleure façon de l'accrocher c'est de
      le faire courir un peu
F: - regarde je passe ma vie a courir et y'a pas plus passioné que moi
      en amour
A: - je sais
A: - je connais
F: - allez allez je croise les antennes pour que ça marche
A: - eh je prends pas ça au sérieux
A: - il est à Outsiplou le gars
A: - et il voyage tout le temps
A: - ça m'amuse c'est tout
F: - bah voilà bon plan
A: - ....
A: - j'ai envoyé le mail
A: - suis tarée
A: - Voilà le texte:

       Je suis désolée. Tu ne me connais pas
       J'ai vu une photo de toi chez une amie et j'ai juste un mot à dire:
       "Miam"
       Bise.


F: - lol pas mal ^^
A: - je suis morte de rire
A: - qui ne tente rien n'a rien non?

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La bonne reine Dagobert

 

Rentrée hier soir de chez ma grande blonde préférée les bras chargés de paquets, je suis allée me coucher un peu tard.
Ce matin, encore dans le cirage, après 5 rappels de mon réveil, je me décide enfin à me lever.
Dans mes derniers achats figurent quelques paires de chaussettes et quelques strings qu'il était plus que temps de remplacer. Si j'aime beaucoup la belle lingerie, il m'arrive aussi de me payer du tout-venant, du pas cher et confortable, pour tous les jours. D'abord parce que le confort c'est pas négligeable, pis parce que je me garde le beau pour quand un homme campe dans mon lit.
J'ouvre donc mon tiroir et choppe un de mes nouveaux strings, les yeux à demi-fermés. Je me traine jusqu'à la salle de bains, plonge sous la douche et m'habille. J'enfile mon soutif pis le string et là je me dis: "Tiens, c'est bizarre. On dirait qu'il se met de travers."
J'ai en effet la sensation que c'est pas tout à fait pareil à gauche qu'à droite et que la taille part en oblique sur mon ventre. Et force m'est de constater qu'il n'est pas doublé non plus. Je me dis que ce doit être parce qu'il était vraiment bon marché. Je ne m'appesantis pas plus, j'ai pas le temps, je suis à la bourre comme d'hab'.
A midi, avec mes collègues, nous décidons d'aller manger mais, avant, petit passage obligé par les toilettes.
Et là, en baissant les yeux, je me rends compte que si ma culotte était de travers, c'était tout simplement parce que je l'avais mise de travers. Je n'avais tout simplement pas mis mes jambes aux bons endroits... Elle était doublée, comme toutes, finalement. Sans faire attention, tout haut, je m'écrie: "Quelle idiote, non mais quelle idiote! Mais quelle imbécile!".
Au point que ma collègue en train de se laver les mains finit par me demander ce qui se passe. J'éclate de rire et lui dit: "T'inquiète, je t'expliquerai." tout en me débarassant de mon pantalon pour remettre ma culotte à l'endroit.
Nous sortons des toilettes ensemble et rejoignons un et une autres collègues.
Dehors, je me mets à lui expliquer devant les deux autres. Ed se met à rire, elle ne regrette pas d'être venue.

Le plus drôle? Quand le seul homme du groupe m'a dit: "Mais comment tu as pu mettre ta culotte de travers et pas t'en rendre compte? Je comprends pas."
Il a fallu lui expliquer......

 

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Quand Marilyn chantait...

 

... Happy Birthday de sa voix la plus suave.

C'est mon anniversaire aujourd'hui. 
Vous savez ce que j'aime le plus dans les journées d'anniversaire?
C'est que tout le monde est gentil avec vous, vous appelle, vous envoie des cartes, etc....
C'est mieux qu'un rayon de soleil dans un ciel bleu. Ca met du baume au coeur. Et ça tombe bien, je déteste le mois de février.
Avec la Saint-Valentin et tout le tralala autour des amoureux, pour la célibataire que je suis, je trouve que mon annif ne tombe pas trop mal.

Cela dit, j'avais dit que je ne le fêterai pas cette année.
L'année dernière, pour mes 40 ans, j'avais fait une fête d'enfer avec DJ et tout et tout.
Du coup, cette année, je m'étais dit que j'allais faire l'impasse.... tu parles!
C'est plus fort que moi faut croire.

Je suis allée manger ce midi avec une amie et, en moins d'une heure, je me suis retrouvée à organiser une fête pour vendredi prochain. Ca a démarré tout bêtement.
Nous nous sommes retrouvées à trois en plein repas à discuter.
La première venait de m'expliquer qu'elle ne ferait pas de fête pour le sien non plus mais qu'elle profiterait de celles des autres. Puis nous avons enchaîné avec le fait qu'il faudrait qu'on aille dancer un de ces soirs parce que ça faisait un bail qu'on était plus sorties. C'est à ce moment-là que la seconde s'est jointe à nous.
On a commencé alors avec un "on ferait bien un truc informel, pour le plaisir de faire la fête, sans rien préparer".
"Oui mais les week-end c'est pas possible".
"Pas grave, on peut se retrouver un vendredi soir"

Et, de fil en aiguille, nous y voilà.
Ce n'est pas une fête d'anniversaire non.
D'abord parce que sinon les gens vont se sentir obligés de me faire un cadeau.
Puis, j'ai dit que j'en ferai pas.
Et, Eurêka, j'ai trouvé une super idée! On va fêter l'année bissextile. Vous imaginez? Le 29 février n'arrive qu'une fois tous les 4 ans et ça tombe un vendredi! C'est pas cool?
J'adore ça, inviter les gens que j'aime et les regrouper autour d'un verre.
Parce que, bien sûr, je fais pas la version light, non. J'ai lancé quelques 25 invitations.
Je me moque de savoir si 1 ou 25 personnes vont venir, j'ai autant de plaisir à imaginer la soirée qu'à la vivre. D'ailleurs, tant qu'à faire, j'ai mis un thème dessus "Chic et pas cher" et j'ai proposé qu'on fasse dans le déjanté, l'excentrique, qu'on se déguise....
On a passé toute l'après midi avec une de mes deux amies à se faire des films et à se projeter...

Si je vous disais que je veux un truc en plumes..... :-)

 

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Quand l'hôpital se fout de la charité

 

 

C'est du pur bonheur, grinçant à souhait, de l'humour comme je l'aime.
Ok, on va dire que je suis maso et je dois l'être certainement un peu. J'explique.
Treize jours maintenant, j'entame le quatorzième sans ce poison qui m'accompagnait depuis si longtemps et je ne trouve rien de mieux que de choisir ce film-là en particulier, film dont le thème principal est, je vous le donne en mille, la cigarette... ou plus exactement, les cigarettiers.
Je parle du film "Thank you for smoking" ou comment un expert en belles paroles retourne toutes les situations, y compris les pires, à l'avantage des fabricants de sucettes à cancer.

Premières minutes, un plateau de télé où se trouvent une association de mères contre le cancer, une autre sur les maladies du poumon, le représentant de la santé de l'état, un jeune atteint d'un cancer et Nick Naylor qui représente le cartel du tabac. Son discours? Il ne tient pas à ce que son "client" meure du cancer, il le préférerait vivant et fumant. Ce sont les pros de la santé qui veulent qu'il meure, pour en faire un martyre à la cause.

Le ton est donné.

Ce film est un morceau d'anthologie à lui tout seul. Dur, féroce, caustique et cynique, loin de faire l'apologie du tabac, il dresse un portrait ambigu d'un lobbyiste bossant pour ses fabriquants.
L'acteur principal est bon, vachement bon et il parle bien. D'ailleurs, il le dit lui-même, c'est ce qu'il fait de mieux. Que les intérêts qu'il défend ne soient pas moraux lui importe visiblement peu... quoique...
Au fur et à mesure, et c'est ce qui fait la force du film, on va le voir tour à tour totalement immoral ou terriblement humain, parfois même touchant dans son rôle de père.

Si vous aimez ce genre d'humour ou les sujets brûlants, je vous le recommande chaudement. Drôle, même si c'est d'un rire jaune, il dessine finement les traits d'une société où le capitalisme est roi et où tous les prétextes sont bons pour faire de l'argent, bien souvent aux détriments de la majorité des êtres humains. Et, grand avantage, il offre un regard plus que négatif sur ces énormes cartel de la mort.
A voir absolument.

 

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