Alexiane

Visages


J'aime bien les photos.
Les regarder certes, mais aussi les prendre.
Et, sans aucune prétention, il m'arrive d'en réussir quelques unes.
Mon plus grand plaisir pourtant est de prendre mes amis de près.
De très près.
Parce que je trouve qu'un visage pris d'aussi près nous révèle parfois
Quelque chose d'insoupçonné.
Un trait de caractère
De la beauté
De la grâce.
Alors j'essaie de saisir tout ceci
En photographiant les visages de mes amis.

Et voilà ce que ça donne.....

A

C

W

H

N

Ch

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Comment on arrive ici



Bonjour, je m'appelle Alexiane.
Comme vous le savez certainement, vu que vous êtes déjà là, je tiens un blog.
Blog que j'appelle d'une façon très originale - vous en conviendrez - blog alexiane.
Pour qu'il soit agréable à lire, et parce que c'est plus facile, je l'ai agrémenté de quelques rubriques sympas.
Pour ce faire, j'ai repris les slogans d'une émission de télé sur le cinéma qui utilisait la formule "coup de" à toutes les sauces. Un exemple? La rubrique coups de soleil.
Mais pourquoi l'avoir mis au pluriel me direz-vous? Tout simplement parce que, dans une vie, il est rare que l'on ait un seul "coup de" quelque chose. Surtout quand il s'agit de coups de soleil.
Prenez moi (toujours par exemple), je suis blonde. Et que fait une blonde quand on la met en plein cagnard? Ben elle rougit. Bon, parfois il arrive qu'elle rougisse même sans UV mais c'est une autre histoire.
En parlant de soleil, avant-hier, il a fait tellement beau que j'ai ressorti de ma garde-robe une presque mini-jupe. Je l'aime bien parce qu'elle me fait de longues jambes et affine ma silhouette qui en a bien besoin, il faut en convenir.
Ce que j'avais oublié c'est le lien inévitable qui se fait dans la tête de l'homme quand je lui passe sous le nez dans ce genre de tenue. Jupe courte et fesses claquées, en voilà un raccourci qu'il fait bien volontiers. A ma grande colère. J'ai beau lui expliquer que c'est comme fouiller dans le sac des filles, ça ne se fait pas, il ne veut rien entendre.
"Sac de filles, sac de filles" qu'il me répond alors agacé, "mais qu'est-ce que vous pouvez bien cacher là-dedans de si secret?"
Et moi d'éclater de rire devant son air outré et incompris.
Et lui de me regarder ébahi et de me rétorquer: "T'es bien une femme lunaire toi! Tu changes d'émotion en une seconde."
Je n'ai encore jamais osé le reprendre: "lunatique et non lunaire" mais bon, que voulez-vous, l'homme c'est l'homme. Faut pas me le vexer non plus sinon va falloir que je l'envoie chez Daligault Yoga pour qu'il s'en remette.
Déjà que quand il n'est pas de trop bonne humeur le soir à cause d'une de ces journées où on me l'a énervé, il faut que je me coupe en quatre pour lui redonner le sourire.
Bon, j'ai mes trucs à moi et, avec l'habitude, ça marche plutôt bien.
Comment ça, vous voulez savoir? Z'êtes bien curieux, non mais. J'en ai trop dit? Ben non, justement. Je n'ai encore rien dit.
Bon ok, vous fâchez pas, je vous raconte mais vous le gardez pour vous hein.
Alors voilà.
Quand l'homme rentre avec une tête de 4 m de long, je l'accueille gentiment, le pousse vers le canapé, lui sert un bon verre de vin et lui ordonne de ne pas bouger. Je m'en vais dans la chambre mettre ma tenue spéciale.
"Rodéo crescendo" que je l'appelle. Tout un programme.
Ca consiste en un top dos-nu ultra-moulant, un boxer sexy en dentelle et des chaps en cuir. Des vrais de vrai. Vous savez, ces trucs complètement ouverts à l'intérieur qui se ficellent sur un pantalon?
Une fois harnachée, je reviens dans le salon, baisse la lumière, met de la musique et me plante devant lui.
Je danse un moment , je me déshabille lentement et, quand je vois qu'il n'en peut plus, je le couche au sol.
Mes mains courent partout jusqu'à ce qu'il me demande d'arrêter et je lui fait un cuisses-massage de la mort qui tue.
Après çà, il est tout détendu, moi je vous l'dit.
Là, je lui murmure: "C'est fini, cowboy, fini, mais rassure-toi, il y aura d'autres rodéos."
Souvent, après, il est tranquille pour une paire d'heures.
Il allume la télé et se met à zapper. Tenez, la dernière fois, il a vu en à peine quelques minutes une liposuccion vidéo, une pub pour bruxell'air (cette prime offerte à ceux qui se débarrassent de leur voiture) et une interview sur Marianne James et Dove dans l'intimité.
Moi, pendant ce temps-là, j'en profite pour faire des choses qui me plaisent. J'allume mon pc, je surfe sur les blogs que je préfère, j'écris sur le mien, je fais des recherches sur internet comme de trouver un stage de zazen en Charente maritime.
Une de mes dernières lubies c'est d'avoir le plus de sarouels possible. Comme j'ai des amis qui vivent à Arlon et que je vais y aller un de ces quatre, j'ai donc tapé "Sarouel Arlon". Vous n'avez pas idée de ce que j'ai trouvé. Je me suis retrouvée sur un truc glauque intitulé "massage Arlon" qui vendait des massages pas très catholiques. Brrrr les photos, c'était vraiment pas cool.
Soit, tout ça pour dire que ma vie avec l'homme, ma vie tout court en fait, est vachement passionnante.
Vous ne trouvez pas? Mouais, peut-être que vous avez raison finalement.
Mais si je vous disais que, pas plus tard que tout à l'heure, j'ai ma meilleure amie qui m'a appelée pour me demander de lui donner l'interprétation du rêve "J'embrasse ma meilleure amie", vous la trouveriez plus intéressante?

PS: Chaque mot ou bout de phrase de couleur différente sont les mots ou les expressions utilisés pour trouver mon blog. J'ai déjà vu sur certains des personnes en faire des listes et les commenter de façon plus ou moins réussie. Je voulais essayer d'en faire un texte et je vous jure que c'est pas évident quand on voit par quel chemin on arrive ici.

Bonne nuit.

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Tennis et volupté


Issam a 26 ans.
Il est arrivé ici il y a peu.
Pour s'entrainer il me dit.
Ce sont ses parents qui ont choisi de l'envoyer dans notre beau pays.
Son père surtout.
Parce que, chez lui, ce sont les hommes qui prennent les décisions.
Surtout quand elles sont importantes.
Les femmes s'occupent surtout de la maison, des enfants.
Quand ils sont petits du moins.

Donc Issam est chez nous depuis quelques mois.
Et il s'entraine.
Tous les jours.
"A quoi?" je lui demande.
Il sourit et m'explique.
Il fait du tennis depuis son enfance.
Et, depuis quelques années, il fait des tournois.
Et apparemment, il gagne.
Du coup son père s'est dit qu'il pourrait devenir un tennisman renommé.
Comme il a beaucoup d'argent, il a pris la carrière de son fils en main.
Et, depuis, celui-ci s'entraine.
Ici, en Belgique.

Issam n'a pas l'air de s'en plaindre remarquez.
Etre loin de chez lui, loin de sa famille n'a pas l'air de lui peser.
Il me dit même aimer vivre ici.
Malgré la grisaille, la pluie, le vent.
Ou, mieux encore, à cause de ceux-ci.
Il m'explique que quand on vit dans un pays où il fait chaud 360 jours par an,
On apprécie un temps plus frais.
Mais ce qu'il aime par-dessus tout,
C'est la liberté.
Pas de paternel pour le remettre à sa place.
Pas de maman pour lui dire quoi faire.
Pas de famille qui ausculte le moindre de ses faits et gestes.

Issam s'est fait des amis ici.
Et il sort beaucoup.
C'est vrai que c'est facile pour lui.
Sa famille a de l'argent, beaucoup d'argent.
On peut dire que c'est un nanti.
Du genre fils à papa,
Né avec une cuillère en or dans la bouche.
Oh, il n'est pas arrogant, loin de là.
Il est très gentil, très souriant.
D'une grande douceur.
Et d'une grande beauté.
Alors il a de plus en plus d'amis.
Et il aime ça.

Parce que Issam n'est pas venu ici que pour s'entrainer.
Non, non, il est venu pour fuir aussi.
Sa maman, son papa, ses frères et ses soeurs.
Qui lui demandent constamment quand il va enfin se marier.
Ou rencontrer une gentille fille.
Et la leur présenter.
Le drame c'est que Issam, les filles c'est pas son truc.
Lui ce sont les garçons qui lui plaisent.
Et chez lui, ça ne se fait pas.
Mais alors pas du tout.
Alors il continue de s'entrainer.
Au tennis.

Pour pouvoir encore rester un moment ici.
Et jouer à d'autres jeux...

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Du côté de chez Panthère


Comme je le mets dans le titre, j'ai piqué ce questionnaire chez Panthère.

1 - Quel(s) souvenir(s) avez-vous de votre apprentissage de la lecture ?

Pas grand-chose je le crains, mes souvenirs d'enfance sont très vagues mais je n'ai plus arrêté depuis que je sais lire.
Je me suis toujours vue avec un bouquin à la main quoiqu'il arrive.
D'après ma mère, j'ai appris à lire quasi toute seule et très vite mais vous savez comment sont les mères :-)

2 - Vos lectures préférées lorsque vous étiez enfant ?

Le club des cinq d'Enid Blyton, Alice au pays des merveilles entre autres...
Et aussi les contes de Perrault ou d'Andersen
Mais ma série favorite quand j'étais môme, ça a été la Comtesse de Ségur. Je dois les avoir quasi tous lus.
Mon préféré c'était "François le Bossu", juste avant "Un bon petit diable".

3 - Aimez-vous la lecture à haute voix ?

Il m'est arrivé de faire la lecture à haute voix dans des circonstances particulières, ou de lire un passage de mon bouquin au téléphone à un ami. J'aime particulièrement le fait qu'on peut mettre pas mal d'émotions dans la voix et partager avec un(e) ami(e) plus intensément ce que cette lecture nous apporte.
Je n'ai par contre encore jamais assisté à la lecture à voix haute d'un livre donc il m'est difficile de dire si j'aimerai ou pas.
 
4 - Votre conte préféré ?

La chèvre de Monsieur Seguin. d'Alphonse Daudet
J'ai un attachement particulier pour cette petite chèvre qui n'en fait qu'à sa tête et qui en finit par se faire dévorer.
Peut-être parce que le besoin de liberté est chez moi tout aussi fort.

5 - La meilleure adaptation d'un roman ou d'une pièce de théâtre

Sans hésitation, The Shawshank Redemption de Stephen King; Magistral.
Je ne suis pourtant pas fan des adaptations. J'aime me faire mes propres images quand je lis et je suis souvent déçue du
résultat télévisuel. J'ai comme ça quelques souvenirs d'adaptations complètement loupées, comme celles de certains romans
de ce dernier par exemple.
Cela dit, parfois d'autres adaptations sont plutôt réussies: Misery, toujours de King ou encore le Seigneur des Anneaux
alors que là je craignais le pire.

6 - Apprenez-vous par cœur certains poèmes, répliques de théâtre, passages de roman ?

Non pas vraiment. Mais je me rappelle souvent au moins de l'histoire des livres que j'ai lu.
Il m'est arrivé de prendre un bouquin au hasard et, dès la seconde page, de me rendre compte que je l'avais déjà lu alors que
je ne me rappelais pas du tout du titre ou du nom de l'auteur.
C'est comme une mélodie, les mots s'enchainent d'une façon unique qui me parle.

7 - Avez-vous des livres ou des magazines dans vos toilettes ?

Non. Je prends mon bouquin avec moi et je le traine de pièce en pièce.

8 - Avez-vous plusieurs lectures en chantier ? Combien ? Lesquelles ?

Oui. Pour l'instant, j'en ai quatre.
Anatomie pour le mouvement et Massothérapie clinique pour mes massages.
Ero dietro tu de Nicolas Fargues qui est une relecture et que j'ai lu en attendant de pouvoir me procurer le 3eme tome
de Millenium.
Millenium donc de Stieg Larsen, que j'ai dévoré en moins de deux. (et fini)
Et je viens de commencer la trilogie de Maxime Chattam avec l'âme du mal, le 1er tome.

9 - Le poète que vous ne cesserez jamais de relire / de vous réciter ?

Baudelaire, les fleurs du mal..
Mais je ne suis pas trop poésie, j'ai peu de références.

10 - Le livre que vous avez lu le plus rapidement ? Le plus lentement ?

Le plus rapidement? J'hésite entre le dernier tome d'Harry Potter (moins d'un week-end) ou le premier de la trilogie Millenium (3 soirées)
Le plus lentement? Toilettes pour femmes de Marilyn French. J'ai eu un mal fou à en venir à bout. Je n'arrivais pas à rentrer
dedans mais, paradoxalement, j'avais envie de connaitre la suite... Ca m'a pris des mois.

11 - Préférez-vous les éditions de poche aux originales ? Pourquoi ?

Les deux, tout dépend de ce que je veux en faire.
Pour voyager, des poches. Ca prend moins de place, c'est moins lourd et je les laisse plus volontiers derrière moi.
Je fais souvent du troc en voyage genre j'ai fini mon bouquin, on échange?
Chez moi, j'ai quelques séries en édition originale et j'en ai même quelques uns qui sont en édition limitée et/ou signée.
Mon père avait quelques livres anciens. Ils ont disparu avec lui. Dommage.
Mais j'ai gardé une édition des fleurs du mal du début du siècle passé, avec une couverture enluminée.

12 - Le(s) livre(s) que vous ne rangez jamais dans votre bibliothèque et qui traîne(nt) toujours ?

Ceux que je suis en train de lire qui s'étalent un peu partout vu que je les trimballe avec moi.
Pour les autres, il arrive toujours un moment où je les case quelque part.
Cela dit, je commence à manquer de place alors ils s'accumulent à gauche et à droite, un peu n'importe comment.

13 - Quel est votre rapport physique à la lecture ? Debout ? Assis ? Couché ?

Dans n'importe quelle position, à n'importe quel moment.
Assise, debout, couchée, dans le canapé, dans mon lit, sur les toilettes (même celles du boulot c'est dire), sous une tente
minuscule avec une lampe de poche, dans la voiture, debout dans les transports en commun, en mangeant etc etc...
Le pire? En marchant en pleine ville, un oeil sur mon bouquin, un oeil sur les gens pour pas les bousculer.

14 - Vos lectures sont-elles commentées crayon en main ?

Alors là... je courbe déjà les épaules sous les cris de quelques personnes de ma connaissance (n'est ce pas Panthère?) mais oui, il m'arrive d'annoter certains de mes livres... comme il m'est arrivé d'en annoter un ou deux qui ne m'appartenaient pas (mais avec la permission de leur propriétaire, quand même!)
Cela dit, je n'annote pas dans n'importe quel bouquin non plus. Ce sont souvent des ouvrages de développement personnel,
avec des exercices ou des références à quelque chose qui m'est arrivé.
J'aime à les relire des années après, ça me permet de me rendre compte de comment j'ai évolué, ce que j'ai laissé derrière
moi et ce que je dois encore travailler.

15 - Offrez-vous des livres ?

Oui, assez souvent.
J'ai pas mal de lecteurs assidus dans mon entourage et c'est le cadeau parfait pour eux.
Le but du jeu est de trouver LE livre qui leur plaira, d'un auteur dont il n'ont jamais entendu parler par exemple.
Oser le plus improbable et tomber juste.

16 - La plus belle dédicace, que ce soit de l'auteur ou de la personne qui vous l'offrit ?

Celle que j'ai dans "L'Alchimiste" de Coelho.
C'est Manu qui me l'avait faite. Nous ne nous étions encore jamais rencontré mais nous nous parlions beaucoup par
internet. Nous faisions partie tous les deux d'une sorte d'atelier d'écriture et nous avions sympathisé.
Il m'a envoyé une version en édition limitée, dessinée par Moebius (que j'adore) et me l'a dédicacée.
Il vit maintenant en Australie, nous ne nous parlons plus beaucoup (une fois tous les deux ans à peu près) mais, quand je
prends ce livre en main, j'ai plein de souvenirs qui me reviennent.

17 - Quel est votre rapport sensuel au livre ? (Odeur, texture, etc.)

Les livres actuels ont un peu perdu de leur charme. Plus d'enluminures, peu ou plus de couvertures en cuir, peu ou plus de papiers spéciaux.
Mais j'aime entrer dans une librairie, sentir simplement l'odeur du papier et voir tous les livres étalés partout.
Je pourrais y rester des heures, en prendre un, le feuilleter puis le reposer pour en reprendre un autre.
J'aime regarder les couvertures, lire les résumés parfois ou encore en ouvrir un au hasard et lire quelques pages comme
ça, juste pour me faire une idée.
Le nombre de bouquins que j'ai acheté sur une première page....

18 - Quels sont les auteurs dont vous avez lu les œuvres intégrales ?

Je ne pense pas avoir une intégrale sauf les Harry Potter mais je dois avoir lu au moins 85% des Stephen King (peut-être un peu plus même... et Dieu sait si il y en a).
Sinon j'ai lu pas mal de Mankell, beaucoup de Loup Durand, presque tous les Levy et presque tous les Cauwelaert, beaucoup
de Nothomb...
En fait, je ne cherche pas à lire les oeuvres intégrales de quelqu'un. Je lis juste ce qui me plait. Si le même auteur continue
à me plaire, je continue à le lire. Si je n'aime plus ce qu'il fait, je passe à autre chose.
 
19 - Un livre qui vous a particulièrement fait rire ?

Un peu bébête mais il m'a rire aux éclats plusieurs fois dans les transports en commun: Le journal de Bridget Jones.
Que ce soit le 1er ou le second tome... quoique le second peut-être encore plus que le premier.
Le scène où elle essaye de faire du ski est à mourir de rire.

20 - Un livre qui vous a particulièrement ému ?

Je dirai "Ero dietro tu" de Nicolas Fargues.
Le fait que ce roman montre un homme qui se met totalement à nu, qui n'a pas peur de ses faiblesses, de ses bassesses
comme de ses qualités et de ses bonnes actions m'a vraiment touchée. Puis cette façon d'écrire comme un dialogue, comme si il s'adressait directement au lecteur...

21 - Le Livre qui vous a terrifié ?

J'hésite entre "l'Exorciste" de William Peter Blatty ou "Simetierre" de Stephen King.
Je les ai lus à quelques années d'intervalle, l'un à l'adolescence, l'autre quelques années plus tard.
Je me rappelle qu'ils m'ont tous les deux terrifiée et que j'ai regardé sous mon lit pendant longtemps avant de m'endormir.

22 - Le livre qui vous a fait pleurer ?

"Où es-tu?" de Marc Levy.
Malgré certaines faiblesses, ce livre m'a bouleversée.
Je l'ai d'ailleurs prêté à ma soeur juste après et elle a été tout autant touchée que moi.

23 - L'avertissement / l'introduction qui vous a le plus marqué ?

J'ai beau réfléchir, je n'en trouve pas pour le moment.
Je les lis toutes pourtant et il y en a certainement une qui a dû au minimum me troubler mais là, je ne vois pas.

24 - Le titre le plus marquant, original, décalé, astucieux?

"Truisme" de Marie Darrieussecq
Autant le titre que le contenu m'est apparu décalé... tellement qu'encore à l'heure actuelle, je ne suis pas certaine d'avoir
bien tout saisi.

25 - Décrivez votre bibliothèque.

Je n'ai pas vraiment de bibliothèque mais j'ai quelques armoires qui me servent de bibliothèques.
Dans le salon - salle à manger, j'ai une haute étagère en bois clair remplie à ras bord. A côté, dans le coin, un meuble fermé
dessus et dessous avec un espace ouvert au milieu où trônent une bonne partie de mes BD et quelques bouquins. Dans le coin opposé un meuble étagère rempli de livres rangés avec, devant, toute une série empilés n'importe comment. Entre
deux meubles, par terre, encore des BD. Sur un autre meuble, coincé entre un bouddha et un chat égyptien, encore des BD. Sous ma table basse, dans un espace que je suppose prévu pour des magazines sont coincés quelques livres et BD.
Dans un meuble, j'ai stocké tous mes tutoriels de massages et mes livres d'anatomie et de massothérapie.
Dans ma chambre enfin, ma table de nuit est une étagère où j'ai stocké les livres de développement personnel
(aromathérapie, yoga, méditation, Cyrulnik, etc etc) ainsi que ceux que je n'expose pas à la vue de tous.

26 - Le(s) livre(s) dont vous vous êtes finalement débarrassé ?

Je me suis malheureusement débarassée de pas mal de livres au cours de ma vie.
Que ce soit en voyage sous forme de troc ou à l'occasion de déménagements. Mais j'essaie toujours alors soit de les
échanger, soit de les proposer à des associations, soit encore de les revendre à des boutiques de seconde main.
Ce que j'ai préféré faire, c'est en abandonner un dans un aéroport, sur une chaise puis de rêver que quelqu'un l'avait pris
et emmené avec lui vers une destination inconnue.
Je ne les jette pas, je ne peux pas.
Je manque de place pour les garder tous mais croyez-moi je préférerai.

27 - L'endroit le plus insolite où vous lisez ?

En marchant, même en pleine ville, même aux heures de pointe... ou dans les toilettes de mon boulot.
N'importe où et n'importe quand en fait...

28 - Il ne vous reste que trois jours à vivre : que souhaitez-vous lire ou relire ?

Ma soeur m'a parlé des "Chroniques de San Francisco" que je n'ai pas encore lues et qui, il parait, valent le détour.
Six tomes en trois jours, pas sûre que j'y arrive mais bon....

29 - Votre livre d'art préféré ?

Je ne suis pas férue d'art mais si je devais en choisir un, je prendrai un livre de photos parce que certaines photos me donnent énormément d'émotions ou un livre sur Dali.
Je suis allée voir une des ses expositions et j'ai été scotchée par certaines de ses oeuvres.

30 - La bibliothèque idéale ?

Une pièce entière remplie de livres partout, du sol au plafond. et qui ferait tout le tour de la pièce.
Si j'ai bonne mémoire, comme celle qui est chez Sir Leigh dans le "Da Vinci code" non?

31 - L'incipit qui vous a le plus marqué ?

"Il était une fois"
On a beau faire ou beau dire, nous les petites filles restont marquées par les contes de fées même si on a beau s'en
défendre.

32 - La clausule qui vous a le plus marqué ?

Par contre, je ne dirai pas ici "Ils furent heureux et eurent beaucoup d'enfants" malgré que, même remarque qu'au dessus, l'inconscient collectif joue un grand rôle dans tout ça.
Je dirai que chaque fin de livre me marque d'une façon ou d'une autre... donc toutes :-)

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Sous l'orage


Vendredi soir.
Je suis dans un bar et la musique me met en transe.
C'est d'ailleurs le thème de cette soirée: Trance music.
Les basses m'entrainent malgré moi.
Comme à chaque fois, je ne peux pas juste écouter.
Mes pieds sont mûs par leur volonté propre.
Je suis au centre de la piste, les yeux mi-clos et je me laisse aller.
Mon corps bouge lentement, voluptueusement, presque lascivement.
Les percussions me prennent aux tripes et j'en ressens chaque vibration.
Tout à coup, quelqu'un m'attrape par la taille et me colle contre lui.
Surprise, j'ouvre les yeux et rencontre une poitrine large et musclée.
Je lève le regard et suis transpercée par deux iris verts.
Il me sourit et, sans me laisser l'ombre d'une initiative, commence à se balancer en rythme.
Il m'entraine avec lui.
Je renonce à me battre contre lui et me laisse aller.
La musique est plus lente qu'avant, à la limite d'un slow.
Il pose son front contre le mien.
Ses mains glissent le long de mes bras, effleurent ma peau.
Puis elles viennent se poser au creux de mes reins
J'en ai la chair de poule.
Je peux en sentir la chaleur.
Nos deux corps s'emboitent parfaitement, forment un tout.
Nous sommes en parfaite harmonie.
Comme un chat, je bouge ma tête et vient me blottir dans son cou.
Mes lèvres sont à quelques millimètres de sa peau.
Il peut sentir mon souffle.
Il me serre encore plus fort.
Il me murmure à l'oreille: "Viens!" en me prenant par la main.
Il m'entraine dehors.
Il fait nuit, je n'y vois pas grand-chose pendant que je le suis.
Nous montons des escaliers, nous engouffrons dans des buissons.
Et la vue se dégage.
Nous sommes sur une colline et nous surplombons tous les alentours.
Il me dit de l'attendre là, il revient de suite.
Je m'assieds tout au bord et regarde les lumières en-dessous.
Le temps s'est rafraichi et le vent souffle d'une façon soutenue.
Malgré cela je n'ai pas froid.
Je regarde autour de moi, l'endroit est magnifique.
Il revient avec une sorte de matelas et une couverture.
Il pose le tout juste à côté de moi.
Nous nous asseyons sans un mot, les yeux dans les yeux.
Il me propose une cigarette.
Nous fumons sans dire un mot.
Je suis bien, merveilleusement bien.
J'aime cette intimité silencieuse qui nous unit.
Nos cigarettes terminées, il m'attire à lui.
Il m'embrasse doucement.
Enfin.
Ses lèvres jouent avec les miennes.
Jeu délicat et subtil où il m'embrase lentement mais sûrement.
Du bout de la langue, il redessine le contour de ma bouche.
Quand j'essaie de le happer, il se recule.
J'ai envie d'un baiser profond, que nos langues dansent ensemble.
Mais il se dérobe à chaque fois.
Je gémis et le regarde intensément.
Il accroche mon cou d'une main et m'approche de lui.
J'ouvre légèrement la bouche, ma respiration se fait plus courte.
Je ne suis qu'attente quand finalement, il prend possession de mes lèvres.
Son baiser me fait fondre instantanément.
Et je me déchaîne.
Mes mains courent sur son t-shirt.
Je le caresse partout où je peux.
Son dos, sa poitrine, ses jambes.
J'alterne douceur et sauvagerie.
J'effleure, je pétris, je griffe, j'embrasse, je mordille chaque centimètre carré de sa peau.
Je lui enlève son t-shirt, déboutonne son pantalon.
Comme si la nature se mettait au diapason, le vent a forci.
Il nous entoure tous les deux, fait voler mes cheveux, soulève ma robe.
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, je l'ai mis nu.
Et je m'arrête un instant pour le regarder.
Il me défie du regard en souriant.
Debout devant lui, je ne cille pas.
Je me déshabille lentement sans le quitter des yeux.
Le vent qui tourne autour de moi chante en passant dans l'herbe et les quelques rares buissons alentours.
Un premier éclair m'illumine alors que j'enlève mon dernier vêtement.
Il retient son souffle.
Je me mets à genoux, me penche sur lui et lui prend violemment la bouche.
Je l'embrasse comme je n'ai jamais embrassé personne avant lui.
Je le possède entièrement avec mon baiser.
Autour de nous, la nature se déchaine également.
Les éclairs se succèdent alors que nos deux corps se collent l'un à l'autre.
La pluie se met à tomber doucement puis plus fort.
Elle est à peine tiède mais je n'ai toujours pas froid.
Je fais la connaissance de son corps du bout des doigts, du bout des lèvres.
Je le caresse de mes cheveux.
Les rôles se sont inversés.
Il essaie bien de m'attraper mais je l'esquive.
J'entends le tonnerre d'une façon lointaine.
Chaque éclair nous illumine comme en plein jour.
Tandis que le ciel se déchire de plus en plus vite, je le chevauche.
Je me sens comme une amazone.
Mes hanches roulent et tanguent, comme des vagues sur un océan déchaîné.
Je ne suis plus que désir pur, trainée de lave brûlante sous ma peau. 
J'ai du feu dans les veines tellement je le veux.
Je ne maitrise plus rien.
Je ne suis plus que sensations.
Je le sens vibrer sous mes doigts, je l'entends gémir sous mes lèvres.
Je sens cette formidable tension dans son corps que le plaisir amène.
Il tremble entre mes cuisses et se met à dire des mots sans suite.
Il m'attrape par les cheveux et m'embrasse à pleine bouche.
Il me fait presque mal mais je suis également emportée.
Nous ne faisons plus qu'un.
La jouissance déferle soudain.
Je me redresse, me cambre, la tête en arrière.
Je hurle mon plaisir à la tempête qui fait rage.
Et je l'emmène avec moi dans cet apogée sauvage.

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Coeur perdu dans la tourmente

 

- Dis, tu as vu?
- Vu quoi?
- Non, pas quoi. Qui.
- Quoi qui?
- Le beau mec là, celui qui t'a souri.
- Non.
- Non?
- Non. Je ne vois pas ce genre de choses.
- Comment ça, tu ne vois pas ce genre de choses?
- Ben non. Ca ne m'intéresse pas.
- Ca ne t'intéresse pas?
- Non.
- Dis moi, ça va durer encore longtemps?
- Quoi?
- Ca! Ton attitude.
- Qu'est-ce qu'elle a mon attitude?
- On dirait que tu as renoncé.
- Renoncé? A quoi?
- A l'amour.
- Ben tiens, voilà autre chose.
- Oh, tu peux bien être sarcastique, c'est un fait.
- Et qu'est-ce qui te fait dire ça?
- Tu ne regardes plus autour de toi. Tu ne souris plus aux gens. Tu ne dragues plus. Tu ne te
retournes plus sur un beau mec.
- Mais qu'est-ce que tu racontes? Bien sûr que je regarde autour de moi. Et je souris à plein de
gens.
- Ouais, tu parles! Aux gamins, aux femmes, aux personnes âgées.
- Ben oui. Et je souris aussi aux mecs, à plein de mecs en fait.
- C'est ça. Cause toujours. A ceux qui sont mariés, à tes potes, à ceux qui sont trop jeunes. A tous
les gars qui sont hors de portée, qui sont indisponibles. Bel effort!
- Non mais ça va là? T'as fini?
- Non. Et l'amour dans tout ça?
- Quoi l'amour? J'aime. J'aime mes amis, ma famille. J'aime lire, voyager, faire plein de trucs.
J'aime apprendre et donner. J'aime plein de choses quoi.
- Je te parle de L'Amour! Tu sais, quand tu rencontres quelqu'un qui te met des étoiles dans les yeux et plein la tête. Aimer. Choyer quelqu'un, avoir envie de le voir, de lui parler, de se faire prendre dans les bras et de se faire consoler.
- Non mais t'as fini oui? On devait pas faire les magasins? T'as décidé de me gâcher l'après-midi ou quoi? Depuis quand tu fais dans la psy à deux balles?
- Non j'ai pas fini. Je suis ton amie et je m'inquiète. Excuse-moi mais tu t'es regardée dernièrement? T'es toute tristounette. C'est comme si tu t'étais éteinte de l'intérieur.
- Pffff...
- Sérieusement, ça me fait chier de te voir comme ça. Alors?
- Alors quoi? L'amour? Celui-là? Je n'y crois plus.
- Comment ça, tu n'y crois plus?
- Oh, tu m'énerves à la fin. Je suis bien, je vis ma vie. Ca va, vraiment. Je suis tranquille, j'ai trouvé un équilibre, je suis zen. J'aime les gens qui m'entourent, je fais plein d'activités. J'aime même les gens que je ne connais pas. J'ai trouvé une occupation qui me permet de donner plein d'amour sans rien attendre en retour. J'aime les oiseaux, le ciel, les fleurs... que sais-je encore. Toutes ces petites choses qui font qu'une vie est belle.
- Mais tu n'aimes pas.
- C'est quoi ce délire? Et puis, c'est quoi l'amour? Ca veut dire quoi? L'amour... l'amour c'est... Tout le monde ne fait que parler de ça. Comme si il y avait une obligation d'être deux pour être heureux. Et ça donne une occasion de plus de s'entre-déchirer à qui mieux mieux. Est-ce que toi tu regardes autour de toi parfois? Tu veux que je te parle des couples autour de moi? Ou du monde en général? Et toi? Avec ton mec? Tout va bien? T'es heureuse? Tu l'aimes?
- N'essaie pas de détourner la conversation. C'est de toi qu'on parle, pas de moi.
- Tu sais que tu m'emmerdes? Je n'y crois plus à l'amour. J'y ai cru oui. Et pas une ou deux fois, non, mais plusieurs fois. Et pourquoi? Pour quel résultat? Rien! Strictement rien. Il n'y a pas très longtemps, je me suis encore plongée dans une de ces relations. Je me suis donnée corps et âme. Je me suis noyée dans un regard profond. J'ai bu les paroles d'une bouche fondante à souhait. Je me suis coulée dans des bras tendres et forts. Je me suis donnée comme jamais. Et je me suis éclatée sur la crête de la réalité. Et mon coeur s'est arraché de ma poitrine et s'est brisé en mille morceaux. Je n'ai pas eu la force d'en ramasser les minuscules bouts éparpillés partout. Alors, je les ai laissés là et j'ai repris mon chemin.
Voilà, t'es contente?
- Et alors?
- Alors? J'aime, je suis heureuse. Je vais bien. Je suis en paix, et avec moi-même et avec les autres. J'aime de toute mon âme. Je donne tout ce que j'ai à donner. Et c'est déjà pas si mal. Qu'est-ce qui te dérange finalement?
- Rien. C'est juste que je trouve ça triste... et dommage.
- Triste... Peut-être que ça l'est, peut-être pas. L'important n'est-il pas d'aimer tout simplement? Peu importe qui ou comment? Est-ce que ça ne suffit pas?
- .....

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Vous m'engageriez vous?

 

Je vous passe les détails: mise en page, logo, couleurs, police de caractère et autres...
Je veux postuler pour un poste de masseuse dans un spa...
Vous en pensez quoi de ce CV vous?

Bon, après ça faut encore faire la lettre de motivation... mais honnêtement, vous m'engageriez? Ou, tout du moins, retiendriez ma candidature?

                            

Formations

  • Aroma therapy oil massage. Chiang Mai, Thailand. Cours de 30h de massage aux huiles essentielles à la School of Massage for Health. Janvier 2008.
  • Nerve touch Advanced course. Chiang-Mai, Thailand. Cours de 60h de massage traditionnel thailandais en one by one. Technique de Lek Chaya. Décembre 2007.
  • Thai Yoga massage. Bruxelles, Belgique. Formation professionnelle de massage traditionnel thailandais Technique d'Alain Daligault, Tradition Massage. Année 2007.
  • Nerve touch Basic course. Chiang-Mai, Thailand. Cours de 25h de massage traditionnel thailandais. Technique de Lek Chaya. Décembre 2006.
  • Thai Yoga massage. Bruxelles, Belgique. Formation de base de massage traditionnel thailandais. Technique d'Alain Daligault, Tradition Massage. Année 2006.
  • Massage Traditionnel thailandais. Evia, Grèce. Formation intensive de massage traditionnel thailandais sous forme de retraite de 12 jours avec méditation, Gi-Qong, Yoga et Tai-chi.

 

Expériences professionnelles


Dans le domaine du massage :

  • Animation d'ateliers de massage les mardis soirs en tant que professeur assistant pour l'Institut Tradition Massage. Janvier- Mars 2008.
  • Masseuse pour des particuliers et à domicile. Massage traditionnel thailandais et massage aux huiles essentielles. De 2006 à maintenant.

Dans le domaine des services : :

  • Brol. Support informatique sur site, management du matériel informatique, help desk de première ligne. 2000-2008
  • Machin Trucmuche. Club Prince Kekchose, Club Astriunia, Club Ancien Bazar. Accueil et service de prestige aux clients. 1994-1999
  • OCASC. Commis de bureau: gestion des stocks et des commandes, accueil des clients. 1987-1993

 

Langues

  • Français : langue maternelle
  • Anglais : parlé et écrit, langage courant
  • Allemand, italien : parlé, langage basique
  • Langue des signes : signé, langage basique

 

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A portée de mes mains

 

Mardi soir, j'avais un atelier de massage.
Après mon boulot, direction Woluwé. C'est mon deuxième atelier mais c'est la première fois que j'ai autant de personnes qui ont répondu. Si je connais deux des masseuses et une des modèles, je ne connais pas les autres.
Dans le métro, je relis mes notes de cours en me demandant ce que je vais leur montrer et comment je vais articuler tout ça. Me voilà arrivée, j'ouvre et je commence à installer le matériel. Porter les matelas, les recouvrir, mettre les coussins, chaque mouvement l'un après l'autre m'oblige à respirer et à lâcher prise. C'est un bon exercice finalement. Je me sens petit à petit beaucoup mieux. Angel-A arrive la première, toujours fidèle au rendez-vous. J'aime beaucoup bosser avec elle et on s'entend bien. Ensuite vient K. que je ne connais pas. Surprise! Je la pensais italienne à cause de son accent au téléphone, elle est allemande.... Puis arrivent deux des modèles, puis Fabinette et, enfin, Ch. que j'ai croisée à la dernière démo d'Alain. Le cours peut commencer. Angel-A me dit: "Je suis ton cobaye hein?" Et le stress revient. Je ne suis pas Alain, je n'ai jamais donné cours, je ne sais pas si je suis à niveau et je ne fais pas forcément les mouvements comme lui.
Je prends une grande inspiration, lui dit oui et je me lance, précisant bien que c'est une première et que je ne "colle" pas toujours à ce qu'on m'a enseigné. Je me centre et me focalise sur ce que je fais et ça vient, doucement, tranquillement. Peu à peu, je prends de l'assurance et j'explique pourquoi je préfère faire comme ça plutôt que comme ci....
Après une heure de démonstration, je leur dis que c'est leur tour, que je vais regarder et corriger si nécessaire. Je me sens mieux, le plus dur est passé. Les modèles s'installent et les filles commencent à faire leur massage. J'essaie de ne pas être trop dure, de corriger mais gentiment, sans donner de complexes, sans jugement. Je crois que c'est le plus compliqué d'ailleurs. Il faut encourager tout en rectifiant ce qui n'est pas juste, faire que les personnes ne mettent pas en doute leurs capacités. Moi qui ne suis pas toujours délicate, je vous dis pas. Et contre toute attente, j'y arrive. Et bien en plus.
Elles ont l'air contentes, et d'elles et de moi. Chouette.
Je termine le cours par un petit tulayoga sur Fabinette qui connait déjà et une des modèles qui est d'un tout petit gabarit.
Ch qui fait du trapèze volant est très intéressée par tout ça et je m'essaie à quelques nouvelles figures sur elle. Il est vrai que, depuis que j'ai découvert le site d'Acro Yoga, je ne rêve que de ça, apprendre encore et encore dans l'acrobatique. Ca m'amuse et c'est hyper intéressant dans le travail du corps. Ch aime bien aussi et, tout comme moi, le défi la galvanise.
Mais, malheureusement, l'heure tourne et je dois fermer.
Pas mal finalement pour un premier atelier. Bien vite le prochain, dans deux semaines.

 

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Ca va pas être de la tarte

 

Quatre jours! Quatre tous petits jours et, pour moi, quatre éternités...
Comme dans la chanson de Zazie: "et je tourne en rond, je tourne en rond."
J'ai comme une litanie dans la tête qui me répète en permanence les mêmes mots, les mêmes phrases.
Je suis assise tranquillement et, d'un coup, d'un bond, je ressens le besoin de bouger, de faire quelque chose, n'importe quoi.... pour, finalement, me rasseoir la crise passée.

"Mais de quoi parle-t-elle? Tu le sais toi?"
Si si, je vois ça d'ici. L'incompréhension devant ces quelques phrases jetées sans explications.

J'ai arrêté de fumer, voilà ce qu'il y a. Quatre jours seulement que j'ai jeté à la poubelle mon paquet de tétines à cancer et le briquet qui allait avec.
Oh je sais bien ce que mes amis vont dire, ceux qui me connaissent bien: "Encore?"
Ben oui, encore. Ca ne fait que la 250ème fois que j'essaie, j'en suis consciente mais on ne peut pas dire que je ne m'acharne pas. Cela dit, je ne sais pas pourquoi mais cette fois-ci DOIT être la bonne. Peut-être parce que je ressens cette année comme celle du changement. Peut-être parce que mon si joli petit corps en a marre de ce que je lui fais subir. Peut-être tout simplement parce que je pense que faire du massage et fumer ne vont pas bien ensemble....

Enfin, voilà, quatre jours que je ne fume plus...
Hier, Arnaud m'a dit que si, l'année prochaine à la même date je ne fumais toujours pas, il m'offrait un aller-retour pour Barcelone. C'est-y pas une bonne motivation ça???
Courage, plus que 364 jours à tenir :-)

 

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