Mardi 9 Fevrier 2010
Changement radical de ton et retour aux photos, mon "nouvel" hobby.
Cette fois-ci, c'est dans le cimetière de Laeken que je suis allée me balader, par une journée glaciale de décembre.
Pour les photos, j'ai choisi d'utiliser une focale fixe qui, je dois l'avouer, est en passe de devenir mon objectif préféré.
J'aime beaucoup le peu de profondeur de champs qu'il offre et les effets flous que ça donne.
Voyez plutôt:
Une rose délicatement posée sur la porte d'un caveau

Gros plan sur le visage d'une statue, empreinte d'humilité

A l'entrée du cimetière, une charrette remplie de couronnes attendant d'être déposées

A quoi pense-t-elle donc, appuyée ainsi sur la tombe, le regard perdu au loin?

Celle-ci, toute à son chagrin, s'abandonne

La position de celle-ci m'a frappée, elle donne une telle impression de douleur

Une couronne en métal posée sur une tombe, un peu vieillote, d'un autre âge

Entre les allées, ou devant les tombes, quelques flaques d'eau ont gelé, emprisonnant les feuilles qui y étaient tombées

Fièrement posées, des roses artificielles se déclinent en vert et rose pastel

Un ancien panier pour fleurs ou plantes artificielles à l'abandon a tout l'air d'un nid, ainsi nu

Une vieille porte rouillée attire mon regard par ses couleurs. Je choisis un angle un peu particulier, cadre sur un détail, ce qui donne cette vue un peu bizarre

Et, pour terminer, ce regard, intense et si triste d'une représentation de Marie m'a vraiment touché.

Voilà, j'en ai choisi que quelques unes sur la pile que j'ai faite.
J'espère qu'elles vous plairont.
Le cimetière de Laeken est un patrimoine de toute beauté qui, malheureusement, se retrouve peu à peu à l'abandon. Je voulais partager une infime partie de ses richesses ici, avec vous.
Par Alexiane, Mardi 9 Fevrier 2010 à 15:21 GMT+2 dans Coup de grâce
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Jeudi 4 Fevrier 2010
Cela faisait quelques jours qu'elle tournait en rond.
Elle ne comprenait pas bien ce qui lui arrivait.
Elle avait comme une sorte d'impatience.
Une nervosité inhabituelle.
Ces dernières années avaient été calmes.
Elle vivait seule depuis un moment et ne s'en portait pas plus mal.
Elle avait trouvé un équilibre, entre ses amis, ses activités, ses voyages.
Rien ne la torturait, ni ne la perturbait.
Elle était comme un lac profond et calme, à la surface plane.
Et là, depuis une semaine, elle sentait au fond d'elle quelque chose gronder.
Et elle était là, dans son salon, à se demander ce qui couvait sous la surface.
Elle était contente de sortir le lendemain.
Elle se disait que ça lui ferait du bien d'aller se défouler sur une piste de danse.
Avec ses amis, avec un bon verre.
Elle alla se coucher avec une sensation bizarre de noeud au ventre.
Et eut beaucoup de mal à s'endormir.
Elle se leva le lendemain encore plus énervée.
Elle s'était tournée et retournée dans son lit sans vraiment pouvoir trouver le sommeil.
Et ce qui la torturait le plus était qu'elle ne comprenait pas pourquoi.
La journée se trainait en longueur mais, finalement, elle arriva à la soirée.
Elle avait réussi à se composer un masque et se sentait un peu mieux.
Elle entra.
Il y avait déjà du monde malgré l'heure précoce.
Elle se dirigea vers le bar, plus pour se donner une contenance qu'autre chose et se commanda un mojito bien tassé.
Elle bu à petites gorgées tout en dosant du regard les personnes présentes.
A l'autre bout de la pièce, un jeune homme la regardait fixement.
Ses yeux ne la quittaient pas.
Il suivait tous ses mouvements.
Elle se sentit hypnotisée et, sans même s'en rendre compte, elle avança à sa rencontre.
Son regard l'envoûtait et semblait lui dire "Viens à moi, vas-y, avance, encore, doucement..."
Ce qu'elle faisait, lentement.
Une fois arrivée près de lui, il se pencha et lui souffla à l'oreille "On s'en va"
Sans réfléchir, alors qu'elle venait juste d'arriver, elle aquiesça dans un souffle.
Elle se dit une seconde que son amie allait lui en vouloir mais ça n'avait aucune importance.
Elle ressentait l'animalité de ce mec et c'est tout ce qui lui importait.
Elle ne lui demanda rien pendant le trajet.
Elle ne savait rien de lui et il ne savait rien d'elle.
Ils ne s'étaient même pas échangés leurs prénoms.
Elle n'avait conscience que de sa présence juste à côté d'elle.
Il ne la touchait pas, il ne faisait que la regarder.
Et elle se perdait dans ses yeux.
Enfin, ils arrivèrent à destination.
Ils descendirent de voiture, elle regarda autour d'elle.
Il la dirigea d'une main vers une entrée et elle le suivit docilement.
Ils montèrent les escaliers, lui derrière elle.
Elle sentait son regard sur ses chevilles, ses mollets, ses jambes, son cul.
Et savait que sa jupe courte ne devait pas lui cacher grand-chose.
Une part de honte et d'excitation montait en elle.
Ils arrivèrent sur un palier, il s'arrêta devant une porte.
Avant d'ouvrir, il la regarda intensément une fois de plus, comme pour lui demander si elle était sûre d'elle.
Elle, collée au mur comme un papillon épinglé sur une plaque, entr'ouvrit les lèvres pour lui dire oui.
Et ils entrèrent de concert.
Elle pénétra dans une très grande pièce, très nue.
En plein milieu, un immense matelas trônait, à même le sol.
Elle se retourna, le regarda, légèrement intimidée.
Il enleva son manteau, l'aida à faire de même et se planta non loin du matelas, sans bouger.
Seul son regard, impérieux, était mobile.
Après quelques secondes déconcertantes, elle comprit.
Il s'offrait et attendait qu'elle prenne l'initiative.
C'est alors qu'elle comprit cette nervosité bizarre qu'elle avait trainé toute la semaine.
Elle avait faim, faim d'un homme, d'une peau, d'un corps.
Elle s'approcha lentement, mais pas trop.
Elle décida d'en profiter un maximum.
Elle voulait qu'il ait aussi faim qu'elle.
Elle commença par le regarder, tout regarder, en prenant son temps.
Elle le lécha des yeux, le caressa doucement d'un balayage lent, du visage aux pieds non sans s'attarder sur ses fesses, sur son sexe encore emprisonné et câché dans son pantalon.
Ce qu'elle voyait lui plaisait.
Elle se mit à le dévorer du regard, le goûter comme une friandise, mais sans le toucher encore.
Elle s'approcha encore un peu pour le humer, le respirer.
S'enivrer des effluves discrets de son eau de toilette et, sous cette odeur, déceler celle de sa peau.
Elle lui demanda alors de fermer les yeux.
Elle se mit à passer derrière lui, à le frôler sans le toucher.
Il ne savait plus où elle se trouvait.
Ses seuls repères: son souffle, le déplacement de l'air, son parfum derrière lui.
Elle vint doucement du nez effleurer son oreille puis le posa délicatement dans son cou pour s'en aller à nouveau.
Il pu sentir son souffle une seconde mais, le temps qu'il se rende compte, elle était déjà repartie.
Il ne savait à nouveau plus où elle était.
Elle pouvait jouer ainsi longtemps, à tourner encore et encore autour de lui.
Venir poser son souffle, sur ses joues, ses lèvres, dans son cou.
Pour mieux repartir au loin.
Lui, véritable statue, ne bougeait pas d'un centimètre.
Seule sa respiration le trahissait.
Son souffle à elle s'accéléra, elle savait ce qu'elle allait lui faire et il l'entendit.
L'espace d'une seconde, sa respiration s'arrêta mais il était dans l'attente.
Il acceptait de jouer le jeu.
Elle enleva sa veste sans toucher sa peau.
L'aida à s'asseoir, lui enleva ses chaussures, ses chaussettes, ses vêtements un par un, doucement, lentement en lui touchant le moins possible la peau.
Son seul contact était son souffle, ou le bout de son nez, de temps en temps posé.
Une fois nu, elle l'aida à s'allonger sur le matelas.
Elle regarda autour d'elle et trouva ce qu'elle cherchait.
Elle avait de la chance, il possédait de l'huile de massage.
Du bout des doigts, délicatement, elle le toucha, par petites touches.
Le premier contact les électrisa.
Lui, entièrement tourné vers ses sensations, dans l'attente.
Elle déposa de petites touches sans qu'il ne sache d'où elles venaient ni où elles allaient se poser.
Le moindre centimètre carré de son corps se mit à se tendre dans l'espoir d'une caresse, d'une bouche, de lèvres, de doigts, de mains.
Mais, sadique, elle ne donnait que peu de chose: un souffle, un frôlement de cheveu.
Elle pouvait voir l'électricité qui faisait que chacun de ses poils était hérissé.
Il crispait les yeux pour ne pas tricher, pour ne pas les ouvrir.
Ses mains se fermaient, ses poings se serraient pour ne pas être tenté de l'attraper, de la prendre.
Il était à la merci de ses fantasmes à elle, sans les connaître, complètement nu, offert.
Ils ne se connaissaient pas, ne s'étaient quasi pas parlé, ne s'étaient pas encore vraiment touchés.
Elle prenait beaucoup de plaisir à le regarder étendu là, soumis.
Elle le toucha un peu plus, un peu plus souvent, du bout des boigts, du bout des lèvres, de la langue.
Elle le laissait parfois un moment sans contact pour mieux revenir.
Ses mains commencèrent à se perdre un peu plus, un peu plus longtemps.
Elle le touchait partout, l'embrassait, le mordillait, le mordait même parfois, le léchait.
Lui, les yeux toujours fermés, avait de plus en plus de mal à maitriser ses mains.
Il brûlait d'envie de la plaquer au sol, pour la malaxer de partout.
Son désir montait, montait.
Il voulait qu'elle le touche encore et encore, que ses caresses se fassent plus précises.
Cette attente devenait une telle torture qu'il aspirait et redoutait à la fois ce contact.
Elle comprit qu'il ne pourrait plus tenir longtemps.
Elle lui dit d'ouvrir les yeux et continua à poser ses mains, sa bouche par endroits.
Ses yeux se vrillèrent dans les siens alors que, délicatement, elle prit son sexe entre ses mains huilées.
Sans le quitter du regard, elle entama un lent, très lent mouvement de va-et-vient, du bout des doigts.
Elle le tenait sans l'enserrer tout à fait, sans mettre de pression.
Il avait l'impression que des ailes de papillon le frôlaient, accentuant encore son désir.
Elle ne le quittait pas des yeux, cherchant dans les siens le trouble, l'envie, le besoin.
L'huile dont ses mains étaient enduites permettait un jeu beaucoup plus subtil.
Elle jouait en virtuose de ses doigts, de ses paumes, de ses poignets, de ses mains le long de son sexe, alternant pressions et douceurs, légèreté et puissance.
Il ne pouvait quitter du regard les mouvements tantôt lents, tantôt rapides qu'elle imprimait sur sa queue tendue.
Jamais encore il n'avait vu quelqu'un faire preuve d'une telle ingéniosité dans cette caresse.
C'était comme si, elle réinventait le sens même du mot branler.
Elle entourait son sexe, le renfermait entre ses mains comme un oisillon, venait y poser les lèvres, la chaleur de son souffle, le relâchait, le branlait furieusement un instant, le relâchait encore, l'excitait du bout des ongles, le reprenait, allait et venait à une vitesse prodigieuse, s'attardait sur le gland, en serrait la base.
Il en avait le vertige.
Et les sensations, oh les sensations.
Ca fusait de partout.
Il ne savait plus où ni que ressentir.
Un vrai feu d'artifice.
Il découvrait des terminaisons nerveuses qu'il ignorait.
Sa queue envoyait du plaisir jusqu'au bout de ses orteils et la pointe des cheveux.
Au plus elle le caressait, au plus il désirait qu'elle le possède.
Il aurait voulu qu'elle ait 6 mains, trois bouches et qu'elle puisse couvrir son corps entier.
Les vagues se succédaient, les unes après les autres.
Pourtant il ne voulait pas jouir.
Il ne voulait que prolonger encore ce plaisir particulier.
Toujours en le regardant, elle pencha la tête, tira la langue.
Alors qu'il savait ce qu'elle allait faire, il se raidit.
Elle vint lui lécher le bout du gland.
Et tout explosa dans sa tête.
Il se mit à délirer.
C'était trop, beaucoup trop.
Sans arrêter les mouvements de ses mains, elle y ajouta la langue, les dents.
Elle le lécha, le titilla, l'excita.
Quand il ne s'y attendait pas, elle le prenait en entier dans sa bouche pour le relâcher l'instant d'après.
Il lui demanda d'arrêter tout en la suppliant de n'en rien faire.
Il avait perdu la notion du temps.
Cela faisait un bon moment qu'elle se jouait ainsi de lui.
Son sexe lui faisait mal tant il était gonflé, tendu à craquer.
Ses mains se serraient spasmodiquement.
Sa tête roulait à gauche et à droite.
Et une litanie sans queue ni tête s'échappait de ses lèvres à demi-serrées.
Il se sentait au bord de l'explosion et elle s'en rendit compte.
Alors elle se mit debout, se déshabilla très lentement.
Pendant un instant, il ne comprit pas.
Il avait le souffle court, du mal à rassembler ses idées.
Puis il la regarda et la vit enlever ses vêtements très très doucement.
Curieux, il s'assit et attendit, les yeux dans les siens.
Une fois nue, il crut qu'elle allait venir près de lui.
Mais elle monta sur le matelas, le contourna et se mit à quatre pattes, son cul tourné vers lui.
Des deux mains, elle le lui offrit et, son regard planté dans ses yeux, lui dit: "Encule-moi!"
Il devint alors complètement fou.
Le sang battait dans sa queue, dans ses tempes, dans son coeur avec une force incroyable.
Il vint se mettre derrière elle et d'un mouvement profond et régulier s'enfonça en elle.
Elle cria une première fois rien qu'à la possession.
Elle se mit à répéter dans une litanie envoûtante "encule-moi, encule-moi, encule-moi"
Alors qu'il avait cru atteindre ses limites, il se sentit encore grossir en elle.
Ses mots, ses phrases, son cul offert l'excitèrent alors qu'il pensait ne plus pouvoir l'être encore.
Il se déchaina en elle.
Elle criait, pleurait, suplliait.
Et, au plus elle demandait, au plus il la possédait.
Il se disait qu'il pourrait continuer comme ça des heures quand, sans qu'il s'y attende, le plaisir vint se fracasser dans son cerveau, balayant tout sur son passage.
Et il jouit enfin en hurlant alors qu'elle s'écroulait sous lui.
Par Alexiane, Jeudi 4 Fevrier 2010 à 17:45 GMT+2 dans Coup de folie
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Mercredi 3 Fevrier 2010
Depuis deux jours, je me tâte et me pose une question essentielle...
Faut-il poster ou ne pas poster?
Je veux dire par là, jusqu'où puis-je aller dans ce blog?
Dois-je me censurer?
Et, si oui, comment?
Quelles sont les limites?
Bon, il est clair que je ne me permettrais jamais d'être insultante, raciste, irrespectueuse des croyances de chacun.
Non.
Tout ceci étant les limites de base de n'importe quel blog ou forum, de même que celles qui régissent tout rapport humain.
Respect.
On est bien d'accord.
Mais cet espace-ci est bien mon blog, non?
Je peux donc y mettre à peu près tout ce que je veux.
Et, pourtant, j'hésite.
Poster ou ne pas poster ce texte écrit il y a quelque temps...
Parce qu'il sort du cadre des mes textes ordinaires.
Même si, jusque maintenant, j'ai essayé quelques styles différents.
Ma première hésitation vient de ma propre relecture.
Je me suis dit: "Ah, quand même!"
Ma seconde, d'un message reçu qui, sans juger ni reprocher, m'a fait réfléchir.
J'ai même envoyé ce texte à ma soeurette, pour avoir son avis.
Ou encore, j'ai pensé: "Et puis merde, c'est mon blog après tout!"
Mais ça ne marche pas comme ça....
Pas pour moi en tout cas.
Alors voilà, je le poste ou je ne le poste pas?
Quelles sont vos limites?
Qu'est-ce que vous trouveriez inacceptable sur un blog.. ou sur celui-ci en particulier?
Ah, pour que vous compreniez mon dilemne, le texte que j'ai écrit est érotique.
Très érotique.
Genre explicite.
Sans vulgarité certes, mais avec une grande crûdité.
Alors.... poster ou ne pas poster?
Telle est la question....
Par Alexiane, Mercredi 3 Fevrier 2010 à 17:19 GMT+2 dans Coup de pouce
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Dimanche 31 Janvier 2010
J'étais très contente de voir 2009 se terminer, certaine que 2010 ne pourrait qu'être meilleure.
Après moins d'un mois, il apparait que cette année risque d'être bien plus difficile que la précédente.
Et je dois avouer que rien que cette idée me donne envie de m'enfuir à l'autre bout du monde.
Je suis en training aujourd'hui et, comme à chaque fois, après quelques heures, mon esprit s'évade.
Pas que ce n'est pas intéressant mais je me retrouve à chaque fois coincée dans le même truc.
Surtout quand nous sommes nombreux et que le niveau de chacun est trop différent.
Trop de blabla, pas assez de pratique.
Et je décroche.
Pendant ce temps-là, mes idées vont et viennent.
Comme je le disais, 2010 risque d'être difficile.
Beaucoup de changements sont prévus cette année.
Mon plus gros souci est que je n'ai aucune idée de vers quoi je vais, ni même de ce que je veux.... ou pas.
J'explique....
Ma boîte déménage.
Ca va impliquer bien d'autres choses que je n'avais pas prévues.
Changement de boss, changement de collègues, changement d'environnement, changement de méthodes de travail....
Tout ça ayant été discuté avec mon boss actuel derrière mon dos, sans rien me demander, ni même m'en parler..
Des trajets qui vont plus que doubler et vont devenir un vrai parcours du combattant.
Et voilà que je râle à nouveau...
Déjà que ça fait plus d'un an que je suis coincée entre mon travail et mes occupations en dehors, sans arriver à choisir ce que je veux vraiment.
Parce que j'ai peur, que je suis, comme tout le monde, coincée par un système que je ne cautionne pas, que j'ai besoin de gagner ma vie, et que la sécurité d'un emploi est une nécessité dans le monde qui est le nôtre pour l'instant. La crise, omniprésente, nous fout la trouille et mes indécisions me bouffent.
Je sais que ce sujet est récurrent mais c'est là où ma solitude n'aide pas.
Il m'est difficile de prendre de gros risques financiers quand je suis mon seul apport et que je n'ai que mon salaire pour assurer ma subsistance. Pas de mari ni de compagnon sur lequel m'appuyer, pas d'argent familial sur lequel compter, pas assez d'économies pour voir venir, juste moi et rien que moi. Ca restreint les possibilités.
Alors je balance en permanence. Partir, ne pas partir. Prendre ou ne pas prendre le risque. Foncer ou rester là où je suis. Préserver mon job ou faire ce que j'aime vraiment alors que je n'ai pas de patientèle.
Sans compter que ce changement prévu dans deux mois est une obligation. Je ne peux qu'y aller.
Il n'est pas prévu de nous proposer un C4 si nous ne voulons pas de ce déménagement. Autrement dit, soit j'y vais soit je refuse de travailler et je perds tous mes droits.
Comment courir un tel risque dans ces conditions?
Le plus rageant dans tout cela est que je sais que mes massages sont bons, que j'ai quelque chose dans les mains et que je m'épanouis dans ce don. Au plus j'avance, au plus je deviens précise, au plus j'acquiers de l'expérience, meilleure je suis.
Mais je ne sais pas comment faire, je me sens impuissante et je doute, tout le temps.
Le faire, ne pas le faire... ça me torture, ça me mine, ça m'épuise.
2010 ne sera pas une année facile... et nous ne sommes qu'en fin janvier.
Année nouvelle, année poubelle.....
Par Alexiane, Dimanche 31 Janvier 2010 à 22:23 GMT+2 dans Coup de poing
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Mardi 19 Janvier 2010
C'est l'hiver et je n'écris pas beaucoup depuis un moment.
Autant quand j'ai créé ce blog, je pensais avoir des choses à dire, autant depuis quelques mois l'envie s'est éteinte.
Entre mes cours le soir, mon boulot la journée, mes stages le week-end, la fatigue se fait présente, lourde, pesante.
Du coup, l'écriture est passée petit à petit au dernier plan.
Et je dois avouer que je ne sais pas très bien comment y revenir.
C'est comme quand on commence un sport.
On s'y met avec enthousiasme et, au début, on y va trois fois par semaine, le sourire aux lèvres.
Mais il suffit qu'on saute une ou deux fois pour que, si on a pas bien intégré le rythme, on n'y aille plus.
Il parait d'ailleurs qu'il faut au moins 6 mois de sport assidu pour que le corps en redemande.
Et que ça devienne un besoin.
Ici, c'est la même chose.
Mon besoin d'écrire est passé.
Enfin je crois.
Il faut dire aussi que ce n'est pas comme si j'avais des milliers de lecteurs qui me laissaient des centaines de messages par jour.
Je suis assez lucide pour me rendre compte que ce blog n'intéresse que quelques rares personnes.
Je ne compte pas ceux qui arrivent ici par hasard.
Et, quand aux messages laissés, ils sont peu fréquents.
Moi qui pensais avoir un peu de talent pour l'écriture...
Il est parfois difficile de se confronter à la réalité n'est-ce pas?
L'autre raison qui me fait délaisser ce blog est l'immense solitude dans laquelle je me débats cers derniers temps.
Pas que je n'ai pas d'amis dans la vie, mais je suis seule depuis un moment déjà.
Et ça commence doucement à me peser.
Avec une amie, nous nous disions il y a une semaine que notre entourage avait beaucoup changé depuis quelques années.
Quand nous étions jeunes, nous sortions, fréquentions beaucoup de monde, avions toujours quelqu'un à qui parler, quelque endroit où aller, quelque sortie en réserve.
En vieillissant, ce cercle s'est peu à peu restreint.
Mariage, enfant(s) ont changés pas mal de choses au fur et à mesure.
Moins de disponibilité, d'autres priorités.
Si je comprends tout à fait cet état de fait, il n'en reste pas moins que, parfois, la solitude me semble omniprésente.
Et ces deux dernières années sans compagnon n'ont rien arrangé.
Je ne me plains pas, loin de là, mais c'est un constat.
Tenez, la semaine dernière j'ai été malade, clouée au lit une bonne partie.
Je peux compter sur les doigts d'une main les coups de fil.
Et je ne parle pas des visites.
J'ai toujours été indépendante, mais là, pour l'instant, j'aimerai bien avoir quelqu'un à mes côtés.
Quelqu'un sur qui me reposer de temps en temps, quelqu'un de solide et d'aimant.
Quelqu'un qui serait là pour moi, comme je serai là pour lui.
Quelqu'un avec qui parler, à qui raconter mes petits et mes grands soucis.
Quelqu'un qui me serrerait dans ses bras à la nuit tombée et m'enlacerait dans son sommeil.
Quelqu'un qui me murmurerait que je suis belle, que je lui plais.
Mais il est plus difficile de rencontrer quelqu'un à passé 40 ans que quelqu'un à 20 ans.
On devient plus exigeant, on s'ouvre moins, on est plus méfiant.
Surtout, on sort beaucoup moins, on fait moins de nouvelles rencontres.
Mon univers est devenu plus féminiin, plus d'amies que d'amis, moins d'hommes dans mon entourage.
Rencontrer quelqu'un dans ces conditions n'est pas facile.
Alors je n'écris plus, je me renferme en moi-même et délaisse une partie de mes activités.
Je fais ce que j'ai toujours fait dans les périodes noires de ma vie.
Je fais le gros dos, me roule en boule.
J'attends que ça passe.
J'hiberne.
Et je me dis qu'une fois le printemps et les beaux jours revenus, ça ne pourra qu'aller mieux.
Du moins, j'espère....
Par Alexiane, Mardi 19 Janvier 2010 à 16:01 GMT+2 dans Coup de blues
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Lundi 4 Janvier 2010
Et voilà les quelques dernières photos du désert...
Plus personnelles, moins "souvenirs", elles sont plus une recherche photographique, de l'esthétique...
Elles me parlent peut-être plus par contre.
Un détail de la tente pour commencer.
J'aimais bien le contraste entre le soleil qui frappe sur le côté et l'ombre sur l'avant

Petit exercice sur la profondeur de champ, une de mes préférées celle-ci.
Autant la lanterne dévoile tous ses détails, autant la tente n'est que du flou

Nos cannes de danse, jetées sur le sol... bon, ordonnées au sol, donnent un bel effet graphique

Toujours la profondeur de champ...
Ici, un détail du piquet de la tente des repas et une autre tente dans le fond

Pour celle-ci, ça a été une course folle.
Nous dansions dans les dunes quand j'ai vu le soleil se coucher.
Descendre, courir jusqu'à la tente, attraper l'appareil, monter l'autre dune, juste avant que le soleil ne disparaisse...
Une course contre la montre!
Mais je l'ai eu 

Les deux derniers soirs, des musiciens sont venus jouer en live, rien que pour nous.
La dimension de danser dans le désert a pris d'un coup toute sa mesure...

Un des instruments, une sorte de flûte, la Nira

Un autre musicien du groupe.
Quel regard non?

Dernier jour, retour à la civilisation.
Nous passons par Ouled Driss et sa palmeraie.
Je voulais une photo d'un palmier mais c'est l'alignement qui me saute aux yeux quand je regarde la photo, au point que le palmier en devient presque insignifiant.

Ouled Driss, la belle.

Et voilà, toutes les photos (enfin... après deux ou trois tris très très sélectifs) sont postées...
Je suis déjà revenue depuis plus d'un mois quand mm, il était temps!
Par Alexiane, Lundi 4 Janvier 2010 à 15:39 GMT+2 dans Coup de soleil
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Jeudi 17 Decembre 2009
Edit du post précédent: l'instrument s'appelle un Bendir
Où en étions-nous?
Après un longue traversée du Maroc en mini-van, nous voilà donc enfin arrivés dans notre campement dans le désert.
Deuxième fournée de photos...
Sept heures de danse par jour, ça fatigue.
Petite sieste l'après-midi donc, bien à l'abri sous un voile de mousseline pour cause de mouches très (trop?) présentes et nombreuses.

Sous la couche de sable, notre tapis de danse qu'on entr'aperçoit à peine sous la pierre.
Et nos pas, qui tournent et virevoltent...

Après deux jours de vents de sable constants, le calme est tombé.
Pas pour longtemps hélas, juste le temps pour le ciel de se couvrir.
Mais, pendant quelques minutes, nous avons eu un véritable rideau de clarté au fond.

Journée marche et danse avec canne.
Poser la canne sur la tête, se tenir bien droite et bouger tout le reste du corps sans la faire tomber.

Ne surtout pas oublier la nourriture, très importante.
Danser ça creuse et puis tout est bon ici... haute en saveurs et en couleurs!

Qui dit danse, dit musique.
Après le Bendir, c'est Annie qui nous montre un instrument.
Il vient du Cameroun celui-ci et donne des sons très doux
Et non, je ne sais pas son nom...

Entre deux piquets, je prends une photo d'une partie de la tente et du superbe arbre qui veillait sur nous
Aucun intérêt en soi, si ce n'est celui de la prise de vue... pas super réussie d'ailleurs

Je prends de la hauteur pour pouvoir avoir une vue d'ensemble de notre campement.
Et ça donne ceci:

A ma gauche, des dunes à perte de vue...
De là où je suis perchée, j'ai une idée de l'infini

Je baisse les yeux et voit mon parcours, mes traces de pas
Et zou, photo!
Tout en bas, deux taches vert pomme, mes babouches, abandonnées.

Pas de désert sans chameaux.
Un jour, tranquilles, déambulant dans une parfaite indifférence pour nos gesticulations dansatoires, ils ont traversé notre campement, hautains.
Seul, celui-ci a l'air un peu perdu... ou d'une pub pour camel 

Celui-ci, par contre, a l'air plus à l'aise.
Débonnaire même!
Perso, j'adore cette photo, elle me fait sourire à chaque fois.

Et je m'arrête ici.
Pour l'instant 
Bonne fin de journée.
Par Alexiane, Jeudi 17 Decembre 2009 à 15:33 GMT+2 dans Coup de foudre
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Jeudi 10 Decembre 2009
En attendant la suite, voici quelques photos de mon périple
La gare de Marrakech, splendide... et un vrai bonheur pour un photographe.
Les reflets, les dessins, l'architecture, les compositions... tout est fait pour attirer l'oeil.

La même, de loin et de nuit

Avenue Mohamed 6, les vieux arbres sont sculptés et décorés plutôt qu'abattus
Le premier, déclinaison en bleu et métal

Le second, un nid de cigognes... que, j'ai eu beau chercher, je n'ai pas vues

Le troisième, rempli de fourmis mais, là non plus, point de fourmilière à l'horizon

Dans les jardins d'Afrique, une pensionnaire se délecte d'une fleur d'hibiscus
Elle a beau être lente, c'est fou ce qu'elle est vorace!

La veille du départ pour le désert, nuit dans un riad magnifique
Détails du patio

Et le toit, qui m'appelait.
J'ai même pensé dormir sous cet auvent... mais il faisait trop froid et humide la nuit

Sur le chemin du désert, petit arrêt photo dans un village.
Les gosses accourent, attirés par mon appareil photo qui trahit la touriste

Autre arrêt, pipi celui-là.
De l'ouverture de la portière, mon oeil est attiré par ce mur.
Je risque une composition

Dans une oasis, on s'arrête pour manger à l'ombre des palmiers
Je me balade de ci, de là, à l'affut.
Les deux verticalités, de l'herbe et du palmier, me tentent

Virage à 180 degré, autre vue.
Derrière les quelques palmiers de notre oasis, la rocaille, à perte de vue

Nous avons repris la route et la sensation d'écrasement est très forte.
Nous sommes touts petits dans ce décor grandiose.

Après des heures et des heures de route, nous arrivons enfin dans la vallée du Draa.
Nous ne sommes pas encore à destination mais le changement de décor est saisissant.
Autour du fleuve, à perte de vue, des palmiers

Là, nous sommes enfin dans le désert.
Notre guide nous montre comment utiliser le tambourin local
A ma grande honte, j'en ai oublié le nom....

Et voilà, fini pour aujourd'hui
Bonne soirée....
Par Alexiane, Jeudi 10 Decembre 2009 à 18:31 GMT+2 dans Coup de grâce
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Dimanche 6 Decembre 2009
Voyage dans le désert.
Thème: La Souplesse.
Souplesse du corps qui doit se délier, se plier, se désolidariser morceau par morceau, se débloquer petit à petit.
Souplesse de l'esprit qui doit se faire au groupe, s'adapter aux autres, se confronter aux différents caractères.
Trouver sa place, dans son corps, dans sa tête et vis-à-vis des autres.
La souplesse, tout un programme.
Huit, nous sommes huit.
Huit femmes.
Pour nous assouplir, nous allons en faire toute la semaine.
Des huits.
Huit, le chiffre de l'infini, la double boucle parfaite.
Et je ne le savais pas, mais notre corps peut en faire beaucoup des huits.
Bien plus que ce que j'imaginais.
Pour compléter ce travail, le désert.
Imprévisible, difficile parfois, majestueux, silencieux et bruyant tout à la fois.
Le désert va nous en faire voir de toutes les couleurs.
Le vent, le sable, la pluie, l'absence de lune, les nuages, le froid, le chaud.
Rien que pour nous, il va se parer de tous ses atours.
Des plus beaux aux plus durs.
Voyage dans le désert sur le thème de la souplesse.
Tout un programme!
Déjà, pour y arriver, huit (encore un!) heures de trajet en mini-bus.
Départ de Marrakech, descente vers le sud.
Traversée de l'atlas d'abord, de l'anti-atlas ensuite, vers Ouled Driss, notre village d'arrivée.
Passage de deux cols sur une route toute en lacets qui monte et descend, tourne à gauche puis à droite, inlassablement dans des décors féériques.
Montagnes d'ocre rouge avec ici ou là des touches de jaune et de vert.
Précipices escarpés à l'endroit d'anciens cours d'eau depuis longtemps asséchés mais au lit toujours visibles.
Villages accrochés aux rochers, comme suspendus et dans le temps et dans le vide.
Maisons rouges, vestiges d'une tradition ancestrale, en pisé, ce mélange de terre et de paille.
Vallées d'un vert d'autant plus soutenu qu'il n'y est pas attendu et d'arbres aux feuilles d'un jaune doré superbe.
Cultures en terrasse aux alentours des villages, le vert se déclinant en des dizaines de nuances.
Hommes et ânes se partageant le travail, solidaires et nécessaires.
Enfants qui s'égaillent dans les collines, et accourent quand une voiture s'arrête pour réclamer un bic, un bijou, un regard ou un sourire.
Couleurs vives - du bleu, du vert, du jaune, du rouge, du turquoise, et j'en passe - des tissus et tapis séchant au soleil.
Des chèvres, des moutons, des chiens, des chats; qui sautillant de roc en roc, qui paîsant l'herbe rare, qui traînant aux alentours des habitations.
Montagnes encore, cette fois de granit noir, désséchées, craquelées, aux formes tortures, brisées, arides.
Cicatrices concentriques aux sommet de ces dernières, formant parfois d'improbables dessins, un huit (pourquoi pas?), un coeur, un cercle.
Paysages démesurés, alternant sommets escarpés et vallées profondes, où l'homme ne peut que prendre la mesure de sa petitesse.
La voiture suit la route et tourne, tourne, et tourne encore.
Une fois à gauche, une fois à droite, encore à gauche, encore à droite.
Lacets qui n'en finissent pas.
Pour certaines d'entre nous, l'estomac fait des bonds, se retourne.
La nausée est présente et prend de l'ampleur.
Pourtant, les yeux vont et viennent, écarquillés devant la beauté brute, et ne perdent rien de ces vues époustouflantes.
Au milieu de l'atlas, après deux heures de route, arrêt dans un boui-boui pour déjeûner.
Pour nous caler, on nous sert une omelette berbère.
Ca a l'air bien bon mais je ne peux rien avaler.
Même à l'arrêt, j'ai encore cette sensation de tournis.
Je me contente de thé à la menthe.
Une ou deux font comme moi alors que d'autres s'enfilent le plat avec un bon appétit.
Retour en voiture, retour aux huits permanent de cette route montagneuse.
Deuxième arrêt près de palmiers pour un léger repas fait de pain, de poulet et de crudités.
Notre chauffeur connaît le chemin comme sa poche, ce qui rassure.
Après ce qui nous apparait comme un manège fou interminable, la vallée du Draa.
Son fleuve, ses palmiers à perte de vue.
Le vert des feuilles, le brun de l'écorce, l'orange vif des grappes de dattes.
(A suivre...)
Par Alexiane, Dimanche 6 Decembre 2009 à 01:23 GMT+2 dans Coup de soleil
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Mardi 3 Novembre 2009
J'ai des envies d'escapades.
Quoique le mot escapade ne convienne pas tout à fait.
Dire des envies de fuite serait plus juste.
J'ai envie de m'en aller, loin, très loin.
De faire autre chose.
D'arrêter de cautionner un système dans lequel je crois de moins en moins.
De bosser dans une société presse-citron où chaque employé n'est qu'un numéro.
J'ai envie d'air frais, de nature, de beauté et de douceur.
Un peu de douceur dans un monde de brutes.
J'ai envie de me casser quelque part où je pourrai profiter du temps qui passe.
De ne pas craindre de faire des sacrifices financiers si c'est au profit d'une certaine qualité de vie.
De ne plus avoir peur de manquer.
Manquer de quoi d'ailleurs?
De fringues hors de prix, de télé à écran ultra-plat avec home cinema et dvd blue-ray, de loisirs à prix d'or qui ne donnent qu'une vague idée de la liberté, d'accessoires tout aussi clinquants qu'inutiles.
Et j'en passe certainement...
De n'être que dans le paraître et non dans l'être.
J'ai des envies d'autres choses.
Des choses à découvrir, à apprendre.
De faire d'autres métiers, d'autres études.
D'appréhender le monde sous un autre angle, un autre point de vue.
D'aller élever des chèvres ou des moutons ou que sais-je encore.
De travailler de mes mains, de faire un métier manuel
D'aller dans des chemins encore jamais empruntés
Et de regarder dans des directions encore jamais vues
J'ai des envies de nouveautés, de déraisons, de pas du tout politiquement correct, de folies, de couleurs, de passions.
De ne plus me demander si ce que je fais ou ce que je dis va plaire à tel, tel ou tel autre
De ne plus avoir peur de ne pas entrer dans un moule, une catégorie, une boîte.
J'ai des besoins d'évasion, de déployer mes ailes, de m'envoler, de laisser la part créative en moi s'exprimer
Dessiner, peindre, coudre, fabriquer des meubles, décorer, chanter, danser, rire
Faire ce qui me passe par la tête quand les idées fusent
Ne pas craindre le qu'en dira-t-on ni le regard des autres
Ne pas devoir me plier aux pouvoirs, ceux des patrons-dictateurs, des petits comme des grands, ni de ceux qui pensent en avoir, du pouvoir, surtout si c'est à tort
J'ai envie de crier à l'univers de me donner ce que je rêve d'avoir
Un homme doux, tendre et sensible
Des amis chaleureux et aimants, respectueux et tolérants
Des centres d'intérêts divers et variés qui nourrissent le coeur et l'âme
Une maison où l'on se sent bien, où l'on a envie de venir et de rester
Un travail, même difficile, qui soit cohérent avec ma vision de la vie et mes désirs
J'ai envie de crier à l'univers de me permettre de ne plus avoir peur
Ne plus avoir peur d'affronter mes désirs, mes craintes et mes envies
Parce que, si j'affronte tout cela, je pourrai alors me laisser porter vers ce qui m'attire tant.
Et, sans me retourner, quitter cette enveloppe matérialiste pour aller vers l'humain, l'amour et la tolérance.
J'ai envie de crier à l'univers de m'aider à me débarrasser de mes barrières mentales et de mes carapaces.
J'ai envie de crier: Ca suffit!
Et m'en aller.....
Par Alexiane, Mardi 3 Novembre 2009 à 19:10 GMT+2 dans Coup de gueule
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