Alexiane

Comme une feuille dans le vent


Beaucoup de boulot ces derniers temps
Et l'automne qui, doucement, s'installe
L'envie d'hiberner
Comme chaque année
Un peu marmotte en hiver
Un peu lézard en été

Ce n'est ni le blues
Ni de la mélancolie
Plutôt l'envie
De se laisser porter
Au gré du vent
Et de la pluie

Métro-boulot-dodo
Certains jours
D'autres soirs
Ce sont des activités
Comme la danse
Qui rythment mes soirées

Puis mes vendredis
Et mes week-end
Rien à faire
Sinon profiter
De la vie
De ma journée

Tout ça pour dire
Ou ne rien dire
Parler de mon absence
De mon manque de présence
Dans cet endroit
Qui n'appartient qu'à moi

Mais qu'avec plaisir
Avec vous qui me lisez
Je partage
Parfois souvent
Ou plus rarement
Comme en cet instant....

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Tournez manège


Dès le matin au saut du lit,
A peine le réveil a-t-il sonné
Qu'elle apparait à mes côtés
La tête embrumée
Je me traine jusqu'à la salle de bains
Il me faut me doucher
Pour secouer les idées
Noires
De mes nuits blanches
Et me réveiller tout à fait
Elle, elle est reste là
Où que je sois
Sorte de couche invisible
Collée serrée

Mes ablutions terminées
Mon cerveau lent
(Cerf-volant?)
Se met à tourner
Lentement, doucement
Mais sûrement
Tandis que je me rends
Vers mon lieu de travail
(Torture?)
Journalier
Elle est encore là
Murmurant,
Susurrant
Je l'entends
En permanence

Après un long trajet
Tram - Métro - Tram
Ou tram - métro - bus
Suis-je chanceuse
Tout de même
D'avoir autant de choix
De moyens différents
De transports en communs
Pour un seul chemin
Que, le soir une fois tombé,
En sens inverse
Je reprendrai
Mais seule je ne suis pas
Elle est toujours là
Parfois très proche
Puis, de temps en temps
Un peu plus lointaine

Enfin arrivée
Faire tourner la clef
Ouvrir la porte
Allumer mon pc
Prendre les appels
Gérer mes priorités
Résoudre les problèmes
Mes collègues aider
A midi manger
Sur le web surfer
Ma messagerie consulter
Vivre la journée
En regardant l'heure tourner
Essayer aussi
De l'ignorer
Parce que minute après minute
Sa présence se fait sentir

Mon boulot terminé
Re-belote les transports
Ou, parfois, le train
Pour changer
Petits courses
Pour le souper
Ou le dîner
Si vous êtes français
Que je vais préparer
Une fois rentrée
Manger devant la télé
Fiction ou réalité?
Choix cornélien
Surtout la chasser
Elle, encore elle
Qui me parle à l'oreille

Enfin l'heure de se coucher
Dans mes beaux draps frais
Qui sentent bon
Le soleil d'été
Douceur et volupté
Comme un chat
Je m'étire et me glisse
Pose ma tête sur l'oreiller
Laisse mes cheveux m'entourer
Délicatement me caresser
Le visage, les yeux, le cou
Entendre mon chat ronronner
Lui aussi aime se coucher
D'une main agacée
La chasser
Elle qui est toujours là
Dans un coin de mes pensées

Les yeux fermés
Je me laisse dériver
Dans les bras de Morphée
(Quelle chance qu'il soit homme!)
Et l'exhorte à se taire
Elle, la voix dans ma tête
Filet ou hurlement
Qui me parle en permanence
Me fait peur
M'oblige a reculer
Alors que tout ce que je veux
Moi
C'est avancer
Elle qui me hante

Elle
La voix du doute

Fais-je bien de vouloir tout changer?

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Et voilà c'est fini.

 

Ce titre, chanté il y a deux semaines par les deux protagonistes n'était pas prémonitoire vu qu'ils savaient l'un et l'autre être proche de la fin. La fin, c'était hier. Et voilà, c'est fini.
Amandine a été consacrée. Amandine est la nouvelle star. Benjamin a perdu.
C'est drôle, je suis fan depuis le début d'Amandine mais, hier, j'ai regretté le résultat. Regretté que Benjamin n'ait pas gagné. Si j'avais dû les départager, j'en aurai été incapable. Sauf hier.

Drôle de finale que celle-ci. Si le jury avait l'air d'être enchanté, moi perso j'ai trouvé que c'était le pire prime de tous.
Je comprends bien le stress, la fatigue, la sensation d'être à la fin du truc et, honnêtement, c'est très facile de critiquer quand on est assis dans son fauteuil devant sa télé. Mais Amandine m'a semblé absente hier, à côté de ses pompes. Comme si elle avait déjà perdu. Si la première chanson était chouette, les deux autres solos par contre....
Et Benjamin, bien que lui aussi en bout de course, s'en est mieux tiré. Moins d'erreurs, plus présent, meilleur quoi.

Cela dit, je suis contente pour Amandine. J'aime son côté écorchée vive, tellement dans l'émotion. Et j'aime sa voix, si forte, un peu cassée, un peu rauque.
Et je suis triste pour Benjamin, avec sa gueule d'ange, son univers particulier classieux et jazzy, son groove, sa voix à la tonalité pas banale.... son moonwalk :-)

C'est le jeu. C'est fini. Il ne pouvait en rester qu'un.
Dommage, ils méritaient tous deux de gagner.

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J'me sens mieux

 

Après deux semaines et, surtout, deux week-end entiers à me morfondre chez moi, à déprimer doucement à cause du temps, de la vie... deux week-end à légumer devant la télé avec des "crasses" (bonbons, chips, chocolat et j'en passe...) à faire pâlir d'envie le moindre gamin qui passerait dans le coin.... deux week-end à me gaver de séries télé débilitantes les unes derrière les autres... j'me sens mieux. Et même, si je m'y arrête deux sec, vachement mieux.
Ca peut paraître bizarre, ou paradoxal, voire les deux mais ce genre de descente dans la solitude et la déprime me conviennent plutôt bien à moi.
C'est toujours le même processus d'ailleurs. Je vous explique.

Il m'arrive un truc désagréable, contre lequel je ne peux rien... puis un second, puis un troisième et ça commence. Au détour d'une démarche anodine, je me rends compte de la profondeur de ce qui me touche et depuis combien de temps ça me turlupine là-bas derrière dans mon petit crâne. Je déballe alors le tout à une amie qui, bien évidemment, ne réagit pas exactement comme je l'aurai espéré et je me prends le retour en pleine figure. Et là, une fois les vannes ouvertes, va-t-en les refermer tiens.
Et c'est là que ça devient difficile parce que, si je suis loin d'être une optimiste, je n'en suis pas moins une reine du trompe-l'oeil, ou de la politique de l'autruche, ou encore du bandeau sur les yeux, surtout quand il s'agit de mes petits problèmes à moi. Je passe mon temps à répéter à tout va que tout va bien, que la vie est belle, que je suis très contente de mes activités, que j'ai des amis formidables, etc... à force, ça en devient une vérité.
Tant et si bien que je finis par occulter les aléas de la vie, les choses qui tracassent, les contrariétés, les petits soucis et les gros chagrins. Méthode Coué ou, plus proche de nous, méthode Danny Boon. Vous connaissez non? "Je vais bien, tout va bien". Puis, encore plus fastoche, quand on me demande si ça va je saute directement à "Assez parlé de moi, et toi, ça va bien?" Parce qu'il est bien connu qu'écouter les autres et les aider à résoudre les leurs de problèmes, ben ça empêche de se focaliser sur les siens propres. Et, si si, ça marche, très bien même.
Et, finalement, ben ça va pas si bien que ça. Et je rentre dans la deuxième phase du cycle.
Après ma conversation avec mon amie qui n'a pas exactement réagi comme je l'aurai voulu, j'appelle quelqu'un d'autre - ma soeur, une autre amie - et je ressors mon laïus assaisonné cette fois de quelque chose qui ressemble à "Non mais, tu te rends compte de ce qu'elle m'a dit?". "Elle" étant bien entendu la première amie. Je me plains donc, non plus uniquement de mes problèmes mais aussi de sa réaction à "Elle". Parce que maintenant que je les vois bien mes contrariétés, y a plus moyen d'y échapper et que c'est plus facile d'en ajouter que d'en enlever. A un point tel que ça en finit parfois par s'auto-alimenter sans fin. La personne que j'appelle m'écoute sans dire mot - difficile n'est-ce pas de trouver les mots dans ces cas-là - et je suis une fois de plus frustrée et déçue. Et, honte à moi, je me montre désagréable envers elle qui n'en peut rien. Et c'est la troisième phase du cycle, la moins jolie.
Celle où je remballe tous les gens que je connais, que je les aime ou non, qu'ils m'apprécient ou pas. Je deviens un vrai porc-épic, pas le petit hérisson qu'on voit dans nos campagnes non, le gros porc-épic avec des pointes de 50 cm qui fait 15 à 20 kg minimum. Et, croyez-moi, je peux être vraiment désagréable quand je m'y mets.... J'ai honte j'vous dis.
Heureusement, en vieillissant, je deviens plus sage (puis je me connais mieux aussi) et, si je ne peux toujours pas sauter une phase, je peux au moins les raccourcir et passer plus vite à la suivante. Quatrième phase du cycle donc.
Où on voit la pauvre malheureuse pleurer toutes les larmes de son corps sur son triste sort.... Je rigole là, je dramatise à mort. Non, c'est la phase de repli sur soi, de "foetalisme" à l'extrême. Z'savez, quand on se couche dans son lit en position foetale en serrant bien fort son oreiller dans ses bras? Celle où on ne répond pas au téléphone, où on se traine en pyjama toute la journée de son lit à son divan et vice-versa, où on ne veut voir ni parler à personne, celle où on se trouve moche et conne ... ouais j'exagère, mais à peine. Ce que j'ai fait pendant ces deux derniers week-end quoi. Sauf que, pour en remettre une couche, j'avale tout et n'importe quoi, surtout du calorique (pour la bouffe) et du débilitant (pour la téloche) à mort. Tout ça jusque dimanche matin....
J'ai trainé ma déprime de pièce en pièce en regardant l'horreur s'amonceler (le linge dans la salle de bains, la vaisselle sale dans l'évier, les nounous sur le sol, la poussière sur les meubles) et en ressassant à quel point ma pauvre vie était dure jusqu'à hier matin. Quand je dis que les phases peuvent passer plus vite....
Et là, ça va mieux, vachement même.... Hier matin, je me suis levée, j'ai commencé au saut du lit. Direction le marché, exit les cochonneries, bonjour la nourriture saine. J'ai lessivé et le linge et les rideaux et tentures, j'ai repassé, fait la vaisselle, cuisiné, passé l'aspi, rangé tout ce qui trainait, fait un tri tant que j'y étais, fait les poussières, nettoyé pour finalement m'écrouler à 23h30 dans un lit tout propre dans un appart qui sentait vraiment bon le frais.....

Ben, vous savez quoi? Rien que pour cet instant là, ce pur moment de bonheur, je veux bien me refaire le cycle au complet....

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self examination therapy

 

C'est la Saint Valentin aujourd'hui... Une de mes très proches amies m'a envoyé un sms qui m'a fait vraiment plaisir tout à l'heure. Elle me disait en substance que, même si ce n'est pas pareil, elle m'aime également très fort donc elle se sentait le droit de me souhaiter une bonne St Valentin. Et ça m'a touchée. En plein coeur.
Parce que cela fait un moment que je suis seule maintenant. Depuis juillet de l'année dernière pour être exacte.
Parce que, depuis cette date là, je n'ai pas eu vraiment d'aventures, ni de coups de coeur, ni de papillons dans le ventre, ni quoi que ce soit...
Parce que pour la première fois depuis des années, j'ai non seulement le coeur mais également le corps en berne.
C'est comme si j'avais besoin de me mettre en retrait, de réfléchir, de me poser. Comme si cette diète me permettait de me purifier, de me nettoyer.
C'est bizarre parce que d'habitude après une rupture, je me remets assez vite "en selle" comme on dit et le sexe pour moi fait partie des grands plaisirs de la vie.
Mais, cette fois-ci, c'est différent. Je ne veux plus d'aventures sans lendemain où le corps prend du plaisir alors que la tête ne participe pas. Je me rends compte que je m'ennuie si je n'ai pas un minimum de complicité. Il faut, pour que j'apprécie la relation sexuelle, que mon cerveau exulte et, il faut bien le reconnaitre, c'est rarement le cas.
Du coup, je me pose des questions, je recule le moment de...., j'évite de trop regarder autour de moi, je me refuse à sauter le pas (pour ne pas dire sauter tout court).

J'ai reçu par mail des tests "Spécial Saint Valentin" et j'en ai fait un. En voici le résultat:

Un passage pour vous retrouver

Vous ne semblez pas vivre le célibat comme une situation définitive. Au contraire, vous l'imaginez plutôt comme l'opportunité d'amplifier la communication avec votre univers intérieur. Car vous avez envie de puiser en vous toutes les ressources nécessaires à votre épanouissement. Et vous pressentez que ce cheminement intime vous permettra de découvrir les deux facettes fondamentales de la vie : s'aimer pour être aimé(e).



Il est possible qu'une difficulté sentimentale soit à l'origine de cette sage décision. Peut-être avez-vous vécu récemment des ruptures, des échecs, des incompréhensions amoureuses qui vous ont interpellé ? Vous avez alors pris conscience que vos déboires répétés ne sont pas dus au hasard. Mais qu'ils sont les signaux révélateurs d'un frein. A vous de les repérer pour vous libérer du passé et vous enrichir.

Vous le savez sans doute, il est souvent compliqué et douloureux de se dégager des anciens schémas. Pourtant, il vous serait sûrement profitable de comprendre que, lors de chaque rencontre, on rejoue souvent des scènes que l'on a vécu auparavant avec nos proches : mère, père et tous les anciens amours qui nous ont parfois déçus.

Le temps du célibat peut donc s'avérer bénéfique pour aider à se défaire de ces liens. De plus, il permet d'aller ensuite à la découverte de situations inédites avec de nouvelles personnes. Ainsi cette recherche sur vous-même vous conduira vers l'émergence de votre véritable soi. Mais pas seulement. En vous ouvrant à l'altérité, vous multiplierez également vos chances d'affinités.

 

Surprenant non? Peut-être qu'il est temps pour moi de changer de mode de fonctionnement. Ma dernière relation a été riche en sensations, sexuellement. Peut-être était-ce la dernière? J'ai adoré ce que j'ai vécu avec lui et je ne renie rien mais je dois reconnaitre que, tout au fond de moi, je rêve d'une relation à long terme, quelque chose qui s'inscrit dans un quotidien. Une histoire peut-être moins intense mais plus profonde, qui est faite pour durer, et non un feu d'artifice.
Une relation avec quelqu'un qui m'aimerait tout simplement, qui aurait plus que du désir pour moi. Une relation qui ne serait pas qu'une passion physique et qui ne serait pas que passionnelle ou charnelle. Une relation qui serait un échange, une envie de vivre un bout de chemin avec l'autre.
J'aimerai voir dans les yeux d'un autre qu'il a envie de partager quelque chose avec moi... un long moment....

Je connais quelqu'un qui, à la lecture de ces quelques phrases me rétorquerait que le bonheur se trouve en nous et en nous seul et que si on attend qu'il vienne de l'extérieur, on sera forcément déçu. Et je lui répondrais qu'il a raison mais que ça n'empêche pas d'avoir envie de vivre et de construire quelque chose à deux. Le fait de construire mon propre bonheur à partir de mes ressources propres ne fait pas pour autant de moi quelqu'un qui ne rêve plus, qui n'espère plus... 

P*** de St Valentin!
Mais je souhaite à tous les amoureux du monde une excellente Saint-Valentin... et qu'elle dure longtemps :-)

 

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Revoir les images...

 

m'a renvoyé là-bas, et donné l'envie d'y être à nouveau.
Léger coup de blues, mais aussi un grand bonheur.

Pour l'album, c'est
En attendant, pour vous donner l'eau à la bouche:

Le long de la rivière, les mômes jouent 

Quand le ciel se teinte de rose

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